Test de Stranger of Paradise: Final Fantasy Origin sur PC. Doit-on le considérer comme un Nioh avec un skin Final Fantasy ?

Test de Stranger of Paradise: Final Fantasy Origin réalisé le 21 mars 2022 sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur. Dernière mise à jour de l’article le 7 avril 2023.

Parfois moqué pour son aspect technique et l’obsession de Jack pour le Chaos, Stranger of Paradise: Final Fantasy Origin bénéficie du savoir-faire de Team Ninja, excusez du peu. Le studio a d’ailleurs déjà collaboré avec Square Enix en développant le jeu de combat Dissidia Final Fantasy NT. Mais le titre qui fait l’objet de ce test se rapproche davantage de ses plus célèbres jeux d’action. On peut d’ailleurs être tenté d’y voir un Nioh revêtant un skin du premier Final Fantasy, mais « SOPFFO » est en réalité beaucoup plus facile d’accès que son illustre modèle.

Plus loin | Lire aussi le test de Taikenban

Test de Stranger of Paradise: Final Fantasy Origin

Comme le veut la prophétie du premier Final Fantasy, quatre guerriers de lumière se présenteront quand… le vent s’essoufflera, les terres s’épuiseront et cætera. En l’occurrence, ils ne sont que trois, avant d’être rejoints par d’autres guerriers ensuite, et possèdent chacun un cristal sombre. Celui-ci les mène au Roi de Cornélia et les trois guerriers se découvrent alors une mission commune, détruire le Chaos.

Stranger of Paradise: Final Fantasy Origin est-il un remake de Final Fantasy ?

On retrouve ainsi l’intrigue de Final Fantasy avec de très nombreuses bifurcations toutefois. À ce titre, la progression est bel et bien balisée par les moments-clés et les personnages du JRPG de 1987, avec un nouveau regard. On ne peut pas vraiment parler de remake car SOPFFO prend plutôt des allures de réécriture, comprenant de nombreuses surprises et une narration plus présente aussi.

Un peu à la manière de Dragon Quest Builders et la série qu’il représente, le titre multiplie aussi les références à la grande saga qu’est Final Fantasy. Outre les reprises de mélodies culte, on retrouve des pans entiers d’autres Final Fantasy en guise de niveaux. Une forêt du début de l’aventure utilise les mêmes mécaniques météorologiques que celle de Final Fantasy XIII. Le Palais englouti, quant à lui, rappelle les réacteurs Mako de Final Fantasy VII. Les exemples sont nombreux mais il serait malvenu de tous les révéler ici.

Ainsi, il n’est pas nécessaire d’être un mordu du premier Final Fantasy pour apprécier SOPFFO. Il n’est en réalité même pas obligatoire d’être un fan de Final Fantasy, puisque l’expérience de jeu est très différente de celles des JRPG historiques de Square Enix. Malgré tout, les connoisseurs seront ravis par les nombreux hommages de Team Ninja qui s’est approprié Final Fantasy à sa manière.

Le titre est-il aussi dynamique que Nioh ?

Quand on y regarde de plus près, on a nettement plus l’impression de jouer à Nioh qu’à l’un des récents Final Fantasy. On retrouve l’exigence de ce dernier ainsi qu’une progression de cube en cube, qui remplacent ici les sanctuaires. Les combats s’avèrent particulièrement dynamiques quelle que soit l’arme que l’on utilise. On apprécie tout particulièrement le système de magie. En appuyant sur la gâchette, le joueur commence à invoquer un sort de son choix. Une jauge se remplit alors et un Brasier devient un Brasier + après quelques secondes, puis un Brasier X.

Pour plus de simplicité, les postures et la jauge de ki disparaissent. Team Ninja introduit par contre un système de tension. Dans la veine de ceux de Final Fantasy XIII et Final Fantasy VII Remake, il permet tout bonnement de détruire un ennemi dès lors que sa jauge est vide. Cela permet de vider la jauge des autres ennemis autour et d’augmenter les points de magie de toute l’équipe, tout en jouant une animation bestiale de Jack pour l’occasion.

Mais Stranger of Paradise: Final Fantasy Origin se distingue surtout et particulièrement grâce à son système de jobs. Le joueur peut en choisir deux et changer à la volée. Il en existe de très nombreux, à faire évoluer via un arbre de compétences et jusqu’au niveau trente chacun. Au fur et à mesure, on déverrouille ainsi des classes avancées qui permettent d’accéder aux meilleures techniques et aux équipements les plus sophistiqués.

SOPFFO est-il aussi difficile que les autres jeux de Team Ninja ?

Il est plus que conseillé d’accéder aux meilleurs jobs pour progresser dans le titre. Team Ninja oblige, SOPFFO est un jeu exigeant et quelques missions secondaires donnent du fil à retordre. On est d’ailleurs encouragé à s’y frotter puisque le loot est extrêmement abondant et permet d’améliorer ses équipements après désassemblage.

Mais l’action-RPG est en réalité plutôt facile d’accès. Ses mécaniques sont bien détaillées à l’aide de nombreux écrans d’explication. À ce propos, toutes ses fonctionnalités sont confortables. On navigue via mappemonde et des menus pour accéder aux points d’intérêt, et son multi est on ne peut plus compréhensible. Nul besoin ici de consommer un remède des Doigts crochus comme dans Elden Ring : il suffit de créer ou de rejoindre un lobby pour participer aux missions de son choix.

Stranger of Paradise: Final Fantasy Origin comporte surtout plusieurs degrés de difficulté. Le joueur peut même opter pour le mode sûreté où il est impossible de perdre un segment de sa barre de magie. Sans devenir une promenade de santé pour autant, le titre devient ainsi agréable pour quiconque préfère se concentrer sur l’histoire. Les joueurs à la recherche d’un défi à leur hauteur ne sont pas en reste. Les loots les plus rares sont effectivement distribués dans les niveaux de difficulté plus élevés. Et bien qu’il soit impossible de nier la ressemblance du titre à Nioh, il a l’immense qualité de ne pas diviser le public de Final Fantasy autour de la question de la difficulté.

Stranger of Paradise: Final Fantasy Origin

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