samedi 29 janvier 2022
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Test de Marsupilami : Le Secret du Sarcophage : retrouve-t-on l’esprit du Marsupilami de Franquin ?

Marsupilami : Le Secret du Sarcophage est le premier jeu Marsupilami sous licence officielle depuis… L’adaptation de SEGA sur Mega Drive en 1995 ! Microids, qui s’est fait une spécialité de la bande dessinée européenne, a mandaté Ocellus pour réaliser un jeu de plateformes. Le résultat s’avère accessible et coloré mais l’expérience est un peu courte. Il propose cependant plusieurs niveaux de lecture pour que jeunes joueurs et grands enfants puissent y trouver leur compte. Houba !

VersionsSortieDéveloppeurÉditeurPrix
PlayStation 416/11/2021Ocellus StudioMicroids39,99 €
Xbox One16/11/2021Ocellus StudioMicroids39,99 €
Switch16/11/2021Ocellus StudioMicroids39,99 €
PC
Windows
macOS
16/11/2021Ocellus StudioMicroids29,99 €

Sommaire

Retrouve-t-on l’esprit du Marsupilami de Franquin ?

Marsupilami : Le Secret du Sarcophage est effectivement un jeu sous licence officielle. Mais l’exploitation de l’univers est en réalité très limitée, le Marsupilami lui-même n’étant pas de l’aventure. On contrôle plutôt trois jeunes Marsupilamis : Punch, Twister et Hope de l’attraction Marsu Aventures du Parc Spirou. Non, il ne s’agit pas de Bibu, Bobo et Bibi, les célèbres enfants du Marsupilami. On ne retrouve dans le jeu ni les intrigues, ni les personnages de la bande dessinée ou de la série télévisée.

D’ailleurs, l’esprit de l’œuvre originale n’est pas graphiquement retranscrit, comme il peut l’être dans Astérix & Obélix : Baffez-les tous ! chez Microids aussi. Les graphistes ont opté pour une représentation en 3D éclatante de couleurs, aux modélisations étonnamment mignonnes. Si l’on ne retrouve pas exactement Marsupilami tel qu’on le connaît, on doit reconnaître que le studio est parvenu à nettement le rajeunir.

L’histoire, surtout un prétexte, oppose les trois jeunes Marsupilamis à un fantôme échappé d’un sarcophage. Il lance une malédiction sur tous les animaux de Palombie, qui ne s’applique pas aux créatures de Franquin semble-t-il. Ocellus ne s’est toutefois pas encombré de narration superflue puisqu’aucune cut scene n’interrompt le flux de niveaux et de défis. Le cadre est en tout cas très chatoyant avec une ville sud-américaine, une jungle ainsi qu’un temple. D’une certaine manière, le titre fait penser à Donkey Kong Country Retuns dont les décors et les ennemis sont troublants de similitude.

De quel genre de jeu de plateformes s’agit-il ?

L’environnement n’est pas la seule ressemblance au classique de Retro Studios. Il s’agit aussi d’un jeu de plateformes en 2,5D construit en une vingtaine de niveaux répartis sur trois mondes. Les mécaniques et certaines portions du level design s’en inspirent également. On pense notamment aux scènes où l’on éjecte les Marsupilamis d’un toucan à l’autre, à la manière de Donkey Kong qui plane de baril en baril. Donkey Kong peut rouler lorsqu’on appuie successivement sur le bouton d’attaque, tandis les Marsupilamis peuvent foncer à toute vitesse grâce à leurs queues qui prennent la forme d’une roue.

La particularité de Marsupilami : Le Secret du Sarcophage tient effectivement dans l’usage de la puissante queue des personnages. Le joueur peut attaquer avec, comme s’il donnait un coup de poing, et s’en servir de liane surtout. Comme dans Rayman Legends par exemple, on peut s’accrocher aux anneaux qui enrichissent le gameplay. Certains sont mobiles, d’autres s’effondrent au bout de quelques secondes et certaines séquences sont admirablement rythmées. Les « combats » de boss contre le sarcophage sont inspirées par les niveaux musicaux du jeu de plateformes d’Ubisoft, en plus accessible néanmoins.

D’ailleurs, de nombreux secrets sont cachés dans les niveaux, derrière un arbre ou une fougère. Comme dans le chef-d’œuvre de Michel Ancel, on accède parfois à des défis optionnels à relever. Notre Marsupilami doit alors traverser plusieurs anneaux dans le temps imparti. On regrette par ailleurs que les trois personnages aient un gameplay identique. On peut choisir celui que l’on préfère mais ça n’exerce aucune influence sur le déroulement du jeu.

Combien d’heures faut-il pour terminer Marsupilami : Le Secret du Sarcophage ?

Un joueur confirmé trouvera le jeu légèrement trop court. Mais il propose suffisamment de contenu pour les plus jeunes. En ligne droite, un premier run s’étale sur trois heures environ. Mais des collectables sont disséminés dans les niveaux. Chacun comporte cinq plumes à dénicher et quelques autres secrets. Ces objets servent à déverrouiller des scènes supplémentaires, ainsi que des croquis, des modèles 3D et les musiques de la bande-son dans une galerie. Par ailleurs, dès lors que l’on termine un niveau, il est possible de s’y frotter en mode chronomètre et de réaliser le meilleur temps possible.

Au moins, et bien que l’on soit demandeur de niveaux supplémentaires, on reconnaît ne pas s’être ennuyé sur Marsupilami : Le Secret du Sarcophage. Il est vrai que le jeu se termine trop rapidement, mais les niveaux ne traînent jamais en longueur. Le rythme global est assez élevé et correspond parfaitement à l’idée que l’on se fait des folles aventures de Palombie. Dans le Marsupilami de SEGA de 1995, on regrettait un gameplay haché par les énigmes. On devait aider Stewart l’éléphant à progresser d’un point A à un point B, en créant un escalier à l’aide de la queue du Marsupilami, par exemple. Cette nouvelle adaptation a le mérite d’être plus portée par l’action.

La difficulté du Marsupilami : Le Secret du Sarcophage est-elle adaptée aux enfants ?

Les développeurs proposent trois difficultés en fonction du profil du joueur. Les plus jeunes peuvent traverser la Palombie sans se soucier de leur barre de vie, puisque les dégâts ne sont pas comptabilisés en mode facile. En moyen et difficile, on a droit à trois et deux cœurs de vie respectivement. Même dans ces conditions, Marsupilami : Le Secret du Sarcophage reste globalement un jeu d’enfant.

Par rapport à un jeu comme les Schtroumpfs – Mission Malfeuille, le titre d’Ocellus est même largement plus facile d’accès. Il est notamment plus simple à contrôler car en 2,5D, nul besoin de gérer la caméra. Le mapping des touches est en plus simple comme bonjour. Les développeurs ont aussi eu l’excellente idée de limiter l’usage de textes, de sorte que les plus petits puissent en profiter sans même savoir lire. On peut donc facilement partager le jeu avec ses enfants, mais pas jouer ensemble hélas puisqu’un mode coop n’est pas de la partie.

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC

Marsupilami : Le Secret du Sarcophage

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Julien Capronhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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