Test de Ogre Tale : Oni soit qui mal y pense

Test réalisé à partir d’une version fournie par Degica sur PC (Core i7-7700, 8 Go de RAM, GeForce GTX 1050 4 Go)

Développé par MAGES. Inc. et publié par Degica
Sorti le 20 août 2020 et disponible sur PC (également prévu sur PlayStation 4, Xbox One et Switch)

InterfaceAnglais / Japonais
AudioAnglais
Sous-titresAnglais / Japonais

Si MAGES. Inc. est davantage connu pour ses visual novels dont la série des Science Adventure, le studio s’est aussi lancé dans des genres très différents avec le jeu de combat Phantom Breaker et son spin-off sous la forme d’un beat’em all : Phantom Breaker: Battle Grounds, sorti pour la première fois en 2013. Leur nouvelle création, Ogre Tale, s’inscrit à première vue dans la droite lignée de ce dernier. S’agit-il d’un simple décalque ou apporte-t-il sa propre touche ?

Ogre Tale raconte l’histoire de Ran, Hana et Yume, trois jeunes femmes héritières de la maléfique tribu des ogres qui a terrorisé le pays il y a plusieurs siècles de cela, avant d’être terrassée par un héros légendaire. Mais quand le descendant du héros décide à son tour de semer le chaos avec une armée de yōkai et d’oni, elles se retrouvent obligées de l’affronter.

Le scénario ne se prend jamais au sérieux et permet surtout au jeu de se moquer de lui-même ou bien des clichés du beat’em all. Les trois protagonistes, guidées par leur mentor félin, sont charmantes et les courtes scènes au début ou à la fin des missions parviennent souvent à faire sourire le joueur.

Graphiquement, le jeu se rapproche de Phantom Breaker: Battle Grounds ou encore de Scott Pilgrim. Les arrière-plans sont détaillés et colorés tandis que les sprites des personnages sont volontairement grands pour suivre clairement l’action.

Tout comme Phantom Breaker: Battle Grounds, le gameplay du jeu respecte les classiques du genre : attaques fortes et faibles, projections, garde, roulade donnant des frames d’invincibilité… Les personnages ont cependant chacun leurs propres caractéristiques pour les différencier, notamment au niveau des armes. Par exemple, Yume se bat avec une batte et peut lancer des bombes sur les adversaires. Elles possèdent aussi des attaques ultimes différentes, à débloquer au cours de l’aventure et à choisir avant chaque stage.

Ogre Tale a également une dimension RPG grâce à diverses mécaniques de jeu. Les personnages obtiennent de l’expérience au cours des niveaux, ce qui permet d’améliorer leurs statistiques. Les armes ont différents degrés de rareté et peuvent être récupérées en battant les ennemis ou en les achetant au magasin. Il est aussi possible de les personnaliser à l’aide de gemmes ou de talismans qui donnent accès à des capacités supplémentaires (boost pour les attaques, dash aérien…). Tout cela permet d’affiner son personnage et de l’adapter à son propre style de jeu.

L’aventure est découpée en plusieurs missions plutôt courtes afin d’enchaîner rapidement les parties. Si les missions principales permettent de progresser dans l’histoire, les missions annexes sont là pour obtenir plus facilement de l’argent et de l’expérience. Certaines missions supplémentaires permettent en plus d’améliorer les attaques ultimes du trio. En ce qui concerne le multi, le jeu peut être parcouru jusqu’à trois en coopération locale ou en ligne.

Ogre Tale se révèle fort plaisant à parcourir. S’il s’éloigne finalement peu de Phantom Breaker: Battle Grounds, notamment au niveau de ses graphismes, sa touche RPG et son ambiance légère fonctionnent parfaitement. Avec des missions brèves et un multi efficace, les parties s’enchaînent vite et sans aucun temps mort.

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