Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Oculus Quest
Codéveloppé par Stitch Media et Silverstring Media et édité par Oculus
Sorti le 11 mars 2021 et disponible sur PC VR et Oculus Quest
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen |
| Audio | Français / Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen |
Sur le papier, Flow Weaver n’a rien d’une invitation au voyage : dans le genre claustrophobique par excellence, à savoir le jeu d’évasion, l’expérience codéveloppée par deux studios canadiens ne se pratique qu’en position assise. Flow Weaver transporte pourtant ses joueurs grâce à ses dimensions parallèles.
Dans la peau d’un Flow Weaver, un sorcier capable de voyager entre les dimensions, le joueur est piégé et enchaîné dans une cellule par une nécromancienne étudiant ses étranges pouvoirs. Le joueur est entouré de quelques objets grâce auxquels il découvre des portails vers d’autres dimensions magiques : les flows.
La majeure partie de Flow Weaver consiste à se téléporter du monde matériel vers un flow. Au fil de sa progression, on découvre différentes dimensions qui contiennent des énigmes et des objets à utiliser ailleurs. Bien que l’on reste assis tout au long de l’expérience, il est tout de même possible d’interagir avec l’environnement grâce à différents pouvoirs magiques que l’on obtient, comme la main d’ombre qui permet d’attraper des objets du décor. La physique est suffisamment précise pour que l’expérience soit le plus agréable possible.
Les énigmes sont dans l’ensemble logiques. Des actions dans le monde matériel ont parfois des répercussions dans l’un des flows. Il faut souvent tâtonner mais Flow Weaver ne nécessite jamais que l’on associe deux objets qui n’auraient rien à voir entre eux, par exemple. Contrairement à un jeu comme Myst, on comprend rapidement l’utilité de chaque objet, ce qui rend l’expérience beaucoup plus simple.
L’envie de progresser provient d’ailleurs de la fluidité avec laquelle les casse-têtes s’emboîtent, même si des problèmes de script existent : il a parfois fallu recharger la sauvegarde au cours du test pour qu’un événement se déclenche correctement. Le récit passe au second plan parce que l’on ne comprend pas immédiatement les tenants et les aboutissants de Flow Weaver et le flou persiste même après les crédits de fin.
La narration est pourtant soignée, avec des « pensées » à écouter, quelques scènes cinématiques et un doublage intégral des dialogues. La localisation en français est très appréciable pour renforcer l’immersion, bien qu’il faille s’habituer aux accents québécois auxquels on n’est que trop peu habitué dans l’Hexagone, mais qui donnent aussi du cachet à Flow Weaver.
Malgré la contrainte d’être assis, Flow Weaver est une expérience étonnamment ouverte puisque l’on peut se téléporter à sa guise entre les différentes dimensions. La progression non-linéaire renforce la sensation de liberté car il est possible de résoudre certaines énigmes dans l’ordre que l’on préfère. En réalité, l’expérience est bel et bien jalonnée par l’acquisition de nouvelles magies qui ouvre de nouvelles possibilités.
L’ordre de résolution des casse-têtes peut toutefois se montrer déroutant puisque l’on peut parfaitement rater un détail et rester bloqué pendant quelques temps. Mais si l’on part du principe que tous les objets servent à un moment ou à un autre, on finit toujours par retrouver son chemin. Largement plus accessible qu’un jeu comme The Room VR: A Dark Matter, Flow Weaver se montre même plutôt relaxant, au point d’en regretter sa faible durée de vie de trois heures environ.







