jeudi 22 avril 2021
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Test d’It Takes Two : coopération réussie / Suivi de : Un jeu de couple

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Xbox Series X

Développé par Hazelight Studios et édité par Electronic Arts
Sorti le 26 mars 2021 et disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Chinois / Coréen / Espagnol / Italien / Japonais / Polonais / Portugais / Russe 
AudioFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien 
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Chinois / Coréen / Espagnol / Italien / Japonais / Polonais / Portugais / Russe 

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Ces prix ont été actualisés le 22/04/2021 par All4affiliates. Ils sont listés en ordre croissant et hors frais de livraison. Seuls les prix affichés chez les marchands font foi.
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Test d’It Takes Two

Au demeurant sympathique, l’aventure coopérative A Way Out manquait parfois de renouvellement dans ses phases de jeu. Hazelight Studios présente une nouvelle expérience en tandem : It Takes Two. Josef Fares s’est déjà fait un nom dans un genre où il est difficile d’allier néophytes et habitués. Avec It Takes Two, Hazelight Studios montre la voie grâce à ce que l’on peut d’ores et déjà considérer comme la référence du jeu coop.

Dans It Takes Two, on incarne au choix Cody ou May, après qu’ils ont annoncé leur divorce à leur fille. Cette dernière n’accepte pas leur décision et souhaite que ses parents se réconcilient par tous les moyens possibles. Le Dr Hakim, incarné par un ouvrage intitulé le Livre de l’amour, transforme alors le couple en poupées qui doivent collaborer pour retrouver leur forme humaine. Le point initial de l’intrigue est à la fois triste du fait du contexte familial, mais également amusant grâce au délire du génie. Dr Hakim est le Monsieur Loyal de l’histoire et il n’hésite pas à utiliser les pires manigances pour forcer les deux protagonistes à s’entraider.
 
L’aventure de Cody et May est teintée de fantastique et de merveilleux. Il s’agit d’une ficelle assez pratique, parfaitement utilisée par les développeurs afin de proposer des dizaines de lieux à parcourir, tous plus invraisemblables les uns que les autres. Dans les premiers mondes, les joueurs combattent un aspirateur géant, puis ils acceptent la mission d’écureuils guerriers qui souhaitent détruire une colonie de guêpes, qui ont elles-mêmes employé un scarabée mercenaire. Les environnements suivants sont encore plus loufoques mais ce serait un sacrilège que de tous les dévoiler, tant le plaisir de la découverte est au cœur de l’expérience It Takes Two.

La découverte se fait à la fois à travers les décors et les intrigues, mais aussi et surtout par les phases de jeu associées. On aborde chaque monde différemment et la mécanique est d’ailleurs bien rodée, puisqu’un gadget remplace le précédent à chaque nouveau chapitre. Cela apporte une bouffée d’air frais à It Takes Two puisque le gameplay est en constant renouvellement. Proposition coopérative oblige, les différentes phases demandent une grande coordination entre les deux joueurs.

Quand Cody peut lancer des clous, May utilise un marteau qui lui permet de se balancer dessus et de détruire des parties de décor. Lorsque le père peut tirer de la gelée, celle-ci favorise les explosions du bazooka de la mère. Absolument chaque minute d’It Takes Two est pensée pour être vécue à deux, y compris les mini-jeux compétitifs qui ponctuent l’aventure. Hazelight Studios prend le soin de ne jamais laisser l’un des deux joueurs de côté, qu’il soit débutant ou expérimenté. Certaines phases sont néanmoins complexes à appréhender pour quiconque n’est pas rodé aux déplacements dans un environnement 3D.

It Takes Two est l’un de ces jeux rares qui définissent un genre, et dont le degré d’excellence est une barre placée si haut qu’elle devient difficile à atteindre. Magique, addictif, amusant : les superlatifs ne manquent pas et sont amplement mérités. Hazelight Studios s’appuie sur ses expériences du passé et, en ayant appris de ses erreurs, livre un classique instantané qui fera date et autorité. On espère qu’It Takes Two entraîne de nombreux titres s’en inspirant.

It Takes Two

Consulter toutes les captures d’écran d’It Takes Two sur Flickr →

Post-scriptum : Un jeu de couple

À bien des égards et ne serait-ce que parce qu’il se pratique en coopération, It Takes Two est un jeu singulier où les joueurs incarnent un couple en plein divorce. Son thème n’est toutefois pas tant « l’Amour » avec un grand A, que l’on retrouve grâce aux manigances du Dr Hakim, que le quotidien de parents devant jongler entre leurs responsabilités, leurs désirs, leurs personnalités propres et de nombreuses concessions pour préserver l’équilibre de la vie à plusieurs.

Une fois n’est pas coutume, on a décidé pour It Takes Two de dévoiler les conditions du test pour mieux mettre en lumière le génie de Hazelight Studios. Celui-ci a fatalement été réalisé en couple, celui de Le_Gertrude qui a rédigé cet article et de sa compagne, amatrice de rogue-likes en 2D, comme le célèbre The Binding of Isaac dont elle a obtenu tous les secrets. Malgré ce, les contrôles dans des environnements en 3D lui posent un problème et les phases de plateforme les plus exigeantes d’It Takes Two se sont présentées comme un véritable défi.

Les nombreux mini-jeux présents au fil de l’aventure ont enfin été pensés pour la compétition, alors que la coopération est, du reste, omniprésente. Tous les coups y sont permis et un système de score permet de mettre en avant le meilleur joueur du couple. Le joueur le plus habitué aux jeux de plateforme 3D est très largement favorisé et il remporte les mini-jeux haut la main, ce qui peut générer de la frustration pour l’autre joueur.

Ce que l’expérience d’It Takes Two a montré est que, dans un couple où les joueurs n’ont pas la même expérience de la 3D, on a tendance à sciemment laisser gagner quelques parties à son partenaire pour entretenir la dynamique créée jusque-là, et ne pas laisser l’autre joueur au second plan. Cette concession n’est finalement qu’une représentation de ce qui arrive tous les jours dans la vie d’un couple du monde réel. Ces petites attentions permettent parfois d’entretenir la flamme de la vie quotidienne, évidemment faite de hauts et de bas, et l’équilibre entre deux personnes. Ces phases permettent à la fois de se défouler mais aussi de mettre à l’épreuve notre plus profond désir de coopération, quitte à laisser filer quelques points.

Hazelight Studios a construit ses séquences de plateforme avec une approche similaire. Rapidement, se balancer à un crochet ou sauter précisément sur un champignon rebondissant peut devenir un enfer pour un joueur moins expérimenté, qui peut bien sûr prêter la manette pour que l’autre franchisse l’obstacle à sa place. Les développeurs ont rendu cela possible puisqu’il est toujours possible d’effectuer ces actions un par un. À aucun moment les deux personnages ne sont obligés à agir simultanément.

Dans ces moments, on peut considérer qu’It Takes Two devient une allégorie de la vie de parents, qui peuvent se suppléer si l’un d’eux ne parvient pas à gérer une difficulté. Hazelight Studios a-t-il conçu ces phrases de jeu de façon à refléter la vie de famille ? La réponse est loin d’être aussi tranchée mais It Takes Two provoque très souvent ce sentiment.

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Le_Gertrude
J’ai deux gosses, une amoureuse, un job, une gaming room, deux poules et j’écris parfois pour Actua. J’ai coché toutes les cases de la vie de rêve.

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