jeudi 22 avril 2021
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Test de Narita Boy : dans la mémoire du Créateur

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 5 3600X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 Super 8 Go)

Développé par Studio Koba et édité par Team17
Sorti le 30 mars 2021 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois
Audio
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois
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New Pokémon Snap

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Resident Evil Village (PS4)

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Resident Evil Village (PS5)

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Resident Evil Village (Xbox)

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Première création du Studio Koba, Narita Boy prend la forme d’un jeu de plateforme/d’aventure dont l’esthétique est marquée par les années 80 et la synthwave. Spectaculaire avec ses visuels en pixel art, Narita Boy propose-t-il une expérience à la hauteur de ses ambitions artistiques ?

Lionel Pearl Nakamura est le créateur de la console Narita One et du jeu Narita Boy, titre le plus populaire de sa décennie. L’antagoniste principal appelé Lui parvient toutefois à effacer la mémoire de son créateur depuis l’univers du jeu. Au sein-même de celui-ci, le héros Narita Boy tente de rendre la mémoire à son Créateur grâce à sa Technoépée.

La progression est balisée par les souvenirs du Créateur à déverrouiller et par de nombreuses phases de dialogues avec les personnages non-jouables. Les souvenirs se révèlent touchants, l’histoire est prenante et les sujets abordés sont émouvants et traités de façon réaliste. Malgré son récit maîtrisé, Narita Boy donne néanmoins la sensation de se conclure extrêmement brutalement au moment où l’on ne s’y attend pas, donnant presque l’impression que Studio Koba prépare une suite.

Les graphismes du jeu sont entièrement dessinés en pixel art de catégorie A si l’on ose dire : les visuels sont épurés, les décors sont superbement détaillés et les animations des sprites sont abouties. L’ambiance synthwave ne cesse de rappeler de grands classiques du cinéma comme Tron ou Le Cobaye mais Narita Boy parvient tout de même à trouver sa propre identité.

Son style de jeu se montre toutefois et finalement assez classique puisqu’il s’agit d’un jeu de plateforme agrémenté d’une pointe d’exploration. Narita Boy est plutôt linéaire mais ça n’entache aucunement le plaisir de jeu. La structure permet d’éviter au joueur de se perdre dans un dédale de couloirs et de plateformes, dont les séquences sont au demeurant pas si simples que ça, à cause d’une étrange sensation de flottement lors des sauts. Les combats à la Technoépée sont cependant au cœur de l’expérience et sont étonnamment jouissifs grâce à leur vitesse d’exécution. Narita Boy progresse au fil de l’aventure en glanant un grand panel de mouvements : esquive, uppercut, dash etc.

Il est malgré tout regrettable que les combats ne se déclenchent qu’à des moments précis du jeu, comme s’ils étaient scriptés et « imposés » au joueur, plutôt que disséminés naturellement au fil de la progression. On se retrouve donc régulièrement bloqué par un mur invisible et il n’y a pas d’autre moyen d’avancer qu’en venant à bout de la vague d’adversaires en cours. Une approche plus aléatoire des combats aurait pu rendre le Royaume Numérique plus organique.

Narita Boy a enfin la saveur d’une madeleine de Proust pour les joueurs plus anciens, grâce à ses très nombreuses références à la culture pop ou au matériel informatique d’époque. Par exemple, les clés prennent la forme de disquettes 3,5 pouces qui ont littéralement disparu du paysage jeu vidéo d’aujourd’hui.

Véritable trip rétro malgré son game design relativement moderne, Narita Boy reste quoi qu’il en soit une aventure plutôt classique. Peut-être parce que l’esthétique rétrofuturiste est fréquemment empruntée dans des genres divers et variés, le titre donne même un sentiment de déjà-vu. Cela n’enlève rien au plaisir que Narita Boy procure tout au long de sa demi-douzaine d’heures, même si on l’aurait aimé un tout petit plus digressif.

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Ozorah
Passionné de jeux vidéo et de réalité virtuelle

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