Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 5
Développé par People Can Fly et édité par Square Enix
Sorti le 1er avril 2021 et disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox, PC et Stadia
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Chinois / Japonais |
| Audio | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Polonais / Portugais / Russe |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Polonais / Portugais / Russe |
De Painkiller à Gears of War: Judgment, le studio People Can Fly a fait ses preuves dans le domaine du TPS nerveux. Avec Outriders, les développeurs sortent de leur zone de confort en se positionnant sur le marché extrêmement concurrentiel du looter-shooter. Est-il destiné à en devenir l’un des porte-étendards ?
La Terre est morte depuis de longues années et seul l’un des vaisseaux-colonisateurs transportant ses derniers rescapés est parvenu sur une planète habitable. Le protagoniste fait partie de ces mercenaires chargés d’explorer la planète Enoch mais il est victime d’une anomalie qui force sa mise en cryogénisation. Celle-ci prend fin abruptement bien des années plus tard, tandis que la planète est depuis devenue un champ de guerre. Il doit comprendre pourquoi en faisant parler la poudre et en explorant cet univers. Les zones proposées dans la démo pouvaient d’ailleurs inquiéter car une forêt colorée débouchait sur un enchaînement de tranchées maronnasse, mais les zones suivantes se trouvent en fin de compte être variées et vivantes.
Pour affronter les adversaires, Outriders propose un choix d’armes de base assez classique mais dont on ressent l’impact à chaque attaque, même si certains joueurs les trouvent un peu molles. Le titre ne se limite toutefois pas aux armes à feu puisque le protagoniste peut aussi choisir en début d’aventure une classe parmi quatre. Chacune possède ses spécificités et notamment sur la régénération de la vie. Dans Outriders, on ne récupère pas ses points de vie en restant à couvert ou via des seringues, mais grâce aux dégâts que l’on inflige.
Voilà pourquoi le choix de la classe est si important : les capacités de soin de chacune sont très différentes. On regrette néanmoins que les pouvoirs ne soient pas mieux expliqués et qu’il faille les débloquer un par un pour en connaître les effets. On note aussi la présence d’un arbre de compétences qui permet de grappiller des améliorations de statistiques ou quelques buffs, mais rien qui ne change intrinsèquement la façon de jouer.
Outriders propose aussi un système d’artisanat qui permet de faire évoluer la rareté et le niveau de son équipement, et de modifier les armes de sorte que l’on n’hésite jamais entre une arme plus puissante ou le build que l’on joue. Il est également possible de personnaliser son camion qui permet de se déplacer entre les différentes zones de jeu, mais ces modifications sont uniquement cosmétiques et n’ont pas d’impact sur le jeu.
La difficulté d’Outriders suit une courbe intéressante : le niveau du monde. Régulièrement, on peut augmenter le niveau du monde en jouant dans la dernière difficulté déverrouillée. Celle-ci propose des ennemis plus puissants mais donne de meilleures récompenses au fur et à mesure, et l’on peut à tout moment basculer sur les niveaux antérieurs en gardant les bonus alors débloqués.
La grande question que l’on se pose aujourd’hui est de savoir si Outriders sera capable d’occuper le terrain du looter-shooter durablement. Les problèmes de serveurs du lancement ne sont que temporaires et si People Can Fly assure un suivi régulier du post-game, il y a fort à parier qu’Outriders connaisse une destinée radieuse. Pour l’instant, la campagne solo est déjà suffisamment agréable pour que l’on y revienne régulièrement pour de courtes sessions de loot.







