mardi 4 octobre 2022
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Test de Triangle Strategy. Est-il le digne successeur des tactics-RPG de la maison Quest ?

Test de Triangle Strategy réalisé le 14 mars 2022 à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch.

Les graphismes « HD-2D » ont encore de beaux jours devant eux. Après Octopath Traveler et avant les remakes de Live A Live et Dragon Quest III, Triangle Strategy utilise ce procédé qui évoque les RPG d’antan. L’hommage ne s’arrête pas à l’esthétique car le titre se présente comme un successeur, plus moderne, des mythiques Tactics Ogre et Final Fantasy Tactics.

Test de Triangle Strategy

La narration et la présentation modernisent-elles les modèles du genre ?

L’histoire se concentre sur le continent de Norzélia, constitué de trois nations opposées par le passé : Glenbrook, Aesfrost et Hyzante. La paix se révèle cependant fragile pour une région qui s’apprête à basculer de nouveau dans le chaos. En suivant le périple de Serenor Wolffort, héritier de la maison éponyme servant loyalement Glenbrook, le joueur retrouve les ingrédients scénaristiques des grands RPG tactiques. Trahisons, complots, dilemmes, personnages ambigus… Triangle Strategy n’est pas excessivement original, mais la narration s’avère plaisante et accompagnée de documents supplémentaires pour les curieux qui souhaitent en apprendre plus sur l’univers du jeu.

L’histoire est en plus encadrée par une excellente présentation. Les graphismes HD-2D sont sublimes et donnent au titre l’apparence d’un véritable diorama à admirer sous tous les angles. Un léger effet de flou renforce cette impression. La partie sonore n’est pas en reste, avec une très bonne bande-son d’Akira Senju, pourtant « novice » dans le monde du jeu vidéo. Le compositeur est surtout crédité pour ses travaux en anime et au cinéma. Les dialogues sont enfin doublés.

Retrouve-t-on les choix de Tactics Ogre ?

Comme dans Tactics Ogre sorti sur Super Famicom en 1995, les choix constituent un élément important de Triangle Strategy. Trois doctrines sont présentes et regroupent différentes options de dialogue : l’éthique, le pragmatisme et la liberté. Selon les points marqués ou perdus pour ces valeurs, le joueur peut recruter des personnages supplémentaires. Au départ, on est laissé dans le flou sur l’impact des décisions ; plusieurs parties sont donc nécessaires pour recruter tout le monde.

L’importance des choix est particulièrement visible lors des suffrages. En effet, pour les dilemmes capables de faire basculer l’intrigue dans une autre direction, des votes sont organisés parmi les personnages principaux. Il revient alors à Serenor de convaincre ses alliés de suivre le choix du joueur, en utilisant notamment les informations glanées plus tôt dans le jeu. Si ces séquences ne sont finalement qu’une mise en scène plus poussée des choix classiques, elles permettent d’avoir une vision d’ensemble pour mieux comprendre les enjeux et les conséquences possibles.

Le gameplay tactique est-il modernisé ?

Même si Triangle Strategy n’hésite pas à prendre son temps et à multiplier les scènes de dialogues, le cœur du jeu reste un RPG tactique. Les bases sont solides et les habitués, comme les nouveaux venus, n’auront aucun mal à maîtriser le gameplay. Pour apporter un peu de variété, les développeurs multiplient les objectifs : éliminer tous les ennemis, escorter une unité, tenir une position… Les cartes ont également des constructions différentes.

Le titre met aussi l’emphase sur le placement des unités. Le joueur doit soigneusement réfléchir à ses actions, car une attaque dans le dos entraîne un coup critique. Prendre un adversaire en tenaille permet de porter plusieurs coups en tandem. De la même manière, les personnages en hauteur infligent davantage de dégâts aux unités en contrebas. Ce positionnement tactique se révèle être la clé de nombreux affrontements… surtout si l’on ajoute à cela les effets des sorts à prendre en compte, comme la glace qui gèle certaines cases et limitent ainsi les mouvements.

La dernière touche d’originalité se trouve dans les multiples unités. On ne peut pas choisir entre plusieurs classes mais les héros sont suffisamment variés pour élargir le champ des possibilités. L’espionne Anna peut agir deux fois par tour, le forgeron Jens installe des échelles et pièges et quelques archétypes sortent du lot et s’avèrent plaisants à contrôler. Toutes ces idées permettent à Triangle Strategy de marcher dans les pas de ses modèles avec un hommage soigné, tout en modernisant légèrement la formule.

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