Test de Trinity Trigger réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par le distributeur.
- Action-RPG
- Développé par FuRyu Corporation | Édité par Marvelous | Distribué par Just For Games
- PlayStation 4 | PlayStation 5 | Switch | PC – 25 avril 2023
- Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 12
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Secret of Mana approche des trente ans ; pourtant Square Enix ne semble pas pressé par l’idée de sortir un nouvel épisode de sa licence. Voilà peut-être pourquoi FuRyu Corporation s’est décidé à se positionner sur le créneau avec Trinity Trigger, accompagné de plusieurs vétérans de la série. Cet action-RPG est-il le digne héritier du grand classique de la Super Nintendo ?
Test de Trinity Trigger sur PlayStation 5
L’histoire de Trinity Trigger est assez classique. On incarne Cyan, scavenger (le métier n’est jamais véritablement explicité) qui se retrouve entraîné malgré lui dans un duel éternel entre deux dieux. Il est accompagné par Elise et Zantis qui désirent l’aider à affronter sa destinée afin de régler cette rivalité. Et si le jeu est ponctué de quelques cinématiques, fort jolies, à quelques rares moments, le reste de l’histoire se déroule via des plans fixes et des illustrations des personnages. Par ailleurs, le jeu est intégralement traduit en anglais et ne comporte pas de sous-titres en français. Le niveau de compréhension requis reste toutefois assez bas.
Un gameplay façon Secret of Mana qui manque de rythme
À l’instar de l’histoire, le gameplay de Trinity Trigger est aussi simple et accessible. Chacun des héros possède une attaque de base, une jauge de charge à utiliser quand elle est pleine pour divers bonus et une attaque puissante, qui ne peut s’utiliser que lorsque l’arme scintille. Néanmoins, cet effet est parfois difficile à discerner en plein combat ; il en va de même pour la jauge d’endurance. En effet, matraquer le bouton d’attaque vide cette dernière. Les coups portés n’occasionnent alors quasiment plus de dégâts. Bien souvent, cette jauge handicape le joueur et plombe le rythme. La mollesse des attaques et des esquives n’aide hélas pas. Ce système a certainement été implémenté pour rester au plus près de Secret of Mana. Celui-ci obligeait le joueur à temporiser de manière similaire.
Le menu circulaire pour les objets et pour les armes est également de la partie. On peut d’ailleurs utiliser un raccourci pour effectuer certaines actions plus plus rapidement. Le joueur dispose enfin d’une super-attaque qui occupe tout l’écran et qui se recharge en fonction des attaques que l’on subit. Elle permet généralement de se sortir de situations périlleuses, si tant est qu’elle soit chargée au bon moment.
Le joueur contrôle en permanence l’un des trois protagonistes. Le reste du groupe est toutefois dirigé par une IA simpliste, qui n’utilise jamais ses super-attaques. En contrepartie, elle n’a pas besoin de gérer son endurance. Pour quiconque voudrait jouer en coop, il n’est possible de le faire qu’en local. De plus, il faut compter une à trois heures pour débloquer le troisième personnage et empiler l’aventure à plusieurs.
Une réalisation quelconque
Globalement, la réalisation de Trinity Trigger peut décevoir. Les personnages, dans un style crayonné, ont un air mignon et un certain cachet. Mais les décors du jeu sont extrêmement fades, tranchant avec les illustrations. Les donjons ne dégagent aucune âme, tandis que l’exploration du monde nous emmène dans des environnements génériques, clichés pour certains, sans aucune logique. Par exemple, le désert se trouve juste en face d’une région enneigée. Heureusement, sur PlayStation 5, le jeu ne connaît aucune baisse de framerate. Reste la bande-son, composée par Hiroki Kikuta, notamment connu pour son travail sur la saga Mana. Il n’est donc pas étonnant de remarquer une ressemblance entre les thèmes musicaux de Trinity Trigger et ceux qu’il a composés pour le compte de Square Enix.
Notre avis | 6
En 1993, Secret of Mana était une petite perle de l’action-RPG de la Super Nintendo ; il continue d’inspirer aujourd’hui. Trente ans après cepedant, Trinity Trigger marche trop dans les pas de son modèle pour son propre bien. Le titre de FuRyu possède une âme et peut trouver grâce auprès des vétérans, mais il reste trop brut de décoffrage parfois pour séduire le premier venu. Néanmoins, pour quiconque fut bercé par Secret of Mana (ou Secret of Evermore, son « penchant » occidental), Trinity Trigger a le goût agréable d’une madeleine de Proust, ou d’un petit bonbon de nostalgie condensée.
On aime
- La possibilité de personnaliser ses combos
- L’ambiance musicale
- Le chara design
On n’aime pas
- Les décors quelconques
- La gestion de l’endurance
- Les donjons vides
- Le mode coop qui est bloqué au début du jeu




