jeudi 28 octobre 2021
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Actua récompense les meilleurs jeux vidéo de l’année 2020

Pour s’échapper du cauchemar de l’année 2020, le jeu vidéo s’est montré extrêmement précieux. On n’ira pas jusqu’à dire qu’il a été salutaire, mais on a rarement autant reconnu les vertus d’une industrie souvent observée d’un très mauvais œil. Au terme d’un véritable marathon de sorties, ponctué par de nouveaux équipements très attendus (GeForce RTX série 30, Oculus Quest 2, PlayStation 5 et Xbox Series X), l’heure est désormais aux récompenses des meilleurs jeux vidéo de l’année 2020.

Cette année, on a ajouté la « Récompense de la meilleure expérience en réalité virtuelle » aux dix autres catégories, parce que l’on ne peut décemment plus considérer ce marché comme une niche. On a aussi inclus la « Récompense de l’accessibilité » pour encourager les efforts des développeurs à ne laisser aucun joueur sur le bord du chemin.

2020 a notamment été marquée par la sortie de titres au développement interminable, qu’il s’agisse de The Last of Us Part II, 13 Sentinels: Aegis Rim, Final Fantasy VII Remake ou Cyberpunk 2077. On vous laisse découvrir nos récompenses, en espérant qu’elles vous permettent de faire de belles découvertes.

Découvrir également nos récompenses des meilleurs jeux de l’année 2019 >

Récompense de la meilleure aventure solo
Yakuza: Like a Dragon par RGG Studio

Yakuza avait besoin de changement mais on n’imaginait pas une telle révolution : avec le remplacement de l’emblématique Kiryū Kazuma par Ichiban Kasuga et sous la forme d’un jeu de rôle japonais, Yakuza: Like a Dragon offre une expérience unique. On reconnaît toutefois la patte de RGG Studio dans la noirceur de sa trame et dans l’incongruité folle de ses personnages. Ses systèmes de jeu permettent en plus l’expérimentation tandis que les activités annexes sont innombrables. Avec des mini-jeux, des quêtes en pagaille et de multiples objectifs de complétion, Yakuza: Like a Dragon est d’une richesse assommante, ce qui lui vaut de remporter la très prestigieuse « Récompense de la meilleure aventure solo » et d’entrer avec fracas au Panthéon du JRPG.

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Récompense de la meilleure expérience multijoueur
Phantasy Star Online 2 par Sega

Après huit ans d’attente, Sega offre un beau cadeau aux fans de PSO avec la sortie officielle aux États-Unis et en Europe de Phantasy Star Online 2 en free-to-play. Hormis l’histoire, toutes les missions peuvent être jouées en multi, et il est facile et rapide de trouver d’autres joueurs ou de monter une équipe entre amis. Les interactions en combat sont multiples, tout comme sur le vaisseau de l’Oracle qui semble très vivant parce que les joueurs y sont nombreux, Phantasy Star Online 2 étant cross-platform (Xbox et PC). On peut flâner et participer ensemble à des concerts organisés régulièrement. Les missions urgentes qui mobilisent tout le serveur et jusqu’à douze joueurs en coopération donnent l’impression de prendre part à une expérience commune.

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Récompense du meilleur jeu familial
51 Worldwide Games par Nd Cube

La plus grande force de 51 Worldwide Games est d’être un titre extrêmement inclusif : il présente des jeux pour tous les âges et de tous les horizons. Parmi ses cinquante-et-un classiques, tout le monde connaît au moins l’un d’entre eux. Jeux de carte, jeux de plateau, mini-jeux aussi : il y a largement de quoi jouer seul ou en groupe. De plus, aucune règle n’est impénétrable grâce à des explications limpides. 51 Worldwide Games brille aussi par son skeuomorphisme et son sound design de très haute volée, puisque l’on a souvent l’impression de manipuler les pions, les dés ou les cartes. Non seulement fédérateur parce qu’il est très accessible, 51 Worldwide Games permet en plus de faire la découverte de nombreux jeux populaires aux quatre coins du monde.

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Récompense de la meilleure expérience en réalité virtuelle
Half-Life: Alyx par Valve

Dans le domaine de la réalité virtuelle, il y a l’avant et l’après Half-Life: Alyx. Il n’est pas seulement question d’une « expérience » mais d’un véritable marathon au cœur de Cité 17. Non content de réaliser l’un des titres les plus immersifs jamais réalisés, Valve donne aussi une leçon de motion gaming en intégrant des mouvements fluides pour chaque interaction. On n’appuie jamais sur une touche pour recharger son arme, ranger un objet ou s’accroupir : on réalise l’action le plus naturellement du monde. Pour jouer à Half-Life: Alyx, on doit s’équiper d’un casque virtuel connecté par un câble USB-C suffisamment long ainsi que de deux contrôleurs. On ne s’est pourtant jamais senti plus libre de ses mouvements dans un autre jeu vidéo.

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Récompense du meilleur remake
Demon’s Souls par Bluepoint Games

Bluepoint Games s’était illustré en 2018 avec le remake de Shadow of the Colossus : un modèle de fidélité. Le studio texan réitère avec Demon’s Souls pour le lancement de la PlayStation 5. Reconstruire un titre aussi mythique s’avère délicat tant le moindre réglage peut déséquilibrer l’expérience. Mais Demon’s Souls dans sa version PlayStation 5 est un véritable hommage au classique de FromSoftware. Il ne se contente pas de livrer une aventure inaltérée, il la sublime. Le travail graphique sur les éclairages, les textures ou les modélisations est tout bonnement prodigieux. S’affranchissant des limitations techniques de 2009 et parce qu’il est un titre inéluctable dans la vie d’un joueur, Demon’s Souls remporte la « Récompense du meilleur remake ».

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Récompense du meilleur jeu indépendant
Hades par Supergiant Games

Non content d’être beau comme un dieu, Hades est aussi hypnotisant grâce à son cycle funeste : Zagreus meurt mais renaît toujours plus fort. Chaque tentative d’évasion permet d’obtenir de précieuses compétences, de nouvelles armes et peut-être un meilleur build, si Dieu le veut. La mécanique rogue-like est parfaitement intégrée au lore et chacune des discussions avec les personnages non-jouables approfondit nos connaissances de la maison des Enfers et de ses différents acteurs, consignées dans un codex. Les combats sont excessivement dynamiques et la rencontre inéluctable avec Hadès, le Seigneur des Enfers, est une source infinie de motivation pour reprendre les armes. Hades mérite pleinement sa place au Panthéon.

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Récompense de la plus grande surprise de l’année
Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau par Omega Force

Qui attendait un nouveau Zelda en 2020 ? Avec tous les regards braqués sur la suite de The Legend of Zelda: Breath of the Wild, on en avait presque oublié la possibilité d’un hors-série. Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau crée l’excellente surprise et s’inscrit en plus « canoniquement » dans la chronologie du désormais classique de Nintendo. Sous la forme d’un musō, il nous fait découvrir la chute du royaume d’Hyrule, cent ans avant l’éveil de Link. Le titre brille surtout par sa folle richesse avec des centaines de batailles, des points d’intérêt à profusion et pas moins de 18 personnages jouables ! Avec Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau, Omega Force signe l’un des tout meilleurs musō et personne ne l’avait vu venir, ce qui lui vaut la « Récompense de la plus grande surprise de l’année ».

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Récompense de la meilleure bande originale
Paradise Killer par Kaizen Game Works

Paradise Killer aurait pu prétendre à de nombreuses récompenses mais c’est sa bande originale absolument divine que l’on a décidé de célébrer. Ses vingt-quatre morceaux insufflent à la 24ème séquence d’îles des souvenirs, la vie et sa chute également. City pop, disco, synthwave, jazz : Barry « Epoch » Topping mélange les genres dans une bande-son aussi riche que mélancolique. L’exploration de Paradise Killer est sublimée par les rythmes des haut-parleurs dispersés ici et là, transformant chaque aller-retour sur l’île « paradisiaque » en agréable flânerie, car le sound design est aussi génial : les musiques retentissent plus ou moins fort selon où l’on se trouve. Les mélomanes auront en plus à cœur de trouver toutes les pistes in-game, le plus approprié des objets à collectionner de ce chef-d’œuvre.

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Récompense du meilleur scénario
Coffee Talk par Toge Productions

On ne récompense pas Coffee Talk pour la complexité de son scénario ou la richesse de son univers. Son histoire est touchante parce qu’elle est composée de différentes intrigues de la vie quotidienne. En jeu vidéo, on est habitué à suivre de véritables fresques mais beaucoup plus rarement les tranches de vie du quotidien. Coffee Talk pose justement les questions fondamentales de la vie : surmenage, relation père-fille, disputes conjugales. D’une manière similaire à VA-11 Hall-A: Cyberpunk Bartender Action, la narration se fait par l’intermédiaire des clients accoudés au bar et auxquels on s’attache au fil de leurs visites. Coffee Talk ne manque par ailleurs pas de mystère grâce au coup de théâtre des dernières minutes, ce qui lui vaut d’obtenir la « Récompense du meilleur scénario ».

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Récompense du monde le plus organique
Ghost of Tsushima par Sucker Punch

Dans Ghost of Tsushima, le joueur explore l’île de Tsushima en long, en large et en travers. Ce monde ouvert massif, qui se déroule au cours de l’invasion mongole de 1274, possède une structure similaire à Assassin’s Creed ou à The Witcher. Ce qui le rend si organique est l’impression que l’île est « vivante », voire habitée par ses ancêtres : de nombreux points d’intérêt qui semblent chargés d’histoire sont à découvrir, connus par les renards notamment. La flore n’est pas en reste : luxuriante et en mouvement permanent grâce au vent, elle indique la direction des objectifs à Jin Sakai. Cela renforce d’ailleurs l’immersion puisque Ghost of Tsushima allège son affichage tête haute et n’utilise pas de mini-carte. Tsushima a beau être un champ de bataille, l’île nous invite souvent à contempler ses merveilles.

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Récompense de la meilleure direction artistique
13 Sentinels: Aegis Rim par Vanillaware

Vanillaware nous avait habitué à d’immenses « baffes graphiques » mais qui était prêt à ce séisme visuel ? 13 Sentinels: Aegis Rim est un chef-d’œuvre et chacun des lieux que l’on visite est le tableau d’une interminable galerie d’art. La maîtrise des couleurs, la composition et les jeux de lumière subliment chaque coin de rue, chaque salle de classe et chaque amas de débris. Que dire du chara design qui prend vie grâce à de gigantesques sprites et de magnifiques portraits ? L’habillage des batailles n’est pas en reste, avec des cartes de jeu façon Neon Genesis Evangelion, qui séduisent à coup sûr quiconque est sensible à la science-fiction japonaise. 13 Sentinels: Aegis Rim ne remporte pas seulement la « Récompense de la meilleure direction artistique », il est l’un des plus beaux jeux vidéo jamais réalisés.

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Récompense de l’accessibilité
The Last of Us Part II par Naughty Dog

The Last of Us Part II a remporté de très nombreux prix cette année, et notamment le titre du « jeu de l’année » 2020 aux célèbres Game Awards. Nous concernant, on lui décerne la « Récompense de l’accessibilité » grâce aux pas moins de soixante paramètres qui lui permettent d’être accessible au plus grand nombre de joueurs. Mapping des touches configurable à volonté, désactivation des QTE, aide à la caméra et au verrouillage, ramassage automatique des munitions, loupe d’écran, synthèse vocale, contraste élevé : les développeurs de Naughty Dog ont pensé à une foule d’aides pour que tout le monde puisse profiter de l’un des titres les plus attendus de la PlayStation 4. Chaque handicap étant spécifique, chaque paramétrage est également unique.

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Récompense du meilleur jeu de l’année
Half-Life: Alyx par Valve

Valve avait prévenu : un nouvel épisode de Half-Life serait envisagé si, et seulement si, celui-ci révolutionnerait le jeu vidéo, comme l’ont fait Half-Life et Half-Life 2. Half-Life: Alyx n’a pourtant pas l’air d’être le game changer tant espéré : il s’agit d’un FPS, un excellent FPS d’ailleurs, au déroulement plutôt classique dans la mesure où il est plus ou moins construit comme ses prédécesseurs.

Le pari fou de Half-Life: Alyx est de s’affranchir intégralement d’une interface utilisateur pour renforcer l’immersion du joueur. On stocke les consommables derrière l’épaule, on consulte ses points de vie sur ses gants, on déverrouille des mécanismes en les manipulant. Il n’y a même plus d’action contextuelle puisque toutes les possibilités reposent sur un motion gaming parfaitement intégré à l’expérience : ouvrir une porte, recharger ses armes ou enclencher un interrupteur se font « à la main ».

La palme de l’excellente idée revient toutefois aux gants de Russell qui permettent d’attirer à soi n’importe quel objet en légère surbrillance pour s’en saisir. La physique est par ailleurs parfaite, à tel point qu’on ne la remarque même plus. Il n’y a qu’à lancer un couteau dans Lies Beneath ou une grenade dans Medal of Honor: Above and Beyond pour se rappeler de l’excellence de Valve dans ce domaine : jamais ô grand jamais un objet au comportement suspect n’agit comme un élément de distanciation. On s’y croirait.

Half-Life: Alyx est si immersif qu’il en devient presqu’un jeu d’horreur. La sensation de malaise en explorant des zones plongées dans le noir ou l’impression d’être une proie, notamment du fameux Jeff, sont extrêmement tenaces. On n’avait jamais rien ressenti de tel dans une autre expérience en réalité virtuelle. Non seulement Half-Life: Alyx un excellent jeu vidéo, mais il s’agit aujourd’hui et sans aucun doute pour très longtemps du mètre-étalon de la VR.

Pour ses idées innovantes, la perfection dans leur exécution, la précision de son motion gaming, l’immersion de sa physique et sa réalisation venue d’un futur lointain, on couronne sans aucune hésitation Half-Life: Alyx de la « Récompense du meilleur jeu de l’année ». La VR a désormais une reine.

Lire notre test de Half-Life Alyx >

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Julien Capronhttps://actua.blog/
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