Test de The Legend of Heroes: Trails through Daybreak II réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- JRPG
- Développé par Nihon Falcom | Édité par NIS America | Distribué par Microids
- PlayStation 5 | PlayStation 4 | Nintendo Switch | PC – 14 février 2025
- Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 18
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À partir du 14 février 2025, The Legend of Heroes: Trails through Daybreak II sera disponible sur PlayStation 5, PlayStation 4, Nintendo Switch et PC, au prix de 59,99 €. Comme pour les précédents jeux de cette série de JRPG, développée par Nihon Falcom et éditée par NIS America, des éditions physiques seront distribuées en France, par l’intermédiaire de Microids désormais.
Test de The Legend of Heroes: Trails through Daybreak II sur PlayStation 5
Van Arkride, l’homme à tout faire au bec sucré le plus célèbre de Zemuria, fera alors son retour à l’occasion du douzième épisode de la saga. L’intrigue reprend où le joueur l’avait laissée, à la recherche du huitième et dernier des Geneses (de puissants artefacts capables de s’affranchir des lois de la réalité), Van et ses compagnons se lançant sur les traces d’une sordide affaire de meurtres en série. Le coupable est rapidement débusqué mais sa puissance écrasante vient aisément à bout du groupe. Une véritable hécatombe s’ensuit, à laquelle Van ne doit son salut qu’à une boucle temporelle providentielle générée par l’un des artefacts. Avec une quête des Geneses touchant presque à sa fin dans The Legend of Heroes: Trails through Daybreak, et sachant que le rideau ne tombera sur l’arc Calvard qu’avec The Legend of Heroes: Kai no Kiseki -Farewell, O Zemuria, doit-on craindre un récit plus dilué ?
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Des efforts quant à la réalisation technique
Salué comme une porte d’entrée accueillante pour les néophytes, The Legend of Heroes: Trails through Daybreak profitait de son changement de cadre pour camper un casting et des enjeux (presque) flambant neufs. Sans être la rupture annoncée, le titre de Nihon Falcom opérait sa mue grâce à un moteur modernisé, non sans quelques anicroches.
The Legend of Heroes: Trails through Daybreak II, qui a appris des écueils de son aîné, poursuit le ravalement de façade. Toutes proportions gardées pour le studio évidemment, mais qu’il faut saluer. Les éclairages sont affinés, le framerate est plus stable et la mise en scène, bien que toujours rigide, a fait l’objet d’un vrai travail. Elle recèle de séquences épiques. Manette en main, on retrouve la recette mêlant temps réel et tour par tour, initiée dans l’épisode précédent, riche et engageante comme jamais, malgré un volet temps réel toujours en retrait.
Une structure audacieuse mais clivante
C’est du côté de sa structure et de sa narration que The Legend of Heroes: Trails through Daybreak II s’avère le plus clivant. L’aventure bénéficie toujours d’un grand soin au niveau de son écriture, avec ses dialogues à rallonge légendaires, sous-titres en anglais uniquement. Mais le concept même de boucle temporelle embarque trois failles inhérentes.
La première est une certaine redondance, puisque le joueur est forcément confronté plusieurs fois aux mêmes situations. La seconde, découlant directement de la première, est une histoire globale qui avance finalement peu, privilégiant le développement de ses excellents personnages et ouvrant plus de portes qu’elle n’en ferme. La troisième est l’affaiblissement de l’impact émotionnel de certaines scènes, donnant parfois des allures de gag à des événements qui se veulent pourtant funestes, quand on sait qu’ils ne comptent jamais vraiment. Un pari risqué pour Nihon Falcom, qui ne parvient pas toujours à convaincre, mais dont l’audace reste à saluer.
Un contenu extrêmement riche
Pour autant, il faut vraiment y mettre du sien pour s’ennuyer dans The Legend of Heroes: Trails through Daybreak II, tant il regorge d’à-côtés. Alors que le jeu précédent se révélait avare en la matière, cette suite fait office de véritable corne d’abondance. En plus de la cuisine, de nombreux mini-jeux émaillent la progression. Aussi bien hors-enquête (cartes, basket, pêche…) qu’au cours de l’investigation (phases de filature). Mais c’est surtout le Märchen Garten, donjon fil rouge façon The Legend of Heroes: Trails Into Reverie, qui se présente comme le meilleur candidat pour engloutir les heures de jeu. Regorgeant de monstres redoutables et de butins précieux, c’est également en son sein que le joueur accumule des gemmes de craft, augmentant les capacités des compétences de ses personnages. Autant dire que les fous d’optimisation ont de la matière pour épancher leur soif de magouille statistique.
Notre avis | 7
The Legend of Heroes: Trails through Daybreak II fait effectivement de nombreux appels du pied à The Legend of Heroes: Kai no Kiseki -Farewell, O Zemuria. Difficile pour autant de le qualifier d’extension ou de tremplin. Il n’est sans doute pas l’épisode le plus consensuel, la faute à sa structure basée sur la répétition temporelle. Reste que son intrigue, plus personnelle, demeure plaisante grâce à une qualité d’écriture toujours excellente et sa galerie de personnages charismatiques. En résulte un nouvel épisode qui, sans nécessairement être le meilleur des douze, reste une bonne suite et un JRPG tout à fait recommandable. À condition, bien sûr, de maîtriser l’anglais.
Merci d’avoir lu notre test de The Legend of Heroes: Trails through Daybreak II sur PlayStation 5.






