Test réalisé à partir d’une version fournie par Just For Games sur PlayStation 4
Développé par Simogo, édité par Annapurna Interactive et distribué par Just For Games
Sorti le 12 décembre 2019 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch, PC et iOS
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Arabe / Néerlandais / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Chinois / Turc |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Arabe / Néerlandais / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Chinois / Turc |
Disponible en version numérique depuis le 12 décembre 2019, Sayonara Wild Hearts est distribué en édition physique par Just For Games le 13 octobre 2020 sur Switch et PlayStation 4.

Habituellement versé dans les arcanes du jeu d’énigmes sur mobile, Simogo s’essaye à un genre radicalement différent avec Sayonara Wild Hearts, édité par Annapurna Interactive. La volte-face est immense pour le studio suédois, puisque le titre se réclame du jeu musical. Mais on ne chasse pas si facilement le naturel, surtout pour des développeurs ayant la réputation de ne jamais rien faire comme les autres. Disponible sur tous les supports, des consoles de salon aux smartphones en passant par le PC, le titre dispose-t-il d’une originalité suffisante pour dompter le cœur sauvage du public ?
Comme le clament haut et fort ses géniteurs, Sayonara Wilds Hearts est un « album pop interactif ». Le joueur y incarne une jeune femme qui, le cœur brisé à la suite de ce qu’on imagine aisément être une rupture amoureuse, se retrouve propulsée dans un monde onirique où elle se confronte à ses démons intérieurs. Nouvellement dotée de capacités dignes d’une super-héroïne et d’un sens de la pose que ne renierait pas Hirohiko Araki, notre protagoniste doit traverser deux douzaines de niveaux. Chacun est doté de sa propre musique et généreusement pourvu en petites surprises au niveau du gameplay.

Le tronc commun de Sayonara Wild Hearts consiste en un runner sur fond de pop acidulée. La demoiselle progresse automatiquement à vive allure pendant que le joueur, lui, doit affûter ses réflexes et son sens de l’observation pour récolter un maximum de cœurs et d’objets spéciaux, permettant de gonfler son score. Cette recette, dont les fondamentaux ne changent jamais vraiment au fil du jeu, multiplie les contorsions pour briser la monotonie. Chaque niveau propose sa petite touche en transformant tour à tour l’héroïne en motarde bagarreuse, en escrimeuse virtuose, en archère pourfendeuse de démons et bien d’autres pour autant de variations de gameplay.
Une fois n’est pas coutume pour un jeu musical, la mise en scène de Sayonara Wild Hearts et une sucrerie qui tire profit de sa bande-son et de toutes ces variations pour se lâcher complètement. De bout en bout, l’aventure est un véritable feu d’artifice visuel et rythmique, une débauche d’inventivité visuelle, enchaînant les séquences les plus surréalistes sans sourciller et avec une énergie qui force l’admiration. Cette flamboyance est renforcée par une direction artistique minimaliste aux couleurs néon et constituée de polygones sans texture façon Rez, ainsi que par une corrélation irréprochable entre la forme et le son.

En tant qu’« album pop interactif » assumé, la durée de vie de Sayonara Wild Hearts n’excède pas l’heure. Malgré tout, il convient de rappeler la nature de jeu à score du titre. La rejouabilité est donc de mise, d’autant qu’il faut souvent batailler quand on veut décrocher un trophée d’or sur les vingt-quatre parcours que compte le titre. Il faut admettre que même sans être particulièrement adepte du genre, son spectacle virevoltant et ses musiques électro sucrée signées Daniel Olsén et Jonathan Eng, portées par la voix suave d’une Linnea Olsson en grande forme, constituent une invitation à laquelle il est difficile de résister.




