Test de Coffee Talk réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Roman visuel
- Développé par Toge Productions | Édité par Chorus Worldwide
- PlayStation 4 | Xbox One | Switch | PC – 29 janvier 2020
- Sous-titré en français – PEGI 12
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Le jeu vidéo nous a habitué à sauver l’humanité, le monde entier quand ce n’est pas la galaxie, reléguant les questions fondamentales de nos vies au second plan. S’il fallait définir le thème de ce Coffee Talk, on pourrait le présenter comme un jeu « tranches de vie » qui met la relation père-fille, les disputes conjugales ou le surmenage au cœur de ses intrigues. Et si les dénouements ne sont pas foncièrement spectaculaires, on ne manque pas de s’attacher aux destins des clients de Coffee Talk.

Test de Coffee Talk
Le joueur incarne un barista de Seattle, dans un monde peuplé d’humains, d’orcs, de loups-garous, d’elfes ou de vampires. Chaque client entre dans le bar avec ses problèmes et sa commande. Au joueur de lui servir au mieux la boisson chaude commandée car, à Coffee Talk, on ne sert pas d’alcool mais uniquement des cafés, thés, chocolats et laits chauds. Le postulat rappelle forcément celui de VA-11 Hall-A: Cyberpunk Bartender Action mais dans un cadre nettement plus relaxant.
Une mécanique de boissons chaudes d’une richesse surprenante
Pour préparer les boissons, le joueur dispose de différents ingrédients de base qu’il peut mélanger à des ingrédients secondaires. Chaque boisson doit au moins contenir du café, du thé vert, du thé noir, du cacao ou du lait. Après quoi, on peut s’amuser à mélanger du gingembre, de la menthe, du citron, du miel, de la cannelle et du lait pour créer des boissons à trois ingrédients. Pour celles qui contiennent du lait, on peut s’adonner au latte art pour des créations personnalisées.

Au début, les recettes sont faciles à réaliser puisque les clients réclament, par exemple, un espresso qui se prépare avec trois doses de café. Mais plus tard, il faut trouver les bonnes recettes. Un client demande par exemple une boisson à la fois chaude et sucrée. Au fur et à mesure des expérimentations, les combinaisons sont enregistrées dans le Brewpad, un carnet de recettes des boissons. Il arrive aussi qu’un client demande de but en blanc une boisson que que l’on ne connaîtrait pas du tout, comme un Teh Tarik. Si on la découvre par hasard, tant mieux. Sinon, il faut tâtonner pour obtenir la bonne formule ou chercher sur Internet.
Un roman visuel pour se relaxer
Coffee Talk prend la forme d’un roman visuel, entièrement traduit en français. Un premier run se boucle en six heures environ. Au lieu des choix traditionnels du genre, ce sont les boissons que l’on sert qui feutrent le déroulement. Va-t-on plutôt servir une boisson qui maintient éveillé toute la nuit, ou qui aide à trouver le sommeil ? Quant à certaines commandes, elles permettent de débloquer des arcs narratifs menant aux meilleures fins pour chaque client.

Avec ses couleurs douces et ses graphismes en pixel art, Coffee Talk est très agréable à jouer. Le titre est d’autant plus relaxant qu’il est accompagné d’excellentes musiques aux sonorités jazzy, majoritairement des musiques classiques réinterprétées pour l’occasion. Les personnages sont attachants et expressifs, grâce aux jeux de regard notamment. On les écoute avec le plus grand des plaisirs lorsqu’ils sont accoudés au bar. Coffee Talk est un jeu calme que l’on conseille avant de dormir avec, pourquoi pas, un « Nid Douillet » pour l’accompagner. Cette boisson se prépare en mélangeant du lait, de la cannelle et du miel.
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