samedi 10 décembre 2022
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Test de Final Fantasy VII Remake. Retrouve-t-on l’esprit du Final Fantasy VII de 1997 ?

Test de Final Fantasy VII Remake réalisé le 19 avril 2020 sur PlayStation 4 à partir d’une version fournie par l’éditeur.

  • Développé et édité par Square Enix
  • Initialement sorti le 10 avril 2020
  • PlayStation 4
  • Entièrement localisé en français

Depuis sa sortie en 1997, Final Fantasy VII a engendré un tas de projets et généré de nombreux fantasmes quant à un remake de l’épisode originel. Vingt-trois ans après, le RPG par lequel de nombreux joueurs ont commencé est de retour et tout a changé. Bénéficiant d’une réécriture complète et traité comme un nouvel épisode, Final Fantasy VII Remake ne risque-t-il pas de dénaturer Final Fantasy VII ?

Test de Final Fantasy VII Remake. Le jeu des sept différences

Coupons court au débat selon lequel ce Remake serait un jeu en kit. Il ne couvre qu’une partie de l’histoire mais il s’agit d’un jeu complet avec un début et une fin. Il faut plus de quarante heures pour terminer l’histoire et quelques activités annexes. On n’a même pas l’impression d’être stoppé au milieu puisqu’il couvre un arc entier : Midgar. On joue toujours Cloud, ex-SOLDAT employé de la Shinra devenu mercenaire, qui rejoint AVALANCHE. Ce groupe d’écoterroristes souhaite détruire les structures de la Shinra qui draient l’énergie Mako de la planète. L’histoire n’a pas profondément changé mais elle a été étoffée et les personnages ont été densifiés, surtout Biggs, Wedge et Jessie qui ont droit à un chapitre dédié.

On passe d’un RPG traditionnel à un action-RPG

La nature-même du titre change puisqu’on passe d’un RPG traditionnel à un action-RPG, sans ses combats aléatoires. Néanmoins, on reconnaît sans peine l’aventure d’origine parce que son déroulement est balisé par les mêmes événements : le sabotage des réacteurs Mako n°1 et n°5, le Wall Market etc. Final Fantasy VII Remake est découpé en dix-huit chapitres linéaires, entrecoupés de chapitres plus ouverts qui proposent quelques quêtes annexes. L’exploration est encore plus encadrée que dans Final Fantasy XIII et se fait au long d’étroits couleurs. On n’est jamais récompensé lorsqu’on s’écarte de la ligne jaune.

Le titre repose surtout sur la qualité de ses combats, à la fois accessibles et profonds. Les attaques n’occasionnent que peu de dégâts. Il faut apprendre à utiliser des compétences, des sorts et des objets pour augmenter son efficacité. Une jauge ATB se remplit à chaque attaque prodiguée ou encaissée, permettant de déclencher les actions. Le système demande un minimum de planification. Les compétences ou les sorts peuvent effectivement être annulés, si on est touché pendant leur déclenchement. Dans ce cas, impossible de récupérer sa barre ATB dépensée. Il faut gérer au mieux sa jauge de transcendance et les invocations (accessibles sous certaines conditions), ainsi qu’un état de choc similaire à Final Fantasy XIII.

On n’avait jamais imaginé à quoi ressemblait le plateau de Midgar vu d’en bas

Les matérias à associer et à faire évoluer assurent l’aspect stratégique des affrontements… tout comme les compétences associées à une arme que l’on apprend définitivement à force d’utilisation. Ce système est similaire à celui de Final Fantasy VI. La mise en scène des affrontements de boss en met plein la vue et ces derniers obligent à adopter une stratégie adéquate. Tout le Remake regorge de scènes d’action avec de nombreux effets pyrotechniques et un rythme largement plus survolté que dans l’original.

Les décors de ce Remake ont aussi une très grande importance. Malgré l’aspect couloirs des environnements que l’on traverse et des défauts techniques manifestes, notamment les textures, ils offrent un nouveau regard sur le jeu d’origine. On n’avait par exemple jamais imaginé à quoi ressemblait le plateau de Midgar vu d’en bas. Il est trop tôt pour savoir si l’aura de Final Fantasy VII Remake rayonnera autant que celle de Final Fantasy VII. Mais on sait désormais que la trilogie étoffera admirablement son univers, à moins qu’elle ne se dirige vers une histoire alternative.



Post-scriptum. La fièvre du combat

Final Fantasy XIII et Final Fantasy VII Remake ont en commun la linéarité de leur exploration… Ainsi que l’effet hypnotique de leurs systèmes de combat. Ce nouvel opus propose des affrontements en temps réel où le joueur déplace lui-même son avatar, avec la possibilité d’attaquer, esquiver avec une roulade et parer les attaques ennemies.

La gestion des jauges est primordiale

Comme expliqué dans le test ci-dessus, la gestion des jauges est primordiale. La tension se crée grâce à la jauge ATB qui se remplit à chaque action. Autrement dit, pour utiliser des compétences, envoyer un sort ou consommer un objet, le joueur doit au préalable attaquer pour remplir sa jauge. Même si ses PV sont au plus bas, il doit se risquer à attaquer jusqu’à ce qu’à remplir un segment ATB.

Le côté pervers de Final Fantasy VII Remake est que chaque action peut être annulée si l’on reçoit un coup au mauvais moment. Alors que l’on prépare un sort, un personnage peut être touché. Cela l’empêche de lancer sa magie tout en vidant son segment ATB. Dans ces conditions, il faut prendre garde à utiliser ses capacités quand les adversaires ont un temps mort.

Chaque personnage possède également une jauge de transcendance qui grimpe à chaque coup encaissé. Elle permet d’envoyer une attaque ultrapuissante, ou un soin pour toute l’équipe dans le cas d’Aerith. De plus, les ennemis possèdent une jauge de fragilité. Avec une attaque ou un sort efficace, l’ennemi est affaibli et il devient possible de le faire entrer en état de choc, un moment où il se retrouvé paralysé et sans défense.

Il est essentiel de jongler entre ses personnages

Pour gérer une équipe de trois personnages, il suffit de passer de l’un à l’autre à l’aide de la croix multidirectionnelle. Les personnages alliés combattent gentiment de leurs côtés sans qu’il ne soit possible de régler leurs comportements. Ils n’occasionnent que peu de dégâts et leurs jauges ATB se remplissent lentement. On peut toutefois les contrôler à distance en invoquant le menu d’action, tandis que le jeu est très ralenti en arrière-plan.

Quoi qu’il en soit, il est essentiel de jongler entre ses personnages pour réussir au mieux puisque chacun possède des capacités spécifiques. Barret est tout indiqué pour les attaques à distance grâce à son bras-pistolet. Tifa est efficace pour augmenter le multiplicateur de l’état de choc… Chacun possède en plus des commandes spécifiques.

Pour prolonger la fièvre du combat, Final Fantasy VII Remake abrite un Colisée ainsi qu’un simulateur de combats

Les combats sont également addictifs grâce à leur boucle de gameplay. Les matérias évoluent et il est possible de gagner de nouvelles capacités en les utilisant suffisamment depuis un objet équipé auxquels elles sont associées. Les rapports de combat que propose Chadley sont autant d’objectifs à atteindre en situation. Ils permettent d’obtenir de nouvelles matérias dont les fameuses invocations. Celles-ci sont hélas uniquement disponibles contre les boss.

Pour prolonger la fièvre du combat, Final Fantasy VII Remake abrite un Colisée ainsi qu’un simulateur de combats. On peut aussi se frotter au mode difficile qui proscrit l’utilisation d’objets. Pour ceux qui n’adhèreraient pas au système, le mode facile permet de suivre l’histoire sans aucune difficulté.

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1 COMMENTAIRE

  1. Texte vraiment intéressant. 🙂

    Toujours pas fait ce FFVII Remake A mon avis, ce ne sera probablement pas avant quelques mois. Et je suis comme toi: Je ne sais pas si ce remake rayonnera comme a pu le faire le 7 ou est-ce qu’il ne restera qu’une relecture « deluxe » du jeu d’origine mais qui restera finalement dans l’ombre. Bon, pas à ce point là tout de même. Je pense que le fait d’avoir scindé le jeu en plusieurs parties empêchera le jeu de sombrer car il y aura de l’actualité sur FFVII pendant un bon gros moment, désormais.

    J’avoue que ça me chagrine toujours un peu lorsque je lis les avis qui mettent en avant l’aspect ultra linéaire qui se traduit par des couloirs super étroits à la FFXIII. Je fais partie des gens qui ont été très perplexe par ce dernier. Mais si j’ai été perplexe, c’est aussi parce que je trouvais le jeu souffrait d’une rythmique problématique + de zones d’ombres dans le background de l’univers qui m’avait empêché de plonger dedans.

    Bisous !

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