Test réalisé à partir d’une version fournie par The Redner Group sur Switch
Développé par Just Add Water et édité par Oddworld Inhabitants
Sorti le 27 octobre 2020 et disponible sur Switch (également disponible sur PlayStation 3, PlayStation 4, PlayStation Vita, Xbox One, Wii U, PC, iOS et Android)
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Portugais / Japonais |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Portugais / Japonais |

Depuis plus de vingt ans, la série Oddworld trace sa route entre épisodes originaux, portages HD et remakes. En attendant Oddworld: Soulstorm sur les consoles PlayStation, Oddworld: New ‘n‘ Tasty! est de retour sur Switch, peu après les aventures de Munch et celles de l’Étranger. Cette relecture du premier épisode a pour objectif de moderniser la formule et de faire découvrir ce jeu culte à un nouveau public. Le pari est-il tenu ?
Abe, le protagoniste d’Oddworld: New ‘n‘ Tasty!, est un Mudokon très malchanceux. Simple esclave travaillant chez RaptureFarms, il découvre un jour que l’usine en perte de vitesse souhaite lancer un nouveau plat avec des Mudokons comme ingrédient principal. Abe doit alors sauver sa peau et celle de ses congénères pour éviter ce funeste destin. Il est alors pourchassé par ses anciens patrons, bien décidés à garder secrète la composition de leur prochain produit. L’histoire est narrée par des scènes cinématiques qui entrecoupent les niveaux, le joueur s’attachant facilement au pauvre Abe.
Les mésaventures du héros permettent au joueur de découvrir l’univers du jeu. Des profondeurs de l’usine aux vallées environnantes, les décors variés regorgent de petits détails pour leur donner de la personnalité. Les graphismes de cette nouvelle version mettent le tout en valeur, bien aidés par une caméra qui n’hésite pas à jouer sur plusieurs plans à différents moments.

Derrière son univers atypique et son ambiance sombre, Oddworld: New ‘n‘ Tasty! mélange jeu de plate-forme et jeu de réflexion. Abe possède une certaine inertie dans ses déplacements, poussant le joueur à faire preuve d’ingéniosité pour progresser. La mort arrive souvent à cause des pièges et des ennemis présents un peu partout. Heureusement, ce remake possède un système de sauvegarde rapide accessible à tout moment pour ne pas trop frustrer les joueurs débutants. Le héros a également à sa disposition un large panel d’actions pour s’en sortir : déplacement sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller les gardes, lancer de cailloux pour détourner l’attention, contrôle des ennemis, etc.
Il faut également libérer les autres Mudokons au cours de l’aventure. Abe peut communiquer avec eux à l’aide d’ordres simples comme « suivez-moi » ou « arrêtez-vous ». Le joueur doit les guider sains et saufs vers des portails. Ce remake propose encore plus de Mudokons à secourir dans les niveaux : il faut désormais délivrer 299 âmes contre 99 dans l’original. Nombre d’entre eux sont cachés dans des zones secrètes. Ces sont les plus difficiles d’Oddworld: New ‘n‘ Tasty!, augmentant la durée de vie d’une aventure pas forcément très longue en ligne droite, moins d’une dizaine d’heures. Avec trois modes de difficulté, chaque joueur peut néanmoins avancer et explorer à son rythme.
La recette du premier Oddworld fonctionne toujours avec Oddworld: New ‘n‘ Tasty! et les néophytes peuvent mieux profiter de l’histoire grâce à ses nouvelles options d’accessibilité et ses graphismes revus. De leur côté, ceux qui ont déjà joué à la version d’origine d’Oddworld profiteront du large contenu annexe et d’un défi toujours présent. Il n’est donc pas trop tard pour découvrir ou redécouvrir l’odyssée d’Abe.





