jeudi 22 octobre 2020
Accueil Tests et aperçus Test de Paradise Killer : absolument divin !

Test de Paradise Killer : absolument divin !

Test réalisé à partir d’une version fournie par Evolve PR sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)

Développé par Kaizen Game Works et édité par Fellow Traveller
Sorti le 4 septembre 2020 et disponible sur Switch et PC

InterfaceAnglais
Audio
Sous-titresAnglais

Si la fortune sourit vraiment aux audacieux, on espère que Kaizen Game Works, qui signe avec Paradise Killer son tout premier jeu, soit rapidement couvert d’or. Ce mélange invraisemblable de roman visuel et d’enquête en monde ouvert est une expérience si rare qu’on aurait difficilement pu l’imaginer. L’exercice d’équilibrage entre genres opposés peut s’avérer périlleux mais il en résulte une fusion inédite et hypnotique. Attention, chef-d’œuvre.

Pour ressusciter ses Dieux, un syndicat de fidèles adorateurs tente de créer un Paradis sur une île en dehors de la réalité. Celle-ci n’est pas parfaite et émergent une deuxième, une troisième, jusqu’à une 24ème île ! À la veille du passage au 25ème Paradis, le Conseil est mystérieusement assassiné. Le joueur incarne alors Lady Love Dies, enquêtrice en exil pendant 3 millions de jours, pour faire la lumière sur ce massacre.

Libre de ses mouvements, le joueur peut intégralement conduire son enquête dans l’ordre qui lui convient. Dès les premières secondes, il est possible d’accuser n’importe quel être présent dans le 24ème Paradis mais pour résoudre le mystère, il faut récolter des preuves, croiser les témoignages, établir des mobiles, vérifier les alibis… L’absence totale d’une ligne jaune donne un sentiment de vertige inattendu.

Petit à petit toutefois, on recolle les morceaux et on comprend mieux la structure de l’île ainsi que la complexe relation qui lie les différents personnages. Avec l’enquête, on se rend compte du travail quasi-maniaque effectué sur la conception du monde de Paradise Killer, d’abord complètement opaque et d’une limpidité remarquable après des heures d’exploration. Quel travail d’orfèvre !

En même temps que l’on comprend les tenants et aboutissants, on obtient de nouvelles compétences qui donnent accès à des zones inexplorées et qui facilitent surtout l’exploration. Malgré d’innombrables allers-retours (une option de voyage rapide existe mais elle est payante), les déplacements sur l’île ne sont jamais pénibles grâce à une architecture fascinante et des visuels accrocheurs, très fortement inspirés de Danganronpa 2: Goodbye Despair avec de grands sprites en 2D dans des décors en trois dimensions. On est également accompagné par une bande-son absolument divine mélangeant jazz, disco et mélodies tropicales.

La structure de Paradise Killer peut cependant dérouter. Pour progresser, on peut suivre le fil de l’enquête et de ses idées mais on risque de manquer de cristaux de sang, la monnaie locale, si on n’explore pas hors des sentiers battus. On peut aussi opter pour une exploration minutieuse de tous les recoins de l’île qui est immense : quand on découvre un nouveau sentier, c’est souvent une nouvelle zone entière qui se déploie sous nos yeux. Mais en procédant ainsi, on risque de couper l’herbe sous le pied au fil de l’enquête, en découvrant très tôt des indices que l’on aurait pu, voire dû, découvrir plus tard.

Il n’est pas simple de trouver le bon équilibre avec une formule réunissant des concepts aussi éloignés. Pourtant, une fois immergé dans Paradise Killer, difficile pour le joueur d’en sortir jusqu’à résoudre l’enquête une bonne fois pour toute. L’œuvre est distinctement imparfaite et on se rend compte des dilemmes auquel s’est confronté Kaizen Game Works au cours du développement. Voilà précisément ce qui rend ce jeu si fascinant : l’équilibre n’est pas irréprochable mais la structure se tient dressée, à l’image des différentes îles qui se succèdent dans le monde de Paradise Killer.

Soutenir Actua

Merci pour votre lecture. Si vous appréciez nos contenus et que vous souhaitez soutenir notre travail, nous serions heureux et extrêmement reconnaissants de vous compter parmi nos tipeurs. Bonne visite et à bientôt sur Actua.

Joueur Citoyenhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles récents

Star Wars: Tales from the Galaxy’s Edge sortira le 19 novembre 2020 sur Oculus Quest

À l'occasion d'une nouvelle bande-annonce disponible sur la chaîne YouTube de ILMxLAB, on apprend la date de sortie de Star Wars: Tales from the Galaxy's Edge. Le titre sera disponible le 19 novembre 2020 sur les casques Oculus Quest au prix de 24,99 $ (environ 21,05 €).

Test de RIDE 4 : tonnerre mécanique

Spécialiste des jeux de moto, Milestone propose RIDE 4 deux années à peine après le troisième épisode de sa série. Faisant la promesse d’un jeu plus riche et d’une intelligence artificielle retravaillée, le studio italien propose-t-il suffisamment de nouveautés pour que l’on reprenne déjà le guidon ?

Les notes du magazine Famitsu #1664 (octobre 2020)

Quelles sont les notes du magazine Famitsu #1664 d'octobre 2020 ? À chaque nouvelle édition, on vous partage la liste des tests disponibles dans le célèbre magazine japonais.

Test de Age of Empires III: Definitive Edition : la guerre de « trois » / Suivi de : Définitivement multi

Disponible depuis 2005 sur PC, Age of Empires III n’a jamais détrôné The Age of Kings. Age of Empires III: Definitive Edition est une nouvelle chance offerte à cet épisode très singulier de conquérir à nouveau les stratèges. Bénéficiant du même soin que les deux autres Definitive Edition avant lui, peut-il se faire une place aux côtés du légendaire Age of Empires II ?