Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 5
Développé par Bluepoint Games et édité par Sony Interactive Entertainment
Sorti le 12 novembre 2020 et disponible sur PlayStation 5
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Arabe / Espagnol / Finnois / Italien / Norvégien / Néerlandais / Polonais / Portugais / Russe / Turc |
| Audio | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Arabe / Espagnol / Finnois / Italien / Norvégien / Néerlandais / Polonais / Portugais / Russe / Turc |
Test de Demon’s Souls

Comment aborder le remake d’un titre aussi culte que Demon’s Souls ? La tâche est loin d’être aisée, même pour les spécialistes de Bluepoint Games qui ont déjà réalisé le remake de Shadow of the Colossus. Depuis sa présentation du 11 juin 2020, la question se pose : ce remake de Demon’s Souls peut-il sublimer le chef-d’œuvre d’origine sans le dénaturer ? Il ne fait désormais aucun doute : personne d’autre que Bluepoint Games n’était plus capable de cette prouesse.
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Assoiffé de pouvoir, le Roi Allant XII de Boletaria recourt à des rituels occultes qui réveillent incidemment l’Ancien. Ses dévoreurs d’âmes plongent le royaume dans un épais brouillard, coupant Boletaria du reste du monde. Le joueur, dans la peau d’un guerrier d’un royaume voisin, est dépêché sur place pour percer ce mystère, mais tout ne se déroule pas comme prévu.
Le lore n’a strictement pas changé car Bluepoint Games a scrupuleusement respecté le Demon’s Souls de 2009. La refonte graphique trahit la modernité du remake mais on a la sensation d’être de retour sur la merveille de la PlayStation 3. Demon’s Souls se joue de la même manière et le cheminement est identique : le joueur progresse dans cinq mondes, eux-mêmes découpés en trois ou quatre zones, tous reliés au Nexus par des archipierres. Ce dernier fait office de hub central où augmenter le niveau de son personnage en échange d’âmes, améliorer ses équipements, acheter des magies etc.

Les classes et les armes sont identiques mais ce nouveau Demon’s Souls gagne toutefois en souplesse grâce à de nouvelles animations et à la prise en main de la DualSense. La gestion de la réserve est également plus ergonomique : plus besoin de se rendre au Nexus pour y stocker ses objets. Le gain de temps est appréciable, tout comme on se réjouit de l’absence totale de chargement qui fluidifie une progression souvent brutale. En cas de besoin, il est toujours possible d’invoquer une âme charitable sous certaines conditions. Les autres fonctionnalités en ligne sont toujours présentes : invasion, tendance des mondes, messages au sol…
Le plus grand effort a été effectué sur la réalisation de Demon’s Souls qui s’offre un nouveau visage, deux générations de consoles séparant le remake du jeu d’origine. Le travail effectué sur l’aspect graphique est tout bonnement prodigieux : les éclairages, les textures et les effets spéciaux prouvent qu’il n’y a pas besoin de ray-tracing à satiété pour entrer dans la nouvelle génération. Demon’s Souls passe en plus de 30 à 60 FPS sans le moindre ralentissement, bien qu’il soit possible de le verrouiller à 30 pour bénéficier d’une résolution en 4K native. Les modélisations ont été entièrement refaites, les réorchestrations musicales sont puissantes et le jeu est désormais doublé en français : aucun doute, Demon’s Souls n’est pas qu’un simple remaster mais l’un des remakes les plus ambitieux jamais réalisés.
Cette version de Demon’s Souls est évidemment la meilleure pour découvrir ce trésor de la PlayStation 3. Il s’agit clairement d’un remake qui annule et remplace la version d’origine, pourtant adulée pendant onze ans ! Sony offre l’opportunité de revenir aux origines des « Soulsborne » pour les joueurs audacieux. Ceux qui accepteront de se frotter aux boss impitoyables de Demon’s Souls découvriront une œuvre intemporelle qui a changé la face du jeu vidéo à jamais.





