Test réalisé à partir d’une version fournie par Just For Games sur Switch
Développé par House House, édité par Panic et distribué par Just For Games
Sorti le 20 septembre 2019 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Chinois / Coréen / Polonais / Portugais / Russ |
| Audio | |
| Sous-titres |
Disponible en version numérique depuis le 20 septembre 2019, Untitled Goose Game sera distribué en édition physique par Just For Games à partir du 29 septembre 2020 sur Switch et PlayStation 4. L’édition comprend le jeu, un catalogue Plaza, une carte du village et un autocollant « interdit aux oies ».

Certains jeux indés connaissent une mise en avant salutaire, grâce aux diffusions en direct ou au bouche-à-oreille. Son esthétique singulière et son humour communicatif ont justement permis à Untitled Goose Game de faire partie de ces chanceux. Un an après sa sortie, le jeu d’énigmes de House House est à nouveau sur le devant de la scène grâce à la sortie d’une édition physique sur PlayStation 4 et Switch. Celle-ci nous donne l’occasion de vérifier les qualités que cache le titre, au-delà de la simplicité de son concept.
Untitled Goose Game place le joueur dans la peau d’une oie en quête de liberté. Ses contrôles sont limités : l’oiseau peut marcher, courir, saisir et manipuler des objets en hauteur ou près du sol. Mais tout ce panel ne serait rien sans la capacité de cacarder pour faire sursauter les passants ou attirer l’attention. Derrière cette mécanique extrêmement simple se cache tout l’art de saisir les opportunités. En effet, le jeu propose d’effectuer des missions pour avancer d’une section à l’autre du village. Toutes ont en commun un objectif principal qui donne sa saveur à Untitled Goose Game : casser les pieds du premier venu.
Faire s’étrangler un Britannique avec son thé, provoquer la chute d’un vieil homme en lui retirant son tabouret… La liste est longue. La bonne lecture des comportements, le sens de la diversion et la discrétion sont autant de qualités nécessaires à la réussite du volatile. De nouveaux objectifs plus complexes ou chronométrés s’intègrent une fois l’aventure principale est finie, décloisonnant la progression. La mise à jour du 23 septembre 2020 permet l’ajout d’une deuxième oie dans une partie en coopération, au grand désarroi des villageois qui peuplent le jeu.

Untitled Goose Game démarre dans un sous-bois. Rapidement, les décors du petit village se succèdent pour révéler une campagne anglaise haute en couleur. Chaque tableau constitue un niveau, allant du pub au potager en passant par la petite artère commerçante. Pour autant, le village reste explorable à loisir, via des raccourcis et des obstacles qui disparaissent une fois tous les objectifs accomplis. L’esthétique et la mise en scène se révèlent simples, participant au charme du titre.
À l’image de la direction artistique, l’environnement sonore est aussi réfléchi que minimaliste. En l’absence de mouvement de l’oie, le jeu ne diffuse que des sons épars, comme des tintements de cloche d’église ou les « honk » du joueur. Puis des nappes de piano apparaissent avant qu’elles ne s’emballent au rythme de l’action menée dans une cacophonie humoristique. Cette musique constitue l’un des principaux fils de narration, en l’absence de dialogue, d’onomatopée ou autre forme de mise en contexte.
À l’occasion de son premier anniversaire, et fort de plus d’un million de joueuses et joueurs conquis, Untitled Goose Game conserve un charme unique. Les deux à trois heures nécessaires pour le terminer suffisent à passer un moment divertissant. House House ne se contente jamais de proposer un « jeu-concept » et laisse émerger de très bonnes idées d’énigmes avec une difficulté parfois relevée. Les résoudre donne une grande satisfaction aux joueurs, probablement moins aux villageois.





