Test d’Ever 17/Never 7 Double Pack réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Roman visuel
- Développé par MAGES. | Édité par Spike Chunsoft
- PlayStation 4 | Nintendo Switch | PC – 6 mars 2025
- Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Le 6 mars 2025, deux romans visuels défieront le passage du temps à l’occasion d’Ever 17/Never 7 Double Pack. Cette compilation regroupera les deux premiers épisodes d’Infinity, écrits par un certain Kotaro Uchikoshi (Zero Escape, AI: The Somnium Files, World’s End Club), sur PlayStation 4, Nintendo Switch et PC. Développées par MAGES. et éditées par Spike Chunsoft, ces restaurations seront commercialisées ensemble au prix de 44,99 €, ou séparément contre 19,99 € pour Never 7: The End of Infinity et 29,99 € pour Ever 17: The Out of Infinity. Les deux titres bénéficieront d’une traduction officielle en anglais, une première pour l’épisode fondateur.
Test d’Ever 17/Never 7 Double Pack sur Nintendo Switch
Never 7: The End of Infinity
Le premier épisode de la compilation est Never 7: The End of Infinity, initialement sorti le 23 mars 2000. Un roman visuel qui, en raison de contraintes commerciales à l’époque, prend la forme d’une simulation de séduction. Makoto Ishihara, le protagoniste, participe à un séminaire pour renforcer ses liens avec trois autres étudiants. Au fil de son séjour sur l’île qui accueille ce petit groupe de travail, le jeune homme développe une mystérieuse capacité à anticiper les événements à venir. Au cours de sa progression, l’utilisateur séduit effectivement l’une des prétendantes, comme dans n’importe quel jeu du genre. Mais Kotaro Uchikoshi a tout de même introduit des concepts qui lui sont chers, dont des éléments de science-fiction ainsi qu’un récit qui transcende son cadre temporel.
Ever 17: The Out of Infinity
Ever 17: The Out of Infinity, initialement sorti le 29 août 2002, approfondit ces thématiques, les signatures de l’auteur à vrai dire. Le scénario de cette suite, plus confus de prime abord, est également plus riche, plus complexe et finalement plus captivant. On y incarne Takeshi Kuranari, en visite à LeMU, un parc aquatique se trouvant cinquante-et-un mètres sous l’eau. Alors qu’un accident se produit, quelques âmes en détresse sont piégées et cherchent un moyen de remonter à la surface, avant l’expiration des cent soixante-dix heures d’oxygène restantes. Une première fin ne suffit cependant pas à comprendre toutes les facettes de l’histoire et plusieurs parties sont nécessaires pour lever le voile de ce mystère. De nouvelles révélations relancent l’intérêt à chaque fois.
Des coquilles dans les textes
L’écriture a sans doute le plus vieilli pour Never 7: The End of Infinity, qui n’échappe pas à certains clichés et situations à grincer des dents. Mais dans les deux cas, les restaurations sont extrêmement bienvenues avec des sprites en haute définition. L’upscale des arrière-plans n’est pas toujours au mieux pour le premier épisode, mais Ever 17: The Out of Infinity profite des décors et de l’interface, de toute beauté, du remake Xbox 360 (1er décembre 2011).
On s’attendait à mieux concernant la localisation en revanche, surtout pour des jeux dont des versions anglaises existent d’ores et déjà, non-officielle pour le premier, officielle pour le second (par Hirameki International Group Inc., en Amérique du Nord). Les fautes sont nombreuses : coquilles, ponctuations, mots manquants ou en trop… Rien qui n’entrave la compréhension du récit, mais au sein d’expériences s’appuyant à ce point sur leurs textes, une relecture minutieuse est un minimum. À ce titre, on rappelle qu’il n’existe pas de traductions françaises, ce qui est parfaitement justifiable devant le nombre de boîtes de dialogue et les limites du marché à qui s’adressent ces romans visuels. Mais il faut en avoir conscience : devant le jargon parfois technique employé intra-jeu, une bonne maîtrise de l’anglais est indispensable.
Hélas, les autres épisodes d’Infinity (Rember 11: The Age of Infinity, 12Riven: The Psi-Climinal of Integral, Code_18) n’ont, pour l’heure, pas été retenus. Qui sait si ces derniers bénéficieront, ultérieurement, d’une restauration également ?
Notre avis | 7
La sortie d’Ever 17/Never 7 Double Pack offre la possibilité, à condition de comprendre l’anglais, de se plonger dans les travaux préliminaires de Kotaro Uchikoshi. Malgré les nombreuses coquilles s’étant glissées dans la traduction, les restaurations sont soignées et bienvenues. Si seulement les autres épisodes d’Infinity pouvaient bénéficier du même traitement.
On aime
- Les restaurations soignées
- Deux récits qui remuent les méninges
On n’aime pas
- De nombreuses fautes dans le texte
- L’absence de version française
Merci d’avoir lu notre test d’Ever 17/Never 7 Double Pack sur Nintendo Switch.
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