Développé par Tripwire Interactive et édité par Deep Silver
Sorti le 22 mai 2020 et disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X, Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Russe / Coréen / Japonais / Italien / Portugais / Polonais / Chinois / Espagnol / Turc |
| Audio | Anglais / Allemand / Portugais / Espagnol |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Russe / Coréen / Japonais / Italien / Portugais / Polonais / Chinois / Espagnol / Turc |
Test de Maneater
Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 4 Pro
Dévoilé lors du PC Gaming Show de 2018, Maneater est un jeu de rôle en monde ouvert dans lequel le joueur prend les commandes d’un requin dévorant tout ce qui lui passe sous la dent, y compris (et surtout) les humains. Lors de sa première présentation, Tripwire Interactive a fait parler de son jeu parce qu’il ne se prenait pas au sérieux. Mais dans les profondeurs de Maneater se cache un jeu plus riche qu’il n’y paraît.
Passée l’introduction qui fait office de tutoriel, Maneater nous plonge dans un monde hostile où règne la loi du plus fort. Le titre mise tout sur l’évolution de son squale pour progresser dans l’aventure : il est nécessaire de se nourrir (poissons, humains) tout en évitant de servir de repas aux prédateurs plus dangereux. On y incarne un requin orphelin qui a pour objectif de se renforcer et de venger sa mère, assassinée par le pêcheur Pete l’Écailleux. Le goût du sang découvert au plus jeune âge par le petit requin est un moteur supplémentaire pour en découdre avec les humains.
Maneater prend la forme d’un jeu de rôle (décrit comme ShARkPG par les développeurs). Le requin évolue en glanant de l’expérience : d’abord bébé, il devient adulte et il est aussi possible de lui attribuer des skins lui conférant des compétences spéciales, comme ajouter des dégâts électriques aux attaques, par exemple. Le jeu pousse à l’exploration des fonds marins mais aussi à la prise de risque avec des récompenses toujours gratifiantes.
Pour obtenir des points d’expérience, le joueur dispose de plusieurs possibilités : effectuer des quêtes annexes ou principales, partir en chasse, dénicher des panneaux et autres coffres cachés au fond de l’eau… L’expérience permet évidemment de gagner en taille mais aussi en force et en agilité. Le système de jeu est à la fois simple et agréable, alors même que l’on est immergé pendant la majeure partie de Maneater. Le joueur n’est jamais frustré par les contrôles, seule la caméra peut poser quelques soucis lors des affrontements à cause d’un système de ciblage perfectible.
Hélas, passé le cap des trois premières heures de jeu, Maneater est pris dans le courant d’une boucle de gameplay de laquelle il ne sort jamais. Les missions principales comme annexes sont répétitives, en raison de quêtes trop similaires, principalement des missions de chasse. Pour un titre qui se termine en une dizaine d’heures, les objectifs manquent cruellement de mordant. Cela rend-il l’expérience proposée par Maneater désagréable pour autant ? Absolument pas, le plaisir est constant grâce à une prise en main immédiate et un plaisir de jeu immédiats.
Malgré la répétitivité qui caractérise sa campagne principale, Maneater dispose de bonnes idées, comme la façon dont est narrée l’histoire avec la voix off de Chris Parnell qui, en commentant les actions du joueur, ajoute une pointe d’humour. Cela permet de trancher avec le côté gore de Maneater : il s’agit d’un jeu où le sang coule à flot, à réserver à un public averti. Cependant, l’exploration des fonds marins se révèle addictive et contrôler cette machine à tuer qu’est le requin (tout du moins dans cette fiction) se révèle terriblement addictif.
Quelques mots sur la version Switch de Maneater
Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch
Mise à jour du test le 31 mai 2021 par Julien Capron
Près d’un an après sa sortie initiale, Maneater est de retour sur Switch. Et Tripwire Interactive a bien fait de peaufiner son portage parce que celui-ci se montre irréprochable. On a toujours une pointe d’appréhension lorsque vient la découverte d’une version Switch à cause des performances modestes de la console de Nintendo, ou des conversions fainéantes de certains éditeurs. Mais Maneater fait partie des modèles du genre, aux côtés de The Witcher III: Wild Hunt, par exemple. C’est dire !
Bien sûr, les développeurs ont dû faire quelques concessions : les résolutions sont inférieures aux versions d’origine et le jeu est verrouillé à 30 FPS. Mais dans ces conditions, Maneater est tout à fait fluide et les chutes de frames sont extrêmement rares, que ce soit en version dock ou en nomade. Quant à l’aspect purement visuel, Maneater n’était de toute façon pas excessivement détaillé. Rien ne ressemble plus à des fonds marins que d’autres fonds marins et la version Switch reproduit très fidèlement les environnements d’origine. Tout juste aperçoit-on du popping dans les décors à la surface mais l’on passe la majeure partie de Maneater en immersion, de toute façon.
Hormis le skin du requin tigré, cette version Switch n’apporte hélas pas de contenu supplémentaire et il faudra attendre le DLC à venir pour découvrir de nouvelles missions. Toutefois, on prend énormément de plaisir à chasser sur la console de Nintendo car son aspect nomade se prête parfaitement au genre. En quelques secondes, on peut sortir de veille et jouer sur le pouce pour dévorer quelques tortues qui passent sous la dent, et grapiller ainsi des points d’expérience.
Bien sûr, il faut composer avec des temps de chargements supérieurs aux versions next-gen et PC, la console n’étant pas équipée d’un SSD, ce qui rend les voyages rapides un peu moins rapides, justement. Mais dans l’ensemble, on ne cache pas notre plaisir de pouvoir jouer à Maneater partout dans une version à peine dégradée. Qu’on le découvre pour la première fois ou qu’on entame une nouvelle partie à emporter, Maneater sur Switch est pleinement satisfaisant.






Comme beaucoup, j’imaginais qu’il ne s’agissait que d’un simple Goat Simulator mais le jeu a l’air vraiment sympa. La répétitivité ne m’a jamais dérangé alors je pense me le faire tôt ou tard.