Détails de Ghost of Tsushima
| Version | Sortie | Développeur | Éditeur |
|---|---|---|---|
| PlayStation 4 | 🌐 17/07/2021 | Sucker Punch Productions | Sony Interactive Entertainment |
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Test de Ghost of Tsushima sur PlayStation 4
Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 4
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Norvégien / Finnois / Suédois / Russe / Portugais / Italien / Espagnol / Arabe / Japonais / Polonais / Danois / Turc / Néerlandais |
| Audio | Français / Anglais / Japonais / Allemand / Russe / Portugais / Italien / Polonais / Espagnol |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Norvégien / Finnois / Suédois / Russe / Portugais / Italien / Espagnol / Arabe / Japonais / Polonais / Danois / Turc / Néerlandais |
Ghost of Tsushima de Sucker Punch Productions, dernière sortie majeure de Sony avant le lancement de la PlayStation 5, prend la forme d’un monde ouvert massif au Japon féodal, souvent fantasmé et réclamé par les fans d’Assassin’s Creed. S’agit-il d’un simple « monde ouvert » façon nippone ? Ghost of Tsushima possède suffisamment de caractère pour s’affirmer comme une nouvelle référence du genre.
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Dans Ghost of Tsushima, le joueur incarne Jin Sakai, un samouraï ayant subi la première invasion mongole de 1274 et qui tente d’organiser la résistance. Pour libérer le seigneur Shimura et reprendre le château de Kaneda, le seigneur Sakai doit recruter de très nombreux guerriers sur toute l’île de Tsushima, qui sont autant de scénarios annexes à découvrir.
L’accent est mis sur l’exploration avec de nombreux points d’intérêt à visiter sur la carte de l’île : ici un camp mongol à décimer, là une quête annexe à réaliser et de nombreux lieux secrets à visiter. Ghost of Tsushima regorge de mille et une activités et Jin Sakai a toujours à faire, bien que l’on ressente une certaine redondance dans les objectifs. Les différentes histoires des personnages non-jouables sont toutefois suffisamment prenantes pour que l’on désire progresser.
L’immersion est réussie grâce à une flore locale luxuriante et en mouvement permanent. Celle-ci n’est jamais perturbée par un affichage tête haute qui rendrait les déplacements plus mécaniques qu’ils ne le sont : les objectifs sont indiqués par la direction du vent que l’on invoque à l’aide du pavé tactile ; au joueur de la suivre à pied ou à cheval. La carte est d’ailleurs très plaisante à dévoiler, grâce à l’agilité de Jin Sakai, très capable d’escalader et qui obtient un grappin au cours du jeu.
Les combats, très sanglants, de Ghost of Tsushima sont hélas moins exemplaires. L’impossibilité de verrouiller un ennemi les rend parfois brouillon alors que le système ne manque pas d’intérêt. Le joueur doit adapter son style de combat selon le type d’adversaire. Certains manient une lame, d’autres une lance ou un puissant bouclier : Jin Sakai apprend des postures en conséquence et il convient de briser la garde ou esquiver aux bons moments pour sortir victorieux.
Jin Sakai possède également des armes longue portée (arc, bombes, kunai) et de nombreuses techniques et équipements qui évoluent au gré de l’expérience et des ressources. Le joueur a souvent le choix entre le respect ou non du code du bushido : on peut attaquer frontalement et avec honneur ses ennemis ou, au contraire, les neutraliser dans l’ombre. La voie du shinobi se révèle souvent plus avantageuse et les risques inutiles n’offrent guère plus aux honnêtes combattants que leur conscience comme seule médaille.
Ghost of Tsushima est aussi généreux dans ses mécaniques et contenus qu’il ne l’est visuellement. Mis à part quelques couacs, principalement ses étendues d’eau, le titre coupe très souvent le souffle avec des panoramas superbes. Le mode photo spectaculaire permet d’immortaliser les décors dépaysants et toujours mis en branle par le vent, sans que n’oscille jamais le nombre d’images à la seconde. Tsushima a beau être un champ de bataille, l’île nous invite perpétuellement à la contemplation avec ses changements soudains de météo, son nycthémère et sa formidable bande-son aussi évocatrice d’une période rarement interprétée de l’histoire du Japon.





