Test de Dusk Diver 2 réalisé le 30 août 2022 sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie l’éditeur.
- Beat ’em all
- Développé par Wanin International | Édité par Justdan International et Idea Factory International
- Sorti le 24 février 2022
- PlayStation 4 | PlayStation 5 | Switch | PC
- Sous-titré en français
- PEGI 12
- Toute l’actualité de Dusk Diver 2
Presque trois ans après Dusk Diver, l’action-RPG de Taïwan est de retour au détour d’une suite directe : Dusk Diver 2. Sorti sur PC depuis ce 24 février 2022, le titre est désormais disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5 et Switch avec des sous-titres en français pour l’occasion. Mais les évolutions depuis le premier épisode sont si subtiles que l’on se demande si une suite était vraiment nécessaire.
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Test de Dusk Diver 2
Peut-on jouer à Dusk Diver 2 si l’on n’a pas touché au premier jeu ?
La première question que l’on peut se poser en jouant à une suite directe comme celle-ci est de savoir s’il est obligatoire d’avoir fini l’opus précédent pour comprendre les tenants et aboutissants de l’aventure. En l’occurrence, ce n’est pas le cas. On retrouve pourtant Yumo, l’héroïne de Dusk Diver, ainsi que ses anciens compagnons d’infortune, mais les développeurs ont pris le temps d’expliquer les détails du lore pour les nouveaux joueurs. Un compendium est même disponible pour résumer le précédent volet.
Pour autant, l’histoire n’est pas des plus captivantes malgré que son intrigue ne manque pas d’intérêt. Le problème vient d’une narration mal rythmée et de dialogues parfois trop longs. On s’en accommoderait bien volontiers si la boucle de gameplay était plus passionnante mais les évolutions depuis le premier épisode sont en réalité à peine perceptibles.
Le gameplay est-il plus profond que dans le premier épisode ?
Le jeu se présente toujours comme un action-RPG où l’on contrôle un personnage en temps réel. Les autres membres de l’équipe sont contrôlés par l’IA à la manière d’un Tales of. En apparence, chaque personnage possède son propre gameplay. Mais le jeu se transforme vite en button mashing où l’on spam le bouton d’attaque normale… étant donné qu’il ne propose pas de véritable combo d’attaques normale/forte.
On peut bien sûr faire l’usage d’attaques spéciales, qui puisent chacune dans une jauge qui se recharge avec le temps. Le principal problème provient des ennemis. Ceux-ci sont d’immenses sacs à PV et on en vient à regretter d’engager un combat, puisque l’on finit par affronter des punching balls plus qu’autre chose. Les boss ne sont pas en reste. Ils bénéficient d’une super-armure qu’il faut briser et on se retrouve à tank les attaques en usant du burst pour les expédier au plus vite dans l’au-delà.
Il est enfin à noter que le système d’expérience est un peu particulier. On peut choisir de la distribuer à n’importe quel personnage pour améliorer ses statistiques, chaque niveau coûtant de plus en plus cher. L’avantage est que l’on peut très vite améliorer les personnages qui ne participent pas aux combats, sans être pénalisé.
Peut-on toujours visiter librement Taipei ?
Reste le décor de l’aventure. Celle-ci se déroule toujours à Taipei, la capitale de Taïwan. La visiter procure un sentiment de fraîcheur, étant donné que la ville est peu exploitée par les studios de jeux vidéo. Les zones de combats se font dans des espaces fermés inspirés de divers établissements ou quartiers, comme une salle d’arcade ou la zone des bourses, un peu à la façon de Persona 5. On remarque d’ailleurs d’énormes emprunts de Dusk Diver 2 à la célèbre saga d’Atlus, sans que cela ne nuise à sa personnalité.
Par rapport au premier opus, on constate donc un statu quo. On retrouve de nombreuses mécaniques et le jeu n’a que trop peu évolué. Il n’excelle toujours pas mais il n’est pas mauvais pour autant. Il y a tout de même un point que Dusk Diver 2 améliore nettement. Dans le premier épisode, on avait droit à des traductions de piètre qualité voire automatiques parfois. La localisation est aujourd’hui nettement plus soignée. Les textes sont compréhensibles et cohérents, y compris en français. On s’en réjouit puisque l’on est parfois confronté à des tunnels de texte. Tous les joueurs peuvent ainsi découvrir son univers.




