dimanche 9 mai 2021
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Test de R-Type Final 2 : résurrection sans power-up

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Xbox Series S

Développé par Granzella, édité par NIS America et distribué par Koch Media
Sorti le 30 avril 2021 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Chinois
AudioAnglais
Sous-titresFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Chinois

Seize années séparent R-Type de R-Type Final avec une demi-douzaine d’épisodes entre deux. Pas moins de dix-huit ans auront été nécessaires pour réaliser R-Type Final 2 ! A-t-on bien conscience de la multitude de mondes nés ou éteints depuis ? Se rend-t-on seulement compte à quel point le modèle économique de l’arcade a changé ? En dépit des évolutions d’une industrie que de nombreux vétérans ne comprennent plus toujours, Kazuma Kujo signe un shoot’em up moderne mais singulièrement respectueux de son héritage.

Son titre l’inscrit dans la continuité de l’épisode PlayStation 2. R-Type Final 2 donne toutefois l’impression d’être davantage un R-Type que son prédécesseur. Moins atmosphérique, il coche toutes les cases du bon R-Type, sans grain de folie hélas, avec un gameplay qui nous revient à l’identique. On pilote toujours l’un des vaisseaux (Arrow-Head, Étoile Filante et Andromalius au départ) qui dispose d’un module de Force à détacher à loisir pour l’utiliser à l’arrière ou à l’avant du vaisseau. Le module se remplit en absorbant les tirs ennemis et fait office de smart bomb. En fonction de la couleur du power-up que l’on récupère, on obtient différentes attaques.

La prise de risque est également minime côté level design : on retrouve un niveau végétal, un énorme croiseur que l’on détruit progressivement, des murs organiques à creuser au laser etc. Le sentiment de déjà-vu prédomine lorsque l’on parcourt R-Type Final 2 mais les situations sont suffisamment variées pour maintenir la tension. R-Type n’a jamais été un manic shooter et, comme les précédents opus, Granzella impose un faux-rythme qui oblige à maintenir sa concentration. En cas de mort, l’écran se fige pour prouver que l’on est seul responsable et, c’est la règle, on recommence au dernier point de contrôle sans amélioration. Par endroit, il est extrêmement difficile de sortir la tête de l’eau.

R-Type n’a par ailleurs jamais été plus accessible qu’avec cet épisode qui met à disposition du joueur de nombreux crédits dès le départ. Pour s’entraîner, le mode « attaque au score » permet de jouer le stage de son choix à volonté. Les joueurs exigeants peuvent cependant opter pour des niveaux de difficulté élevés qui réservent mêmes des variations. Après un tronc commun de cinq stages, le joueur choisit une dernière série de deux niveaux parmi trois embranchements disponibles. Cela permet d’offrir un minimum de variété car il faut enchaîner de nombreux runs pour déverrouiller tous les vaisseaux.

Quatre-vingt-dix-neuf d’entre eux sont disponibles dans le Musée R. Cette fois-ci, des ressources que l’on obtient sont nécessaires pour les acheter, en plus de conditions spécifiques pour certains (terminer tel ou tel stage, par exemple). Nombre de vaisseaux ne sont que des variations mais ils permettent de multiples expérimentations, avec des armes légèrement différentes. On peut d’ailleurs les admirer sous tous les angles et les personnaliser à sa guise. On regrette seulement que Granzella ait dépensé tant d’énergie à modéliser ses R9 et compagnie parce que les environnements sont d’une pauvreté rare.

Dans l’ensemble, R-Type Final 2 manque même d’imagination dans sa mise en scène, surtout par rapport aux mythiques R-Type Delta ou R-Type Final. Mais il ne rate jamais l’occasion de rendre hommage à l’immense saga d’Irem. Comment dissimuler notre plaisir à retrouver R-Type ? Surtout quand la série était destinée à disparaître avec son ode funèbre de 2003.

R-Type Final 2

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Julien Capronhttps://actua.blog/
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