Test de « Warm Snow » sur Switch. Ce rogue-lite cultive sa propre identité mais la progression manque parfois de rythme

En l'an 27 de l'ère Longwu, une neige chaude transforme les êtres vivants en monstres.

Test de Warm Snow réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.

  • Rogue-lite
  • Développé par BadMudStudio | Édité par bilibili et Microids
  • PC – 19 janvier 2022
    PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X | Switch – 20 octobre 2023
  • Sous-titré en français – PEGI 16
  • Toute l’actualité du jeu

Depuis le 20 octobre 2023, Warm Snow est également disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X et Switch à partir de 19,99 €. Ce rogue-lite de BadMudStudio, qui s’inspire manifestement de l’illustre Hades, est initialement sorti le 19 janvier 2022. Et sans révolutionner le genre, il s’avère bienvenu pour faire patienter jusqu’au prochain titre de Supergiant Games.

Test de Warm Snow sur Switch

Une partie de Warm Snow se déroule toujours de la même manière. On choisit quel dieu prier, chacun offrant une arme à distance différente ou divers effets, comme des dégâts élémentaires, puis on se lance dans le prologue. Au terme de la plupart des écrans, on a le choix entre deux étapes différentes. Des icônes indiquent si l’on y récoltera de l’argent, de la santé ou des améliorations. Après un certain temps, le joueur rencontre un magasin qui préfigure systématiquement le premier boss de la zone. Et ainsi de suite jusqu’au véritable boss de la zone. Et ainsi de suite jusqu’au boss final ou jusqu’à ce que mort s’en suivre. Une partie complète dure à peu près une heure de jeu.

Warm Snow

Une évolution étonnamment lente

Comme tout rogue-lite, Warm Snow met à disposition des améliorations permanentes pour simplifier les runs suivants. On augmente, par exemple, la quantité d’objets de soin disponibles pour chaque zone ou certaines statistiques. Mais la lenteur de cette progression pose en réalité problème. Dans Hades, désormais mètre-étalon du genre, on a toujours l’impression de déverrouiller quelque chose. Dans Warm Snow, il n’est pas rare de rentrer bredouille après une partie infructueuse, même en ayant vaincu quelques boss.

On est donc nettement moins enclin à lancer la fameuse « petite dernière » en n’étant pas certain de pouvoir progresser. Une fin secondaire donne toutefois envie de pousser l’expérience, même après avoir vaincu le boss final. Il faut trouver tous les objets du jeu pour la découvrir. L’extension incluse d’office dans la version Switch relance aussi l’intérêt. Dans un temps plus limité et dans une difficulté plus corsée, ce mode propose un réel défi par rapport à la campagne principale. Mais il n’est disponible qu’à partir du moment où l’utilisateur a terminé le jeu de base au moins une fois.

Techniquement imparfait

Au-delà de sa mécanique bien huilée, Warm Snow se révèle techniquement imparfait sur la console hybride de Nintendo. On pense aux options, rétablies par défaut à chaque redémarrage du logiciel. Les temps de chargement se révèlent particulièrement longs et les vibrations s’activent sans raison apparente au lancement d’une partie. L’esthétique est pourtant l’un des points forts du titre qui possède une véritable identité. On espère donc que ces petits désagréments seront corrigés à l’occasion d’une mise à jour.

Warm Snow

Notre avis | 6

Note : 6 sur 10.

N’est pas Hades qui veut, comme le prouvent la progression légèrement trop lente et les soucis techniques du rogue-lite de BadMudStudio. Mais tant mieux car Warm Snow cultive aussi sa propre identité, notamment sur le plan visuel. Il ne représente pas une évolution majeure du genre, mais il reste sympathique à parcourir grâce à son gameplay réactif.

On aime

  • La patte graphique
  • Le gameplay réactif

On n’aime pas

  • Les quelques problèmes techniques
  • La lenteur de la progression

Merci d’avoir lu notre test de Warm Snow sur Switch.

Lire aussi | Les meilleurs jeux vidéo de l’année 2023. Tous nos tests classés par note

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