jeudi 22 octobre 2020
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Test de l’Oculus Quest 2 : en quête d’évolution / Comparaison, prise en main, Oculus Link, ludothèque

Disponible depuis le 21 mai 2019, l’Oculus Ouest s’est imposé comme un casque idéal pour découvrir la réalité virtuelle grâce à son autonomie, l’absence de câbles et son prix attractif. Grâce à un suivi exemplaire de la part de Facebook, les fonctionnalités du casque ont évolué : Oculus Link, suivi des mains, etc.

Aujourd’hui, c’est le matériel lui-même qui bénéficie d’une mise à jour. Annoncé en septembre et disponible depuis le 13 octobre 2020, l’Oculus Quest 2 entend démocratiser la VR auprès du grand public. Avec un matériel qui gagne en performance, une philosophie plus que jamais « tout-en-un » et un catalogue extrêmement conséquent, cette nouvelle version du casque a d’excellents arguments à faire valoir.

Lire notre de test de l’Oculus Quest >

Oculus Quest ou Oculus Quest 2 ?

À l’instar de son grand frère, l’Oculus Quest 2 est un casque entièrement autonome. Avec son habillage blanc et lumineux, il est cependant plus compact et plus léger. Le revêtement en tissu de l’Oculus Quest original disparaît : Facebook opte pour une coque intégralement en plastique. Mais si le casque semble proposer une finition extérieure de moins bonne qualité, l’expérience se révèle meilleure grâce à des composants internes plus performants.

L’Oculus Quest 2 bénéficie d’abord de l’arrivée de 2 Go de RAM supplémentaires, portant le total de mémoire vive à 6 Go. La résolution des écrans passe de 1600 × 1440 pixels par œil à 1832 × 1920. Le gain de pixels est de l’ordre de 50%. Cela se ressent dès les premières secondes d’utilisation du casque : les éléments affichés sont plus nets. La fréquence a aussi été revue à la hausse, puisqu’elle passe de 72 à 90 hz. Concrètement, cela signifie que les jeux peuvent tourner à 90 images par secondes par œil, pour un confort en jeu optimal.

La plus grosse évolution du casque est cependant son processeur : le casque passe d’un Snapdragon 835 de Qualcomm à un Snapdragon XR2. C’est à l’heure actuelle le processeur Snapdragon le plus performant du marché, spécialement optimisé pour la réalité virtuelle.

Malgré ses prouesses, l’Oculus Quest 2 affiche un prix public conseillé inférieur au premier casque. Pour diminuer les coûts de productions du casque, et donc du prix de vente, des sacrifices ont été opérés : la double dalle OLED de l’Oculus Quest laisse sa place à un unique écran LCD. On ne jouit plus du contraste infini et des couleurs éclatantes du premier casque, le rendu est désormais plus terne et les noirs ont tendances à tirer vers le gris foncé.

L’Oculus Quest 2 gagne en confort

Malgré ce, la dalle utilisée est désormais en RGB et possède trois sous-pixels par pixel, contrairement à la dalle PenTile du premier Quest qui n’en possède que deux. Couplé à la hausse de résolution, cela résulte en la disparition totale de l’effet de grille de la première version. Le gain de confort est manifeste.

Par ailleurs, la sangle de maintien d’origine de l’Oculus Quest 2 ne fait pas l’unanimité auprès des vétérans de la réalité virtuelle. Il existe des solutions alternatives comme la sangle Élite, avec ou sans batterie supplémentaire. La sangle de base suffit pour jouer occasionnellement, mais pour quiconque se sert de son casque régulièrement, le confort est sans précédent. Elle permet de répartir le poids du casque sur la tête de façon homogène et son système de serrage est directement emprunté à l’Oculus Rift S et au PSVR.

Pour les joueurs qui portent des lunettes, la mousse de protection fournie avec le casque est étroite et il se peut que les lunettes les plus larges ne passent pas. Facebook recommande des montures d’une largeur maximale de 15 cm. Il existe une solution facultative mais payante également, le Fit Pack qui contient des mousses de différentes formes adaptées à différentes morphologies de visages.

Le prix de l’Oculus Quest 2 est très attractif mais on se rend compte que le coût peut augmenter si l’on achète les accessoires proposés par Facebook. Ces derniers sont facultatifs et il est tout à fait possible d’utiliser le casque tel quel. Pour ceux qui désirent une expérience Premium, il faut toutefois prendre en compte ces coûts additionnels.

Enfin, les Oculus Touch ont aussi subi une légère modification. Ils sont plus gros et l’espace occupé par les boutons d’actions et des sticks a lui aussi gagné en taille. Que l’on préfère la configuration d’origine ou celle-ci, ils sont toujours très agréables à prendre en main, malgré l’absence d’un revêtement antidérapant.

L’Oculus Quest 2 : 64 ou 256 Go ?

La question qui se pose au moment d’acquérir cette nouvelle version du casque est celle du stockage. Pour 100 € supplémentaires, il est possible de faire passer l’espace disque de l’Oculus Quest 2 de 64 à 256 Go, soit quatre fois plus de place disponible. Il faut bien garder en mémoire qu’avec le gain de puissance et de résolution du casque, les jeux deviennent plus jolis, il est vrai, grâce à des textures plus fines, de meilleurs éclairages et aussi une modélisation plus détaillée.

Toutes ces améliorations ont un « coût » : le poids des jeux. Le choix de l’espace reste à la discrétion de l’utilisateur et dépend aussi de l’utilisation que l’on en fait. Si le casque est avant tout destiné à être utilisé sur PC, les 192 Go supplémentaires sont peut-être superflus. Si le casque a vocation à être utilisé majoritairement de façon autonome, la version 256 Go semble tout indiquée.

Une autre variable à prendre en compte est celle de la qualité de la connexion Internet : un utilisateur équipé de la fibre optique aura moins de scrupule à supprimer un jeu et à le télécharger ultérieurement selon ses besoins, réduisant le besoin de stockage.

Oculus Link et connexion au PC

Arrivée tardivement après la sortie du premier Oculus Quest, la fonction « Link » est évidement de retour sur l’Oculus Quest 2. C’est précisément celle-ci qui bénéficie plus du gain en performance du Snapdragon XR2 de Qualcomm. Le fonctionnement du Link est on ne peut plus simple : il suffit de relier le casque en USB-C au PC et le voilà qui se transforme en casque de réalité virtuelle pour PC. Pas de solution miracle : il s’agit juste d’un flux vidéo qui est encodé par le PC, décodé par le casque et envoyé dans les lentilles.

Sur le premier Quest, le flux vidéo souffrait par moment de quelques soucis de compression, surtout dans les lieux les plus sombres ou remplis de fumée. Le rendu n’égalait pas la netteté des casques de réalité virtuelle spécialement conçus pour PC.

C’est désormais de l’histoire presque ancienne. La fonction Link a été largement améliorée sur l’Oculus Quest 2 : on ne note quasiment plus de souci de compression et tous les éléments s’affichent dans une grande netteté. Même par rapport à l’Oculus Rift S, la qualité de l’image proposée par l’Oculus Quest 2 est supérieure.

On remarque encore quelques contours légèrement flous ici et là, principalement dans les zones sombres, mais il faut avouer que d’un point de vue global le rendu est excellent. Le test a été effectué avec le câble Link officiel mais aussi sans fil, à l’aide de l’application Virtual Desktop. Avec cette dernière, le résultat obtenu est exceptionnel.

Jouer en réalité virtuelle sur PC et sans fil n’est de fait plus un fantasme, c’est une réalité. Pour cela, le casque doit être configuré en mode développeurs, et il faut s’assurer d’avoir un débit optimal. Le routeur ou la box doivent proposer le wifi 5 Ghz et il ne faut pas trop s’en éloigner.

Un casque « mid-gen »

Il faut considérer l’Oculus Quest 2 comme une évolution plutôt qu’une révolution. Par rapport à l’Oculus Quest, on peut même considérer que c’est une mise à jour mid-gen comme il en existe sur consoles, à l’instar de la Xbox One X par rapport à la Xbox One, ou de la PlayStation 4 Pro par rapport à la PlayStation 4.

Le premier Oculus Quest n’est pas obsolète du jour au lendemain à cause de la sortie de l’Oculus Quest 2, bien au contraire. D’ailleurs, les deux casques partagent la même ludothèque et la même interface. La deuxième version corrige surtout de nombreux points pour améliorer l’expérience de réalité virtuelle, dont le confort, la visibilité et la fluidité. Tout ce que fait l’Oculus Quest, le second le fait mais en mieux.

Cela dit, il n’améliore pas tous ses aspects et on regrette que quelques problèmes connus n’aient pas eu le même traitement. On pense à la durée de vie de la batterie d’environ 3 h, qui reste identique. La disparition du réglage de l’IPD (écart pupillaire) qui s’effectue désormais sur trois crans (58, 63 et 68) est aussi fâcheuse, là où le premier Oculus Quest propose un réglage beaucoup plus précis.

Quels jeux sont disponibles sur l’Oculus Quest 2 ?

L’Oculus Quest n’est pas à la peine face à son successeur mais il pourrait le devenir dans les mois à venir, si des exclusivités « Oculus Quest 2 » apparaissent. Alors que cet article est écrit (13 octobre 2020), tous les jeux sont disponibles sur les deux casques. Mais il est possible qu’à l’avenir, des titres fassent l’impasse sur le premier Oculus Quest qui manque de puissance.

Aujourd’hui, le catalogue est extrêmement vaste avec de nombreux jeux complets disponibles, plutôt que de courtes expériences. En plus de bénéficier de tout le catalogue PC, le catalogue pour l’utilisation autonome du Quest vient de s’agrandir avec de nouvelles sorties à l’occasion du lancement de l’Oculus Quest 2. Parmi celles-ci, quelques classiques du PlayStation VR ont été portés : Space Channel 5 VR: Kinda Funky News Flash!, The Walking Dead: Saints & Sinners ou encore Rez Infinite. De nombreux jeux déjà disponibles ont aussi reçu une mise à jour conséquente, comme Arizona Sunshine ou Red Matter.

Lire notre test de Space Channel 5 VR: Kinda Funky News Flash! >

Lire notre test de The Walking Dead: Saints & Sinners >

Le volet multi s’élargit aussi avec Dash Dash World, un clone de Mario Kart en VR, disponible depuis le 8 octobre 2020 ou Population: One, un battle royale à venir. De nombreux jeux sont prévus dans les prochaines semaines, parmi lesquels comptent Jurassic World Aftermath et Star Wars: Tales from the Galaxy’s Edge, tout deux chapeautés par les studios Oculus.

Toujours le meilleur des deux mondes

L’Oculus Quest 2 reste une valeur sûre, tant pour les amateurs de réalité virtuelle que pour Facebook. À ce jour, il s’agit du casque de réalité virtuelle le plus abordable du marché. Qu’on dispose ou non d’un PC, il propose une ludothèque de plus en plus hétéroclite et son évolution matérielle est fulgurante. Facebook ne cesse d’inclure de nouvelles fonctionnalités et moult accessoires améliorent sa prise en main et son confort.

Il faut cependant savoir que l’Oculus Quest 2 exige un compte Facebook officiel pour être utilisé. Cette obligation peut légitimement faire grincer des dents mais il est tout à fait possible de créer un compte entièrement vierge à n’utiliser qu’avec l’Oculus Quest 2.

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Ozorah
Passionné de jeux vidéo et de réalité virtuelle

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