Test d’« Onee Chanbara Origin » sur PlayStation 4. Quel genre de beat ’em all se cache derrière son high-concept ?

Dans Onee Chanbara Origin, une héroïne peu vêtue massacre des hordes de zombies dont l'hémoglobine gicle abondamment.

Test d’Onee Chanbara Origin réalisé sur PlayStation 4 à partir d’une version fournie par l’éditeur.

La collection des jeux Simple 2000 éditée par D3 Publisher fut un véritable laboratoire sur PlayStation 2. Malgré des budgets très limités, leurs jeux se démarquaient par des concepts originaux et des idées de gameplay uniques. Parfois.

La série des Earth Defense Force est probablement la plus connue de cette période. Une autre saga s’est toutefois démarquée et existe encore aujourd’hui : OneeChanbara. Autrefois appelée Zombie Hunters, le beat ’em all de Tamsoft met en scène une héroïne peu vêtue, des hordes de zombies à massacrer et leur hémoglobine giclant abondamment. Que se cache derrière le high-concept prometteur de la série ? Onee Chanbara Origin, dernier opus en date, permet de le découvrir car il reprend l’histoire des deux premiers épisodes.

Test d’Onee Chanbara Origin

Quel genre de beat ’em all est Onee Chanbara Origin ?

Onee Chanbara Origin prend la forme d’un beat ’em all où le joueur se déplace d’arène en arène. On y affronte des zombies par groupe de dix, conférant au titre un côté Musō. Le joueur contrôle deux personnages, Aya et sa sœur Saki. Elles entretiennent une relation compliquée. Les deux personnages ont une large palette de coups et de combos à leur disposition, ainsi qu’une garde et une esquive pour survivre aux assauts. Une légère dimension RPG est aussi présente. Les deux sœurs gagnent de l’expérience après chaque niveau, améliorant leurs statistiques de santé, d’attaque et de défense. Elles peuvent aussi équiper des anneaux aux effets variés.

Beaucoup de mécaniques du jeu tournent autour du sang. Les armes des protagonistes en sont progressivement tachées, ce qui réduit la puissance des attaques. Il faut donc les nettoyer de temps en temps d’une simple pression. Mais il faut le faire au bon moment pour ne pas briser son combo. De plus, Aya et Saki possèdent toutes deux une transformation. Elle s’enclenche quand elles sont suffisamment couvertes de sang. Cela augmente grandement leur force et leur vitesse au détriment de leur défense.

Onee Chanbara Origin est-il suffisamment riche ?

S’il y a un endroit où le sang et le gore brillent, c’est dans la mise en scène. L’hémoglobine coule à flot, les ennemis sont tranchés en deux… Les autres effets de style, comme les ralentis en cas d’esquive réussie, permettent d’avoir des affrontements particulièrement dynamiques et jouissifs manette en main. Mais l’action est parfois confuse.

Le jeu est découpé en missions dans une campagne principale de cinq heures environ en difficulté normale. Ces missions peuvent être relancées dans des difficultés supérieures, afin de chercher le meilleur temps ou score. Un mode survie peut aussi être déverrouillé après avoir terminé l’histoire. Enfin, les collectionneurs peuvent profiter de défis annexes à remplir durant les niveaux. Ces défis permettent d’obtenir des bonus allant d’illustrations dans la galerie à de nouvelles musiques à écouter durant les combats.

Onee Chanbara Origin cache un jeu solide derrière son concept tapageur. Les combats fonctionnent bien grâce aux différentes idées de gameplay, et le contenu est généreux pour les joueurs qui aiment le défi. Néanmoins, le principal intérêt du jeu reste son style. Onee Chanbara Origin donne parfois l’impression « d’en faire trop », mais il offre un vrai spectacle grisant, et sanglant.

Plus loin | Lire aussi le test de Taikenban

Captures d’écran © D3 Publisher

Notre avis | 6

Quelques séries ont marqué l’histoire des Simple 2000 de D3 Publisher. On pense évidemment à Earth Defense Force, mais la collection s’illustre aussi avec Onee Chanbara. Ce nouvel épisode, justement appelé Onee Chanbara Origin, permet de découvrir la saga. Il reprend effectivement l’histoire des deux premiers épisodes. Mais derrière son concept fou, mettant en scène deux sœurs que tout oppose, une horde de zombies et des hectolitres d’hémoglobine, se cachent de solides mécaniques de beat ’em all. Le titre n’est pas particulièrement long hélas, car il ne dure que cinq heures environ. Mais on peut au moins y revenir pour remplir des objectifs annexes.

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