jeudi 21 janvier 2021
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Test de The Last of Us Part II : les Filles de l’homme

Test réalisé à partir d’une version fournie par Sony sur PlayStation 4

Développé par Naughty Dog et édité par Sony Interactive Entertainment
Sorti le 19 juin 2020 et disponible sur PlayStation 4

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Norvégien / Suédois / Finnois / Russe / Portugais / Italien / Espagnol / Polonais / Danois / Néerlandais / Turc
AudioFrançais / Anglais / Allemand / Russe / Portugais / Italien / Polonais / Espagnol / Turc
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Norvégien / Suédois / Finnois / Russe / Portugais / Italien / Espagnol / Polonais / Danois / Néerlandais / Turc

De son annonce retentissante lors de la PlayStation Experience de 2016 à sa sortie le 19 juin 2020, The Last of Us Part II n’a cessé de faire parler de lui. Ses multiples reports placent la plus importante des exclusivités de Sony dans le dernier sprint de cette génération de console. Compte tenu de son développement tumultueux, réitérer l’exploit du premier volet était un objectif ambitieux. Il se révèle parfaitement à la hauteur des ambitions de Naughty Dog !

The Last of Us laissait le joueur sur un dénouement cruel et humain, qui a fait couler beaucoup d’encre. The Last of Us Part II commence quelques années après : Joel, son frère Tommy et sa fille adoptive Ellie vivent confortablement dans la ville de Jackson. Dans un monde détruit par une pandémie fongique, leur vie est rythmée par des patrouilles régulières. Au détour de l’une d’entre elles, la situation se dégrade à l’approche d’un mystérieux groupe d’étrangers. Témoins de l’insoutenable, Ellie et ses compagnons décident de quitter leur havre de paix en direction de Seattle, mettant le doigt dans l’engrenage d’une terrible spirale de vengeance.

L’équipe de Neil Druckmann réalise une nouvelle fois un travail d’écriture remarquable, à la hauteur des performances de Troy Baker et d’Ashley Johnson. Le jeu dépeint avec justesse une large galerie de personnages, avec l’accent mis sur la représentation des minorités. L’aventure met en scène un monde très vivant et organique, même si l’on remarque que le succès de The Walking Dead est passé par là. Le travail des environnements, des animations et expressions faciales continuent d’impressionner. Gustavo Santaolalla assure la continuité en signant une jolie bande-son, parfois trop discrète cependant.

Le studio californien poursuit ses expérimentations initiées dans les derniers Uncharted pour rompre la linéarité de ses travaux. En plus des nouveaux chemins de traverse, le jeu offre une petite zone ouverte avec plusieurs points d’intérêt. La narration s’en retrouve autant enrichie que diluée, en étalant l’aventure sur plus de 25 h. Conscient des faiblesses du premier opus, Naughty Dog a revu en profondeur la prise en main du personnage. Ellie peut maintenant ramper, sauter, nager et esquiver, diversifiant les approches possibles. The Last of Us Part II n’échappe pas à certaines lourdeurs dans les menus et actions contextuelles, mais le confort de jeu en ressort grandi.

Le premier opus savait se rendre accessible à tous ; ce n’est plus le cas de sa suite. La mise en scène génère des moments de stress soutenus, de fausses baisses de tension et de nombreuses frayeurs. Les affrontements sont aussi devenus plus rugueux, avec des ennemis qui savent prendre de la hauteur ou mobiliser des chiens pour débusquer Ellie. Certaines configurations de combat s’éternisent un peu trop. Heureusement, la difficulté peut être finement paramétrée et modifiée à volonté.

The Last of Us Part II est un jeu qui a conscience de son héritage. L’expérience gagne en intensité dramatique comme horrifique, grâce à d’habiles changements de perspectives. Il est difficile de ne pas ressentir l’excès que représentent certains combats longuets et quelques scènes d’exposition poussives. Qu’importe, Naughty Dog a su apprendre de ses erreurs pour livrer à nouveau un récit viscéral et mémorable sur la vanité de la vengeance. Et ce jusqu’à la sublime conclusion, qui rend les adieux d’autant plus douloureux.

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Tomtruc
Possède sur la même étagère Billy Hatcher and the Giant Egg et Baten Kaitos : Les Ailes éternelles et l'Océan perdu.

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