Test de Wanderstop réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Narratif | Simulation
- Développé par Ivy Road | Édité par Annapurna Interactive
- PlayStation 5 | Xbox Series X | PC – 11 mars 2025
- Sous-titré en français – PEGI 12
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Wanderstop est disponible depuis le 11 mars 2025 sur PlayStation 5, Xbox Series X et PC, édité par Annapurna Interactive à partir de 22,99 €. Sur le papier, le projet est alléchant quand on connaît les personnalités qui y sont impliquées. À commencer par les fondateurs du studio Ivy Road : Davey Wreden (The Stanley Parable, The Beginner’s Guide) et Karla Zimonja (Gone Home, Tacoma). Le célèbre C418, premier compositeur de Minecraft, est quant à lui crédité aux musiques. Leur association, à l’occasion d’une simulation de salon de thé tout ce qu’il y a de plus cozy, pique plus encore la curiosité. Mais comme le thé qui est servi au sein de l’établissement, différentes saveurs se cachent derrière cette expérience.
Test de Wanderstop sur PC
Invaincue pendant de nombreuses années, Alta était la guerrière la plus forte du monde. Mais quand une défaite surprise la fait douter, elle part à la recherche de la légendaire Maîtresse Winters pour s’entraîner. Se perdant dans la forêt et devenant incapable de porter sa propre épée, Alta est sauvée par l’excentrique Boro, qui lui propose de se reposer dans son salon de thé : le Wanderstop.
Une histoire pour se poser et réfléchir
Dès le lancement, Wandestop semble plus traditionnel que ce qu’ont réalisé ses développeurs par le passé. On retrouve néanmoins la touche Davey Wreden dans l’humour, parfois absurde, ou par la volonté de jouer avec certains codes du genre. Alta n’incarne notamment pas l’archétype des protagonistes de jeux cosy. Le titre parvient tout de même à se démarquer sur différents points. À commencer par ses personnages hauts en couleur, qu’il s’agisse des clients farfelus ou de Boro, dont la dynamique avec Alta fait des merveilles. Les thèmes abordés font mouche également, traitant du burn-out, du sens qui se cache derrière nos actions, de l’image que l’on renvoie aux autres…
Cette partie narrative est servie par une présentation soignée. Les graphismes sont colorés, avec de nombreux détails dans l’environnement incitant à se poser quelques instants pour les observer. De la même manière, la bande-son de C418 est dans le style habituel du compositeur, posant une ambiance relaxante avec plus de quatre-vingt morceaux. Cette réalisation renforce le message du jeu qui invite à prendre une pause pour décompresser.
Un gameplay volontairement peu infusé
Wanderstop repose sur une boucle de gameplay extrêmement simple : prendre les commandes plus ou moins claires des clients, faire pousser les fruits correspondants (la disposition des graines a un impact sur le résultat), récolter les feuilles de thé qui poussent aux alentours, mélanger la mixture par le biais d’une impressionnante machine et servir le résultat. Les développeurs ont réduit autant que possible les contraintes, puisque les clients attendent sans limite de temps. Un livre est même à disposition de l’utilisateur pour consulter la réponse en cas de panne sèche sur une commande trop obscure. On est d’ailleurs libre de décorer les lieux avec des plantes, de couper les ronces envahissantes, de prendre des photos et de les encadrer ou de faire du thé pour Alta, tout simplement, ce qui la plonge dans ses pensées ainsi que son passé.
Cette formule fonctionne mais elle affiche malheureusement des limites sur le long terme. Tout d’abord, le jeu effectue parfois des ellipses, remettant la progression du joueur à zéro : décoration, fruits en stock etc. Cette mécanique a du sens narrativement, avec le message que cherche à transmettre Wanderstop. Mais elle peut frustrer les habitués du genre, qui n’apprécient généralement pas de devoir tout recommencer. La boucle de gameplay s’essouffle de toute façon, malgré la durée de vie d’une douzaine d’heures. On finit presque par consulter le livre de réponses automatiquement, histoire de gagner du temps.
Notre avis | 7
Wanderstop tourne exclusivement autour de son message, encourageant le joueur à se poser, tout en grattant les codes et les limites de la simulation cozy. Alta et Boro, la galerie de clients et la direction artistique soulignent cette invitation. Le gameplay en pâtit hélas, le jeu étant divisé entre son côté bienveillant, sans pression, et l’absence de concessions pour ne pas dévier du message initial. De ce fait, l’avis final du joueur dépendra forcément de son lien avec la partie narrative, et de son envie d’accompagner Alta sur un banc autour d’une bonne tasse de thé.
On aime
- La relation entre Alta et Boro
- L’humour dans les interactions
- La musique ambiante
On n’aime pas
- Reprendre de zéro à certains moments
- La boucle de gameplay qui s’essouffle
Merci d’avoir lu notre test de Wanderstop sur PC.






