samedi 21 mai 2022
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Redécouvrir la Game Boy / Test de Cave Noire

On attribue souvent les codes du rogue-like japonais à Chunsoft et ses Donjon Mystère. Deux ans avant Torneko no Daibōken: Fushigi no Dungeon toutefois, Konami réalise Cave Noire. L’obscurité de son titre cache en réalité l’une des expériences les mieux adaptées aux modalités nomades de la Game Boy.

Lecture de l’ouvrage « Décrypter les jeux The Last of Us. Que reste-t-il de l’humanité ? » de Nicolas Deneschau

Peu de séries dans l’histoire récente du jeu vidéo ont autant déchaîné les passions que The Last of Us. Naughty Dog a profondément bouleversé les processus narratifs et la création d’univers de l’industrie en seulement deux opus. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’un journaliste français ne leur dédie une analyse détaillée pour retracer ce parcours hors normes. Qui de plus légitime pour l’écrire que Nicolas Deschenau et sa connaissance du studio à la patte de chien, et déjà coauteur d’« Uncharted. Journal d’un explorateur » ?

Rétrospective de Space Harrier / Partie 6 : Typing Space Harrier

Après le succès de The Typing of the Dead, SEGA PC produit en 2002 une autre expérience dactylographique qui n’a jamais quitté le Japon : Typing Space Harrier. Développé à l’aide des assets d’origine et vendu comme un logiciel pour apprendre à écrire les rōmaji, le titre possède la qualité de tourner correctement sur les ordinateurs les plus modestes de l’époque, le minimum requis étant un ordinateur équipé d’un processeur Pentium 233 Mhz et de Windows 95.

Rétrospective de Space Harrier / Partie 7 : SEGA AGES 2500 Series Vol. 4: Space Harrier

Inspiré par la collection Simple Series de D3 Publisher, SEGA imagine, à partir de 2003, la gamme SEGA AGES 2500 Series. Celle-ci comprend des remakes et des compilations des plus grands succès de la maison, vendus au petit prix de 2500 ¥ chacun (18,99 € environ). Classique parmi les classiques, Space Harrier a droit à son remake en 3D à tout petit budget et réalisé par Tamsoft : SEGA AGES 2500 Series Vol. 4: Space Harrier.

Rétrospective de Space Harrier / Partie 5 : Planet Harriers

En 2000, soit douze ans après la sortie de Space Harrier II, SEGA resuscite Space Harrier avec un épisode, voire un hors-série, extrêmement différent dans la forme comme dans le fond du shoot’em up de Yū Suzuki. Uniquement disponible en arcade, Planet Harriers n’est toutefois pas réalisé par AM2 mais par Amusement Vision sous la direction du non moins emblématique Toshihiro Nagoshi. Il s’agit toujours d’un jeu de tir où l’on contrôle un Harrier dans des environnements futuristes, mais ses nouvelles mécaniques le rapprochent sensiblement de la série Panzer Dragoon.

Portrait de Yuji Naka : l’élégance du hérisson

Il a écrit les plus belles pages de l’Histoire de SEGA. Dans le rapport annuel de SEGA Sammy publié en 2017, on apprenait que Sonic the Hedgehog se chiffrait à 360 millions d’unités si l’on cumule ventes et téléchargements, loin devant Puyo Puyo et Yakuza, les autres poids lourds de la société plafonnant alors respectivement à 25 et 10,5 millions d’unités. Yuji Naka a pourtant toujours montré des envies d’ailleurs. Alors que Sonic the Hedgehog était sur le point de faire entrer Yuji Naka au Panthéon de SEGA, son créateur quittait le Japon. Bien qu’affichant son goût pour les jeux de Yū Suzuki, le programmeur n’a jamais caché sa passion pour Shigeru Miyamoto et David Jones. Alors qu’il intégrait les plus hautes sphères de l’entreprise, Yuji Naka décidait de quitter la société pour créer son propre studio.

Lecture de l’ouvrage L’Œuvre étrange de Taro Yoko : De Drakengard à NieR:Automata de Nicolas Turcev

Il y a des noms que l'on entend souvent revenir dans le milieu du jeu vidéo et Taro Yoko fait partie de ceux-là. On ne s’étonne donc pas le moins du monde que Nicolas Turcev, déjà auteur d’une ode à Fumito Ueda, nous propose un ouvrage consacré au célèbre scénariste et game designer. On ne pouvait imaginer un meilleur timing que la sortie de NieR Replicant ver.1.22474487139… pour que Third Éditions republie L’Œuvre étrange de Taro Yoko : De Drakengard à NieR:Automata dans une édition Luxe. Et avec une préface du créateur lui-même, s’il vous plaît.

Rétrospective de Space Harrier / Partie 4 : Space Fantasy Zone (annulé)

Comme F-Zero et Star Fox qui partagent un univers commun, Space Harrier et Fantasy Zone se déroulent dans le même monde. Au début des années 90, la société NEC Avenue, à qui l’on doit de nombreux portages de jeux d’arcade sur PC-Engine (Out Run, Daimakaimura, Super Darius…), imagine un shoot’em up réunissant les deux légendes de SEGA : Space Fantasy Zone. Annoncé sur le CD-ROM² de la PC-Engine et supposément prévu pour 1991, Space Fantasy Zone ne verrait en réalité jamais le jour. Un dump diffusé sur Internet de nombreuses années après permet toutefois de découvrir ce qu’aurait dû être ce hors-série.

Redécouvrir la Game Boy / Test de Genesis

Peu réputée pour ses shoot’em up en raison de la taille de son écran et de ses faibles capacités techniques, la Game Boy a quand même eu droit à quelques jeux du genre dont Solar Striker de Nintendo sorti en 1990. Plus de trente après, 7HF propose un titre qui s’en inspire et qui réduit le manque de variété dans le genre : Genesis. Développé à l’aide de GBDK, Genesis n’est pas particulièrement insolite mais son gameplay s’avère parfaitement adapté aux sessions courtes que suggère une console portable.

Rétrospective de Space Harrier / Partie 3 : Space Harrier II

Trois ans après le mythique Space Harrier et peu après Space Harrier 3-D sorti sur Master System, SEGA édite Space Harrier II sur Mega Drive. Cette suite n’est pas réalisée par Yū Suzuki mais par Ossale Kohta. Derrière ce pseudonyme se cache en réalité Kotaro Hayashida, notamment créateur d’Alex Kidd et scénariste du premier épisode de Phantasy Star. Space Harrier II accompagne le lancement de la Mega Drive sur tous les territoires avec pour objectif de démontrer les capacités techniques de la console 16-bits de SEGA. L’une des promesses était de pouvoir profiter de l’arcade à la maison. Altered Beast, également disponible au lancement de la Mega Drive, accomplit parfaitement cette mission.

Redécouvrir la Game Boy / Test de James Bond 007

GoldenEye 007 n’est pas le seul jeu sous licence James Bond édité par Nintendo. Le succès sans équivoque du FPS de Rare l’éclipse mais un épisode est aussi sorti sur Game Boy en 1998 sous le titre générique de James Bond 007. Développé par Saffire (BioF.R.E.A.K.S., Top Gear Rally 2), cet épisode se distingue parce qu’il ne s’agit ni d’un shooter, ni d’un jeu d’action comme la majorité des jeux mettant en scène l’espion britannique. Comment retranscrit-il l’univers James Bond sur la console monochrome de Nintendo ?

Redécouvrir la Game Boy / Test de Deadeus

Disponible au téléchargement depuis 2019 sur Itch.io (le joueur déterminant le prix qu’il souhaite payer) et depuis 2021 en édition physique, Deadeus est l’un des ambassadeurs de GB Studio. Si le jeu d’-IZMA- se distingue particulièrement dans la ludothèque Game Boy, c’est parce qu’il explore un genre quasiment jamais représenté sur la console : l’horreur psychologique. Ses graphismes ne permettent pas de retranscrire la détresse du personnage principal, mais le récit se montre suffisamment bien construit pour instaurer un sentiment de malaise palpable.

Redécouvrir la Game Boy / Test de Rolan’s Curse

Sorti uniquement au Japon et aux États-Unis, Rolan’s Curse (ou Velious Roland no Majū sur l’Archipel) n’est pas exactement un inconnu. Les collectionneurs Game Boy le connaissent même très bien puisque sa suite et lui-même sont deux pièces extraordinairement rares de la console. Ce jeu d’aventure sans prétention, développé par la société NMK (qui n’existe plus depuis 1999) et édité par Sammy, n’a toutefois jamais été considéré comme un classique de la portable de Nintendo, aux côtés d’autres grands jeux d’aventure monochromes, malgré de nombreux atouts pour se faire un nom.

Redécouvrir la Game Boy / Test de Dragonborne

Avec l’émergence de GB Studio, l’outil de création de Chris Maltby, on ne s’étonne pas de voir apparaître de nouveaux jeux Game Boy en 2021. Une sortie physique sur une cartouche compatible avec le matériel d’origine, comme le présent Dragonborne, reste cependant un exploit. Au-delà du plaisir anachronique de s’offrir une nouveauté Game Boy trente-deux ans après la sortie de la console, le jeu d’aventure de Spacebot Interactive trouve-t-il sa place parmi les classiques de l’immense ludothèque de la console ?

Test de Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots : confessions d’un vieux serpent

La dilogie Metal Gear Solid V boucle la boucle Metal Gear puisqu’elle explique l’origine du soulèvement d’Outer Heaven. La véritable conclusion de la saga se trouve cependant dans son prédécesseur numérique. Répondant à toutes les questions restées en suspens au fil des épisodes, Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots est indispensable pour quiconque désire décrypter Metal Gear. Bloquée sur PlayStation 3, la « dernière mission » de Solid Snake n’est toutefois pas la plus accessible.

Test d’Ys VI: The Ark of Napishtim / Suivi de : Ys VI en six versions

Ys VI: The Ark of Napishtim est rarement cité parmi les épisodes les plus populaires de la grande saga de Nihon Falcom. Il souffre de la comparaison avec Ys: The Oath in Felghana et Ys Origin qui reprennent son moteur de jeu et améliorent ses mécaniques. Cela ne doit toutefois pas éclipser son excellence et l’importance cruciale qu’occupe cet épisode dans la série.

Actua récompense les meilleurs jeux vidéo de l’année 2020

Pour s'échapper du cauchemar de l'année 2020, le jeu vidéo s'est montré extrêmement précieux. On n'ira pas jusqu'à dire qu'il a été salutaire, mais on a rarement autant reconnu les vertus d'une industrie souvent observée d'un très mauvais œil. Au terme d'un véritable marathon de sorties, ponctué par de nouveaux équipements très attendus (GeForce RTX série 30, Oculus Quest 2, PlayStation 5 et Xbox Series X), le moment est désormais aux récompenses des meilleurs jeux vidéo de l'année 2020.

Interview de Phil Crabtree, développeur de Paradise Killer : « le joueur devrait toujours pouvoir choisir ce qu’il veut faire »

Qui aurait pu prédire un succès aussi retentissant pour Paradise Killer ? Disponible depuis le 4 septembre 2020, l'étrange mélange entre roman visuel et enquête en monde ouvert affiche un taux d'évaluations positives de 97% sur Steam. On a eu la chance d'en discuter avec Phil Crabtree, qui a accepté de répondre à nos quelques questions. Cofondateur de Kaizen Game Works et codéveloppeur de Paradise Killer aux côtés d'Oli Clarke Smith, Phil nous parle également de la valeur du « fait-main » par rapport à la génération procédurale et du respect des choix du joueur. Cette interview nous donne enfin l'occasion de revenir sur la fabuleuse bande-son du jeu, composée par Barry « Epoch » Topping.

Interview de Denis Maltsev, développeur de The Unexpected Quest : « on a créé un jeu hybride pour les joueurs occasionnels et réguliers »

Cofondateur du studio russe Rionix Games (Rescue Team, New Yankee in King Arthur's Court) et codéveloppeur de The Unexpected Quest avec Andrey Tishkov, Denis Maltsev a accepté de répondre à nos quelques questions à l'occasion de la sortie de son nouveau jeu. Il nous y parle de développement et du choix de moteur, de la difficulté à garder éveillé l'intérêt des joueurs ainsi que des futurs projets de Rionix.

Lecture de l’ouvrage Voyagez au Japon – Du pixel au réel de Gael Berton

Voyagez au Japon - Du pixel au réel est un ouvrage difficile à décrire tant il est un concept à lui seul. Quand Gael Berton, qui n’est autre que le fondateur de Kanpai!, site francophone de référence sur le Japon, s'associe à Third Éditions, éditeur bien connu dans le milieu de la pop-culture pour ses livres de qualité, cela ne peut que produire un objet particulièrement beau.

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