mardi 22 septembre 2020
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Test de Maneater : les dents de sa mère

Test réalisé à partir d’une version fournie par Koch Media sur PlayStation 4 Pro

Développé par Tripwire Interactive et édité par Deep Silver
Sorti le 22 mai 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Russe / Coréen / Japonais / Italien / Portugais / Polonais / Chinois / Espagnol / Turc
AudioAnglais / Allemand / Portugais / Espagnol
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Russe / Coréen / Japonais / Italien / Portugais / Polonais / Chinois / Espagnol / Turc

Dévoilé lors du PC Gaming Show de 2018, Maneater est un jeu de rôle en monde ouvert dans lequel le joueur prend les commandes d’un requin dévorant tout ce qui lui passe sous la dent, y compris (et surtout) les humains. Lors de sa première présentation, Tripwire Interactive a surtout fait parler de son jeu parce qu’il ne se prenait pas trop au sérieux. Mais dans les profondeurs de Maneater se cache un jeu plus riche qu’il n’y paraît.

Passée l’introduction du jeu qui fait office de tutoriel, Maneater nous plonge dans un monde hostile ou règne la loi du plus fort. Le titre mise tout sur l’évolution de son squale pour progresser dans l’aventure : il est nécessaire de se nourrir (poissons, humains) tout en évitant de servir de repas aux prédateurs plus dangereux. Les premières minutes nous placent dans la peau d’un requin adulte mais on joue pour le reste de l’aventure sa progéniture, encore bébé en début de partie. L’histoire, bien qu’anecdotique, se suit avec plaisir grâce aux cinématiques qui la ponctuent.

Maneater prend la forme d’un jeu de rôle (décrit comme ShARkPG par les développeurs). Le requin évolue en glanant de l’expérience : d’abord bébé, il devient adulte et il est aussi possible de lui attribuer des skins lui conférant des compétences spéciales, comme ajouter des dégâts électriques aux attaques, par exemple. Le jeu pousse à l’exploration des fonds marins mais aussi à la prise de risque avec des récompenses toujours gratifiantes.

Pour obtenir des points d’expérience, le joueur dispose de plusieurs possibilités : effectuer des quêtes annexes ou principales, partir en chasse, dénicher des panneaux et autres coffres cachés au fond de l’eau… L’expérience permet évidemment de gagner en taille mais aussi en force et en agilité. Le système de jeu est à la fois simple et agréable, alors même que l’on est immergé pendant la majeure partie de Maneater. Le joueur n’est jamais frustré par les contrôles, seule la caméra peut poser quelques soucis lors des affrontements à cause d’un système de ciblage perfectible.

Hélas, passé le cap des trois premières heures, le titre est pris dans le courant d’une boucle de gameplay de laquelle il ne sort jamais. Les missions principales comme annexes sont répétitives, en raison de quêtes trop similaires. Pour un titre qui se termine en une dizaine d’heures, les objectifs manquent cruellement de mordant. Cela rend-il l’expérience proposée par Maneater désagréable pour autant ? Absolument pas, le plaisir est constant grâce à un gameplay saignant, mais il est important de savoir où l’on trempe les orteils avant de plonger.

Malgré sa relative répétitivité, Maneater propose de bonnes idées, comme la façon dont est narrée l’histoire avec la voix off de Chris Parnell qui, en commentant les actions du joueur, ajoute une pointe d’humour. Cela permet de trancher avec le côté gore de Maneater : il s’agit d’un jeu où le sang coule à flot, à réserver à un public averti. Cependant, l’exploration des fonds marins se révèle addictive et contrôler cette machine à tuer qu’est le requin (tout du moins dans cette fiction) est, n’ayons pas peurs des mots, extrêmement amusante.

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Ozorah
Passionné de jeux vidéo et de réalité virtuelle

1 COMMENTAIRE

  1. Comme beaucoup, j’imaginais qu’il ne s’agissait que d’un simple Goat Simulator mais le jeu a l’air vraiment sympa. La répétitivité ne m’a jamais dérangé alors je pense me le faire tôt ou tard.

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