Test réalisé à partir d’une version commerciale sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé et édité par SEGA
Sorti le 5 août 2020 et disponible sur Xbox One et PC
| Interface | Anglais / Japonais |
| Audio | Anglais / Japonais |
| Sous-titres | Anglais / Japonais |
Huit ans – huit longues années ! – après sa sortie japonaise, Phantasy Star Online 2 est officiellement disponible en Europe. Censé célébrer les dix ans de PSO, il est au moins arrivé à temps pour ses vingt ans ! N’est-ce pas trop tard pour prendre le train en marche ? Quand on sait la longévité des jeux en ligne et avec Phantasy Star Online 2: New Genesis qui pointe le bout de son nez, il y a fort à parier que l’aventure ne fait que commencer.
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Dans PSO2, le joueur incarne un ARKS, après avoir créé son personnage avec de très nombreuses options cosmétiques. Les ARKS font partie de la flotte interstellaire Oracle qui recherche des planètes où humains, newmans, CAST et dewmans peuvent poser leurs valises. Leur rôle ? Explorer les terres potentiellement habitables, souvent infestées de Falspawn de plus en plus nombreux.
Améliorant des éléments de PSO et Phantasy Star Universe, PSO2 est extrêmement plaisant à jouer. Au total, le joueur peut choisir parmi neuf classes (certaines mixtes) au gameplay très différent, selon que l’on préfère le corps-à-corps ou la distance. Quand on est habitué au premier PSO, la souplesse de Phantasy Star Online 2 saute aux yeux avec une interface mieux pensée, la possibilité de sauter et même d’esquiver, ou encore une option de verrouillage des ennemis. On peut même passer en vue TPS pour viser avec les armes à feu et les sorts.
Le contenu est évidemment massif avec de nombreux lieux à explorer et des tonnes de missions à accepter. Entre les quêtes secondaires et les commandes de clients aux demandes spécifiques (tuer tel ennemi, obtenir tel objet), il y a aussi des quêtes dynamiques : des missions spéciales peuvent survenir au cours de l’exploration et des missions urgentes mobilisent également tout le serveur, mettant jusqu’à douze joueurs en coopération sur un ennemi commun.
L’ensemble des missions peut être parcouru en équipe jusqu’à quatre, mais les missions « histoire » se jouent en solo. C’est au cours de celles-ci que se déclenchent les courtes scènes cinématiques. Aujourd’hui, les quatre premiers épisodes sont disponibles mais les Japonais bénéficient d’ores et déjà d’épisodes 5 et 6. SEGA propose régulièrement des événements spéciaux (quêtes, lots à gagner, concerts) avec Hatsune Mike et Persona récemment en vedette, par exemple.
Pour progresser, le joueur peut personnaliser son personnage avec une multitude de possibilités. On dispose notamment d’un arbre de compétences par classe, mais il est également possible de modifier ses équipements à sa guise et de gérer ses palettes d’attaque selon ses préférences. Les invocateurs peuvent faire évoluer leurs créatures et on peut toujours nourrir son MAG mais, sans mettre la main à la poche, on ne peut en élever qu’un. Attention d’ailleurs à bien le faire évoluer et à ne pas se tromper dans ses choix de compétences : une réinitialisation est possible en cas d’erreur mais en moyennant finance uniquement.
À propos, la dimension free-to-play n’est absolument pas contraignante. Il est parfaitement possible de jouer à l’intégralité de PSO2 sans débourser un seul centime. Seule la gestion du stockage peut se montrer pénible pour les joueurs assidus et des extensions d’inventaire sont plus que bienvenues. Mais, encore une fois, ce n’est qu’un bonus de confort parfaitement facultatif et il n’y a aucune anguille sous roche. Entièrement gratuit et d’une richesse prodigieuse, Phantasy Star Online 2 ressemble davantage à un cadeau venu des étoiles.





