Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 5 3600X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 Super 8 Go)
Développé par Clever Beans et édité par Deep Silver
Sorti le 29 janvier 2021 et disponible PlayStation 4, Xbox One, Xbox Series X, Switch, PC et Stadia
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Russe / Chinois |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Russe / Chinois |
Développé par le studio britannique Clever Beans (WipEout Omega Collection, When Vikings Attack!, When Vikings Relax!), Gods Will Fall prend la forme d’un beat’em all avec des éléments de roguelite, dans un style cartoon étonnant compte tenu de sa difficulté. Le joueur y incarne huit champions différents, proposant chacun un style de combat. Cela apporte-t-il suffisamment de variété à un jeu où l’on meurt aussi souvent ?
Dans Gods Will Fall, les divinités règnent sans pitié sur le monde et se débarrassent de quiconque ne respecte pas leurs lois. Pour renverser l’ordre des choses, huit héros celtes prennent les armes et tentent de mettre fin à la suprématie de leurs dieux au prix de tous les sacrifices.
On incarne donc l’un de ces huit personnages différents, générés aléatoirement au début de chaque partie. On évolue sur une carte qui fait office de hub central depuis laquelle dix donjons sont accessibles sans ordre défini. Chacun propose une difficulté elle-même aléatoire, il est impossible de prévoir à l’avance le défi que représente chacun d’entre eux. Le joueur ne peut donc pas prévoir un itinéraire « idéal » : il faut obligatoirement tâtonner pour progresser.
La particularité de Gods Will Fall est que seul un champion, parmi les huit qui composent notre équipe, est en mesure de pénétrer dans les donjons. Il faut alors choisir son personnage en fonction de ses affinités avec le maitre des lieux. Certains craignent une divinité en particulier et subissent donc un malus de force et de vitalité à l’entrée, contrairement à d’autres qui bénéficient d’un bonus.
Le système de combat du jeu assez classique pour un beat’em all : il est possible d’attaquer, d’esquiver et de contrer. Le contre est d’ailleurs plutôt permissif et il permet d’assommer les ennemis pour s’en débarrasser plus facilement. Chaque personnage propose un type d’arme différent : massue, lance, épée… Mais la diversité entre les différents styles de jeu n’est hélas pas flagrante.
Chaque donjon se termine par un combat de boss. Mais contrairement à ce qu’on s’imagine, foncer tête baissée vers ce dernier serait synonyme d’échec. La barre de vie du dieu est présente à l’écran tout le temps de l’exploration et il est impératif de vaincre plusieurs ennemis dans le donjon, pour affaiblir le boss et augmenter ses chances de déicide.
Quand un champion est défait, il demeure captif jusqu’à ce que l’un de ses acolytes parvienne à vaincre le dieu qui règne sur le donjon. Si les huit personnages échouent, la partie prend fin et le joueur doit générer une nouvelle partie.
Recommencer n’est cependant pas toujours une partie de plaisir, car la difficulté de Gods Will Fall est extrêmement punitive. Un flottement se ressent dans les contrôles des huits champions et les masques de collision manquent notamment de précision, rendant les combats plus pénibles qu’ils ne devraient l’être et renvoyant trop souvent le joueur à la case départ. Cela ne manque pas d’exacerber la répétitivité inhérente à ses genres. En débit de ses bonnes idées, Gods Will Fall manque malheureusement de variété.







