Test des Schtroumpfs : Village Party réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Aventure | Party game
- Développé par Balio Studio | Édité par Microids
- PlayStation 5 | PlayStation 4 | Xbox Series X | Xbox One | Nintendo Switch | PC – 6 juin 2024
- Entièrement localisé en français – PEGI 7
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Les petits êtres bleus de Peyo feront leur retour demain, 6 juin 2024, à l’occasion des Schtroumpfs : Village Party. Ce party game, réalisé par Balio Studio sous la houlette de Microids, sera disponible sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X, Xbox One, Nintendo Switch et PC, au prix de 39,99 €, en éditions physiques et numériques. Les festivités sont hélas gâchées par une réalisation technique infâme.
Test des Schtroumpfs : Village Party sur Nintendo Switch
Une création Balio Studio
Le 12 mai 2021, Microids et IMPS annonçaient la signature d’un contrat d’édition portant sur le développement de cinq adaptations des Schtroumpfs. Les Schtroumpfs : Mission Malfeuille et Les Schtroumpfs 2 : Le prisonnier de la Pierre Verte, réalisés par OSome Studio, nous ont franchement séduit. On a aussi apprécié Schtroumpfs Kart, le jeu de course d’Eden Games, moins ambitieux certes, mais sympathique toutefois. Les Schtroumpfs : Village Party constitue donc le premier véritable faux pas de l’éditeur, en ce qui concerne la célèbre bande dessinée belge tout du moins.
Ce party game est l’œuvre de Balio Studio, société de Mons à qui l’on doit des titres tels que Titeuf Mega Party ou Garfield Lasagna Party, riches en mini-jeux. Avec Puy du Fou : La quête d’Excalibur ou Les Sisters 2 : Stars des Réseaux récemment, les développeurs ont même adopté un format modulable à volonté, sous forme de monde ouvert, où l’utilisateur réalise de petites quêtes en vue de découvrir le mini-jeu suivant. On retrouve cette structure, pour le meilleur et pour le pire, dans Les Schtroumpfs : Village Party.
Un monde ouvert schtroumpfement pauvre
L’utilisateur incarne donc un Schtroumpf tout ce qu’il y a de plus générique, répondant au nom extrêmement commun de… Schtroumpf, de retour au village après une longue absence. Pour aider ses petits voisins à organiser une fête dont ils ont le secret, il vogue d’objectif en objectif, tous indiqués par une immense flèche en haut de l’écran et une traînée qui décrit précisément la route à suivre. Ces indicateurs n’ont rien de superflu tant les environnements se ressemblent et la carte est illisible. On se dirige donc d’un point A à un point B, sans conviction, dans un monde ouvert d’une pauvreté abyssale.
Pour réaliser ces allers-retours innombrables, Schtroumpf possède un gyropode qui l’emmène absolument partout : à travers champs, le long des pentes raides ou sur les étendues de sable. On a l’impression d’évoluer au beau milieu d’une alpha, Balio Studio permettant tous les déplacements. À choisir, on aurait préféré plus de restrictions, accompagnées d’une physique et de collisions davantage réalistes. Heureusement, la campagne principale s’étale sur trois ou quatre heures environ.
Pire encore, Les Schtroumpfs : Village Party concourt ouvertement pour le titre du monde le moins organique existant à ce jour. L’ambiance est à peine plus immersive que la bande-son du Parc Spirou. La Schtroumpf La La qui se répète en boucle, excellente au demeurant, ruine complètement l’ambiance de la masure de Gargamel. Des personnages que l’on croise au village sont d’ailleurs, miraculeusement, enfermés en même temps dans une cage de l’alchimiste. Et que dire de Schtroumpf qui répète, à tort et à travers, les mêmes répliques ? En dix minutes de gameplay, ce protagoniste agité fredonne cinq ou six fois : « trois kilomètres à schtroumpf, ça schtroumpfe, ça schtroumpfe… »
Des mini-jeux variés mais truffés de bugs
Dieu soit loué, les mini-jeux sauvent partiellement Les Schtroumpfs : Village Party du naufrage. Jusqu’à quatre joueurs peuvent s’affronter sur quelques cinquante épreuves différentes, généralement faciles d’accès et récréatives. Certaines rappellent les productions antérieures de Balio Studio, d’autres sont inspirées par les jeux Mario Party. Comme dans la plupart des party games cependant, les mini-jeux possèdent des potentiels ludiques inégaux, notamment en raison de bugs, là encore, qui gâchent grandement la fête.
On pense aux légendes des tutoriels des mini-jeux qui ne s’affichent pas correctement lorsque plusieurs types de manette sont connectés en même temps. Au cours d’une épreuve en particulier, où l’utilisateur doit entrer des commandes dans le bon rythme, les icônes affichées à l’écran sont erronées. Dans le mode Village Party, que l’on débloque après les crédits de fin, Schtroumpf doit réaliser de meilleurs scores que Schtroumpf Costaud pour gagner des médailles de bronze, d’argent et d’or. Mais même en réalisant un record du monde, le score n’est pas enregistré et les médailles ne sont pas comptabilisées. D’ailleurs, au cours de la partie, le protagoniste n’a cessé de se plaindre : « deuxième, ce n’est pas si mal que ça… », y compris après une victoire écrasante.
Pour toutes ces raisons, on préfère finalement jouer à d’autres party games car leur intérêt est aussi de lancer des parties rapides, sans devoir composer avec les errances du développement. Reste à savoir si Balio Studio et Microids jugeront profitable de corriger, au minimum, les bugs les plus critiques.
Notre avis | 4
Avec la possibilité d’explorer le village des Schtroumpfs et pas moins de cinquante mini-jeux à partager, les amateurs des petits êtres bleus avaient de quoi se réjouir avec l’annonce des Schtroumpfs : Village Party. Sur le papier en tout cas, car la réalisation technique, sur Nintendo Switch, n’est pas à la hauteur de l’œuvre de Peyo. Au-delà des performances atroces, du game design daté et d’une ambiance à mourir d’ennui, on regrette l’omniprésence de bugs, quel que soit le mode de jeu. On pourrait être tenté de penser que les enfants n’y verront que du feu. Mais est-ce une raison suffisante pour leur mettre un produit à ce point inachevé entre les mains ? Après tout, on ne leur offrirait pas non plus un jouet cassé.
On aime
- La variété des mini-jeux
On n’aime pas
- La réalisation atroce
- La pauvreté du monde ouvert
- L’ambiance monocorne
- Les bugs en pagaille
Merci d’avoir lu notre test des Schtroumpfs : Village Party sur Nintendo Switch.
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