Test de « Payday 3 » sur PC. Certes, le lancement du jeu de cambriolage n’est pas idéal mais son potentiel addictif se révèle d’ores et déjà

Comme Payday 2 en son temps, le lancement difficile du jeu de braquage de banque révèle des bases solides pour l'avenir.

Test de Payday 3 réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.

Depuis le 21 septembre 2023, Payday 3 est disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X et PC. Mine de rien, il s’est écoulé plus de dix ans depuis Payday 2, initialement sorti le 15 août 2013 mais qui fait toujours autorité de nos jours. À l’aide d’une pirouette scénaristique, le gang est de retour aux affaires. Les automatismes reviennent très rapidement, au point de se demander si une suite était véritablement nécessaire.

Test de Payday 3 sur PC

Payday 3 prend donc place quelques années après la « fin » de l’arc scénaristique de Payday 2. Il avait mené nos braqueurs à prendre une pause. Les casses se trouvent aujourd’hui autour de New-York et non plus de Washington. Côté musical, on retrouve les compositions de Gustavo Coutinho. Il avait déjà officié sur certains DLC de Payday 2. On peut toutefois regretter l’absence de Simon Viklund, compositeur sur la saga jusqu’à 2018. Mais la bande-son reste dans l’ambiance de la série et continue à nous mettre dans le flow tout au long d’une partie.

L’infiltration est améliorée de bout en bout

Comme auparavant, on peut réaliser les casses de Payday 3 de deux façons différentes. La première est la classique infiltration. S’appuyant sur les bases de Payday 2, toutes les missions, hormis une, peuvent être réalisées discrètement. Première nouveauté : de nombreuses actions sont possibles sans porter de masque. On peut ainsi crocheter, faire les poches ou transporter des sacs sans risquer de se faire repérer. Par ailleurs, l’échec n’est plus significatif de fin d’infiltration.

Ainsi, les zones à explorer se divisent en trois types. Publiques où l’on peut se promener librement tant que l’on ne fait rien d’illégal, privées et sécurisées. Quand on est repéré dans une zone privée, les gardes nous escortent jusqu’à la sortie. Dans une zone sécurisée, ils nous passent directement les menottes et l’un de nos compagnons doit nous secourir. Pour le reste, rien ne change drastiquement par rapport à Payday 2. On évolue en terrain connu. Quelques éléments ont néanmoins disparu, comme les statistiques de discrétion, les sacs pour déplacer les cadavres (que l’on porte sur nos épaules à présent) ou les fils pour ligoter les civils. Ces derniers sont en réalité illimités aujourd’hui.

Des affrontements toujours plus nerveux

Mais que se passe-t-il quand un coup de feu retentit, qu’un cadavre est découvert ou qu’un un civil s’échappe ? Payday 3 prend alors une tournure nettement plus violente. On passe dans le cas de figure « bruyant ». Finie l’infiltration, l’heure est aux gros calibres et aux feux nourris avec tous les policiers qui bougent. Dans ce contexte, les différences sont également minimes par rapport à Payday 2. Le feeling des armes à feu reste agréable et les principaux changements se trouvent dans les objectifs, un peu plus variés dans cette suite. L’IA, qui ne servait jadis que d’appât, est aussi plus fonctionnelle. Celle-ci fournit à présent des sacs de munitions, d’armures ou de santé, facilitant grandement la vie des solistes.

On peut même lui transmettre les sacs de loot pour se faciliter le transport. Une autre différence notable est l’armure. Dans Payday 3, elle se vide un peu à chaque tir reçu et finit par se casser grandement, augmentant ainsi la fragilité du joueur. On regrette en revanche des compétences plus obscures et moins pratiques que dans l’arbre de compétences de Payday 2, tandis que la personnalisation des armes ne donne pas vraiment d’indication précise sur ce qui change. De plus, l’absence de la planque empêche de tester les armes et autres modifications autrement qu’en mission.

Un lancement entaché par les problèmes techniques

Malgré tous ces bons points, le tableau de Payday 3 est entaché de nombreuses ombres. Tout d’abord, comme révélé par nombre de confrères, les serveurs n’ont pas tenu le choc du premier jour, mais ce souci semble réglé désormais. On trouve tout de même peu ergonomique de passer par le matchmaking pour rejoindre une partie privée. Pire, l’absence complète d’un mode hors-ligne force les joueurs solo à passer, une fois encore, par du matchmaking pour trouver une partie. L’absence de lobby est d’autant plus incompréhensible. Si l’on tombe sur une bonne équipe au hasard de nos pérégrinations, il nous est impossible d’ajouter ses partenaires une fois la partie terminée car on est automatiquement renvoyé au lobby solo.

On ne peut pas non plus s’accorder sur la façon de jouer avant de lancer une partie. Le chat n’est disponible que lorsque le cambriolage débute. Dommage car il s’agissait de l’une des grandes forces de Payday 2. Le système d’expérience est quant à lui véritablement infâme. On ne progresse plus en accomplissant des casses mais en réalisant des défis, comme tuer x ennemis avec telle arme. Ces contraintes sont l’antithèse du fun et poussent à esquiver certains modes de jeu. On regrette enfin ne pas pouvoir trouver un casse aléatoire par rapport à une difficulté sélectionnée. À l’heure actuelle, on doit choisir manuellement la partie que l’on désire rejoindre. Conséquence de quoi, certaines missions sont largement moins pratiquées que d’autres.

Notre avis | 6

Note : 6 sur 10.

Payday 3 pose de très bonnes bases pour l’avenir du jeu. Les nouveaux systèmes (hormis l’expérience) sont fun, le gameplay est toujours aussi électrisant et l’envie d’un petit casse supplémentaire est là. Mais le lancement est embrumé par de multiples tares, maintes fois évoqués par nos confrères. Malgré ce, on espère de tout cœur que Starbreeze Entertainment réglera ces soucis de jeunesse, comme ce fût le cas pour Payday 2 en son temps, sans envenimer davantage la situation.

On aime

  • Le gun feel toujours agréable
  • L’infiltration revue et améliorée
  • Le level design réussi des casses

On n’aime pas

  • Le système d’expérience
  • La connectivité obligatoire pour jouer
  • L’absence de réel lobby

Merci d’avoir lu notre test de Payday 3 sur PC.

Lire aussi | Les meilleurs jeux vidéo de l’année 2023. Tous nos tests classés par note

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