Test de 13 Sentinels: Aegis Rim réalisé le 5 avril 2022 sur Switch à partir d’une version fournie par le distributeur. Dernière mise à jour de l’article le 11 janvier 2023.
- Roman visuel | Tower defense
- Développé par Vanillaware | Édité par Atlus | Distribué par Koch Media
- PlayStation 4 – 22 septembre 2020
Switch – 12 avril 2022 - Sous-titré en français – PEGI 12
- Toute l’actualité du jeu
Un an et demi après la version PlayStation 4, 13 Sentinels: Aegis Rim est de retour sur Switch. On ne pouvait pas espérer de meilleure console pour suivre les péripéties de ces treize étoiles du destin. Sans surprise, la console de Nintendo se révèle parfaitement adaptée au genre puisqu’elle permet de grignoter l’aventure. Cette nouvelle observation du titre nous a surtout surpris parce que la deuxième lecture est curieusement passionnante. Replonger dans les dangers de cette Tokyo avec un nouveau regard permet de mieux apprécier encore le travail titanesque apporté aux intrigues.
Plus loin | Lire également le test de For What It’s Worth
Test de 13 Sentinels: Aegis Rim sur Switch
Dans 13 Sentinels: Aegis Rim, le joueur suit les aventures de treize lycéens aux destins croisés. Ceux-ci voyagent entre les époques pour défendre Tokyo d’une invasion de kaijū. Le titre se caractérise par son récit éclaté puisque le joueur fait progresser les événements des uns et des autres à sa guise. Un volet dit Bataille, que l’on pratique aussi quand on le souhaite, met en scène le combat final de ces jeunes héros contre leur ennemi commun. Pour en savoir plus, on vous recommande la lecture de notre test du 30 septembre 2020 en amont de cet article.
13 Sentinels: Aegis Rim est-il bien adapté à la Switch ?
On pouvait se demander si 13 Sentinels: Aegis Rim serait bien adapté à la Switch. La console de Nintendo peut-elle le faire tourner sans concession, tout d’abord ? La réponse est affirmative puisqu’on n’a pas remarqué plus de ralentissements que sur la version PlayStation 4. Les combats sont aussi fluides malgré la foule d’unités que déploie l’ennemi. Au cours des phases de l’Aventure, on n’a pas non plus constaté de différence majeure. Les environnements sont toujours aussi beaux et plus éclatants que jamais sur l’écran de la Switch.
C’est-à-dire que le titre n’est en réalité pas si gourmand en ressource. La majorité des sprites, des décors et des animations sont dessinés à la main et l’usage de la 3D se limite à donner de la profondeur aux tableaux. Voilà pourquoi 13 Sentinels: Aegis Rim ne souffre d’aucune dégradation sur Switch. Les esthètes feront remonter une résolution légèrement moindre ainsi qu’un champ de vision réduit en mode Bataille. Mais cela ne change absolument rien à l’expérience de jeu.
Se pose cependant la question de la lisibilité. Est-il confortable d’y jouer sur un écran de 6,2 pouces, compte tenu des nombreuses informations affichées au cours des combats ? Là encore, on ne dénote aucune difficulté particulière à jouer sur Switch. Les polices d’écriture sont suffisamment grandes pour rester lisibles, même si une option pour en modifier la taille eût été bienvenue. Au contraire, la console de Nintendo s’avère précieuse pour les parties brèves grâce à ses entrée et sortie de veille instantanées. Le récit morcelé du jeu favorise même les sessions courtes. On peut donc emporter 13 Sentinels: Aegis Rim avec soi et profiter, pourquoi pas, des scènes les plus spectaculaires sur un téléviseur. Notre seul regret est que les développeurs n’aient pas inclus de contrôles tactiles.
Les joueurs l’ayant déjà terminé sur PlayStation 4 ont-ils un intérêt à y rejouer ?
Autant dire que les joueurs qui découvrent 13 Sentinels: Aegis Rim ont de bonne raisons d’opter pour la version Switch. Pour quiconque connaît d’ores et déjà ce récit de science-fiction par le prisme de la PlayStation 4, l’intérêt semble moins évident. Vanillaware n’a pas ajouté de nouveau contenu, hormis les doublages anglais directement inclus. Pour rappel, ceux-ci sont arrivés après coup sur la console de Sony. En réalité, on imagine mal comment le studio aurait pu ajouter de nouveaux arcs scénaristiques ou personnages supplémentaires. Mais on n’aurait pas été contre des combats bonus pour explorer les multiples possibilités tactiques du système de combat.
Toutefois, les joueurs qui ne l’ont terminé qu’une seule fois pourraient être surpris par l’intérêt d’un deuxième run. Dans notre test vidéo du 16 octobre 2020, on expliquait qu’il fallait accepter « ne pas comprendre des pans entiers de l’histoire » jusqu’à la conclusion. Aujourd’hui, quand on connaît la fin, tout tombe sous le sens et de nombreux passages prennent une autre tournure. On remarque tous les indices disséminés au fil de l’intrigue par Vanillaware, y compris les dialogues qui ont lieu en arrière-plan entre les personnages. On ne peut pas citer d’exemple plus concret pour ne rien gâcher au plaisir de la découverte, mais à la deuxième lecture, 13 Sentinels: Aegis Rim entre dans une autre dimension.
Mesure-t-on la chance que l’on a de jouer à 13 Sentinels: Aegis Rim ?
Mesure-t-on seulement la chance que l’on a de jouer à cet OVNI du jeu vidéo ? Depuis notre premier test, on a eu le temps de digérer ce récit de science-fiction massif que l’on n’hésite plus à qualifier de chef-d’œuvre depuis. On lui a d’ailleurs attribué la récompense Actua de la meilleure direction artistique en 2020. Cette version Switch donne l’opportunité à de nouveaux publics de le découvrir, presque sous la forme d’un roman de poche. Comme d’autres jeux depuis, on pense particulièrement à Half-Life: Alyx dans un genre très différent, les développeurs ont opté pour une démarche jusqu’au-boutiste, malgré le genre finalement assez confidentiel qui est celui de 13 Sentinels: Aegis Rim.
En l’occurrence, ce magnum opus de Vanillaware est accessible au plus grand nombre. L’âge des chefs-d’œuvre que seule l’élite japonophone peut pratiquer semble résolue. Certes, les joueurs Xbox et PC restent pour l’heure sur la touche. Mais le titre est tout de même disponible sur PlayStation 4 et Switch, doublé en anglais, sous-titré en français et distribué en éditions numériques et physiques grâce aux efforts conjugués d’Atlus et de Koch Media. On devrait les en remercier. Mais on peut aussi légitimement considérer que c’est un minimum pour l’une des œuvres de science-fiction majeures de ce quart de siècle.





