samedi 28 novembre 2020
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Test de Bugsnax : manger ou être mangé

Test réalisé à partir d’une version fournie par popagenda sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)

Développé et édité par Young Horses
Sorti le 12 novembre 2020 et disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5 et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Russe / Allemand / Chinois / Portugais / Japonais / Coréen / Espagnol / Polonais
AudioAnglais
Sous-titresFrançais / Anglais / Russe / Allemand / Chinois / Portugais / Japonais / Coréen / Espagnol / Polonais

Dévoilé pendant la présentation de la PlayStation 5 aux côtés de Horizon: Forbidden West ou Resident Evil Village, Bugsnax tranchait avec ses graphismes rondouillards et colorés. Réalisé par Young Horses, le studio derrière Octodad: Dadliest Catch, Bugsnax a tout de la comédie délirante ; pourtant, derrière les bouilles de ses personnages et ses insectes-casse-croûte se cache une trame à la noirceur étonnante.

Dans la peau d’un Grumpus, une créature bipède et poilue ressemblant vaguement à un ours, le joueur-reporter est convié sur l’île aux Zenkas pour s’entretenir avec les membres de Snaxburg. Sur place, le village est fantôme et le joueur doit retrouver la trace de ses douze habitants et particulièrement de Lizbert, portée disparue. Les Bugsnax, d’étranges créatures mi-insectes mi-gourmandises, semblent au cœur du mystère et de nombreuses convoitises.

Tout le récit est balisé par la découverte des habitants de Snaxburg, avec la recherche de Lizbert qui se déroule en trame de fond. Le village sert de hub central vers différentes régions limitrophes à explorer où l’on réalise différents objectifs pour chaque Grumpus esseulé. La plupart requiert que l’on capture un Bugsnak en particulier pour le dévorer, ce qui est à l’origine de la plus grande bizarrerie de Bugsnax : dès lors qu’un personnage déguste une créature, une partie de son corps en prend la forme. Snaxburg abrite donc des Grumpus dont les membres, le nez voire le tronc sont remplacés par un ananas, une chips ou des travers de porc.

L’ensemble de la progression est linéaire avec des quêtes principales distribuées les unes après les autres. Toutefois, quand un Grumpus rentre au village, des quêtes annexes deviennent accessibles, permettant de mieux comprendre les relations tendues entre voisins.

La principale activité est bien évidemment la capture des Bugsnax, ces insectes bizarres qui peuplent l’île. Grâce à la chasse, le joueur progresse dans l’histoire car les énigmes et les quêtes y sont liées. Pour cela, le joueur obtient au fil de l’aventure différents accessoires permettant différentes approches : des sauces qui servent d’appât, un filet que l’on déclenche quand on le souhaite, un grappin, etc.

Chaque Bugsnak parmi les cent qui existent nécessite une stratégie différente : les créatures incandescentes doivent être éteintes, il faut au préalable attirer les Bugsnax volants, ou certains sont si rapides qu’il faut tromper leur vigilance. Bugsnax est à ce titre un jeu très complet si l’on souhaite terminer son index à 100%, surtout que l’apparition de certains dépend de l’heure et des conditions météorologiques. Selon que l’on souhaite remplir tous les objectifs, la durée de vie oscille entre 7 et 10 h environ.

Bugsnax est surtout intriguant grâce à son sous-texte sur la surconsommation. Il ne s’agit pas d’un deuxième niveau de lecture car le scénario tourne autour des mystères qui entourent l’île aux Zenkas. Pourquoi les Grumpus deviennent ce qu’ils mangent ? Qu’est-il advenu de Lizbert ? Les interviews que l’on mène auprès de chacun et les indices que l’on découvre pendant la partie construisent le récit. L’écriture est aussi remarquable avec des dialogues vraisemblables, des relations complexes et des doublages réussis. La galerie de personnages est attachante, malgré le caractère loufoque de leur design, et la fin de Bugsnax est pour le moins surprenante. Rien dans ses visuels ne le laisse transparaître mais on se délecte de son intrigue croustillante.

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