Test d’Atelier Yumia : L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par le distributeur.
- JRPG
- Développé par Gust | Édité par Koei Tecmo | Distribué par PLAION
- PlayStation 5 | PlayStation 4 | Xbox Series X | Xbox One | Nintendo Switch | PC – 21 mars 2025
- Sous-titré en français – PEGI 12
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Depuis le 21 mars 2025, Atelier Yumia : L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée est disponible sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X, PC (69,99 €), Xbox One et Nintendo Switch (59,99 €). Réalisé par Gust, édité par Koei Tecmo et distribué en France par PLAION, ce dernier épisode en date est à la fois le plus accessible et le plus ambitieux de la série. Une porte d’entrée idéale vers le JRPG d’alchimie ?
Test d’Atelier Yumia : L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée sur Xbox Series X
Un univers plus sombre qu’à l’accoutumée
La série poursuit sa transmutation narrative entamée il y a plusieurs épisodes de cela avec, aujourd’hui, un scénario plus sombre qu’à l’accoutumée. Les alchimistes se battant pour conserver une place à l’académie de magie paraissent loin désormais, tant l’univers dépeint dans Atelier Yumia : L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée tranche avec la candeur habituelle. Yumia, que l’on incarne, explore effectivement les ruines d’un empire disparu depuis longtemps. L’alchimie, qu’elle ne maîtrise pas encore à la perfection, est par ailleurs contestée, voire interdite dans certaines régions du monde. Mais c’est grâce à ce pouvoir que la jeune exploratrice, pourra lever le voile sur l’effondrement d’Aladiss.
À ce titre, les protagonistes présentent davantage de profondeur quant à leur passé, leur détermination et leurs motivations. Les personnages féminins conservent leur caractère « moe », l’une des signatures d’Atelier. Mais les relations sont plus complexes avec la présence d’antagonistes charismatiques, pourtant rares dans la série de Gust, mais qui ne tiennent à vrai dire pas toutes leurs promesses. Qu’on ne s’y trompe pourtant pas, l’expérience est toujours aussi propice à la relaxation avec une ambiance éthérée qui rappelle des jeux d’exploration tels que Xenoblade Chronicles X, The Legend of Zelda: Breath of the Wild ou Death Stranding plus récemment.
Un glissement vers l’exploration
Comme dans les jeux cités ci-dessus, l’étude de terres abandonnées et de ruines d’une ancienne civilisation constitue la principale activité de Yumia et de ses compagnons. On retrouve bel et bien les trois piliers de la série que sont l’exploration, les combats et l’alchimie, avec un équilibrage largement en faveur du premier. Pour la première fois, cet épisode prend la forme d’un monde ouvert avec des points d’intérêt à foison, des missions d’exploration et de nombreuses récompenses pour quiconque sort des sentiers battus. Pour limiter l’utilisateur dans son élan néanmoins, les zones non-purifiées réduisent progressivement une jauge de mana. Mais quand la menace disparaît, le groupe peut s’y déplacer sans contrainte, à pied ou les cheveux au vent, chevauchant la moto que l’on obtient après une dizaine d’heures.
L’immense carte du monde regorge de ressources : plantes, minerais, à récolter grâce au fusil de Yumia pour ceux qui se trouvent en hauteur, et autres ingrédients qui alimentent le fameux système d’alchimie. L’utilisateur cherche toujours à synthétiser des objets de la meilleure qualité possible. Certaines mécaniques sont d’ailleurs simplifiées, par rapport à Atelier Sophie 2: The Alchemist of the Mysterious Dream. Mais d’autres font leur apparition, dont l’artisanat à la volée, pour les consommables de première nécessité, loin du chaudron de l’atelier, ou la construction d’avant-postes. Les joueurs les moins patients peuvent, de toute façon, automatiser ces tâches. En résulte une expérience plus variée et mieux rythmée, malgré la redondance de la quête principale.
Des combats dynamiques mais confus
Au même titre, les développeurs ont opéré une refonte du système de combat, davantage porté sur l’action, dans la continuité d’Atelier Ryza 3: Alchemist of the End & the Secret Key. Pour attaquer, l’utilisateur déclenche les actions attribuées aux boutons de façade de la manette, dans une certaine mesure cependant puisqu’elles sous soumises à un temps de rechargement. Différentes postures, tout comme la possibilité de combiner certaines attaques, enrichissent l’aspect stratégique. Mais pour la plupart des ennemis, spam les boutons suffit amplement. Pendant ce temps, l’utilisateur évite leurs attaques grâce aux aires d’effet qui apparaissent au sol. Devant le déluge visuel des animations de combat, l’action, quoique dynamique, est souvent confuse hélas, surtout quand plusieurs adversaires apparaissent à l’écran.
L’épisode le plus accessible
Fort heureusement, les combats se règlent en quelques secondes et, conformément à l’aspect douillet d’Atelier, la difficulté standard ne représente pas une grande menace. On est tout de même surpris par l’équilibrage irrégulier, conséquence directe du monde ouvert, avec des boss moins résistants que certains monstres génériques. Mais tout a été orchestré pour séduire les joueurs occasionnels. Les vieux de la vieille trouveront sans doute que la recette d’origine perd encore en saveur, se remémorant les débats suscités par la disparition du calendrier jadis. Mais aucun épisode n’avait été, jusqu’à aujourd’hui, plus accessible qu’Atelier Yumia : L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée. En plus d’être disponible sur toutes les plateformes du moment, y compris sur Xbox Series X et Xbox One pour la première fois, ce nouvel épisode est entièrement sous-titré en français. Ce n’était plus arrivé depuis Atelier Ryza 2 : Les Légendes Oubliées & Le Secret de la Fée.
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Notre avis | 7
En introduisant une nouvelle héroïne, Atelier Yumia : L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée a l’occasion de séduire de nouveaux publics. Koei Tecmo a donc mis les bouchées doubles pour assurer l’accessibilité de ce nouvel épisode. Il s’agit aussi d’une aventure ambitieuse en termes d’exploration, malgré des redondances et l’aspect brouillon des combats. Pour un premier monde ouvert toutefois, Gust navigue assurément dans la bonne direction.
On aime
- Le scénario plus profond
- Le monde ouvert
- La version française
On n’aime pas
- Une certaine redondance
- Les combats confus
- Un équilibrage imparfait
Merci d’avoir lu notre test d’Atelier Yumia : L’Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée sur Xbox Series X.







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