Test de Lunar Remastered Collection réalisé sur PC à partir d’une version commerciale.
- JRPG
- Développé par Ashibi | Édité par GungHo Online Entertainment
- PlayStation 4 | Xbox One | Nintendo Switch | PC – 18 avril 2025
- Sous-titré en français
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Le 18 avril 2024, deux autres classiques de Game Arts ont fait un retour inopiné sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch et PC, au prix de 49,99 €. Toujours sous la houlette de GungHo Online Entertainement, Lunar Remastered Collection est aujourd’hui modernisé par Ashibi Company et distribué, en éditions physiques, par Clear River Games. L’éditeur a semble-t-il tenu compte des critiques adressées à Grandia HD Collection pour nous proposer une modernisation à la hauteur de ces JRPG.
Test de Lunar Remastered Collection sur PC
Des JRPG de l’époque Sega CD
Lunar: The Silver Star et Lunar: Eternal Blue sont respectivement sortis sur Sega CD, l’extension CD-ROM de la Mega Drive, le 26 juin 1992 puis le 22 décembre 1994, avant d’être adaptés à de nombreuses plateformes. Les versions que l’on retrouve au sein de Lunar Remarestered Collection sont les remakes Saturn et PlayStation, renommés Lunar: Silver Star Story et Lunar 2: Eternal Blue, initialement sortis le 25 octobre 1996 et le 23 juillet 1998.
Lunar: Silver Star Story prend la forme d’un récit initiatique au cours duquel Alex, après avoir quitté son village reculé pour devenir maître-dragon, est confronté au mystérieux Tsar-Magique. Le scénario se révèle assez classique même en tenant compte de l’époque. Mais l’écriture brille par les relations entre les personnages ainsi que par la qualité du worldbuilding. En effet, les PNJ possèdent de nouvelles lignes de dialogue en fonction des événements de l’histoire.
Lunar 2: Eternal Blue se déroule, quant à lui, un millénaire après les événements du premier épisode. On y incarne Hiro qui, lui aussi, prend part à un récit initiatique pour protéger Lucia. La jeune femme apparaît au sommet de la tour bleue dans des circonstances énigmatiques, et les chevaliers saints d’Althéna la pourchassent, la qualifiant de Destructrice. Les deux épisodes s’étalent sur une trentaine d’heures environ et, sans aller jusqu’à parler de brouillons, ils préfigurent les fameux Grandia dans les thématiques abordées ou dans certaines situations développées au cours de l’intrigue.
Une modernisation soignée
La restauration du premier Grandia n’a d’ailleurs pas pleinement convaincu en raison d’un lissage excessif des sprites en 2D. Pour Lunar Remastered Collection, les développeurs ont joué la carte de la fidélité avec des graphismes qui conservent le pixel art d’origine, aujourd’hui affiché en 16/9. Le rendu est convaincant, d’autant plus qu’un effet de vignettage floute légèrement les bords de l’écran, ce qui donne une petite impression de volume. Mais ce sont surtout les très nombreuses scènes animatiques qui bénéficient le plus de ces nouvelles versions. Quoique demeurant en 4/3, elles sont parfaitement nettes et sous-titrées.
Pour les joueurs francophones, la localisation est d’ailleurs l’un des attraits principaux de Lunar Remastered Collection. Les deux épisodes sont entièrement sous-titrés en français, grâce à une traduction de bonne facture. Sur ce point aussi, GungHo Online Entertainment a corrigé le tir après Grandia HD Collection. À ce titre, on a toujours le choix entre les doublages japonais ou anglais. Ces derniers, entièrement refaits pour l’occasion, ont suscité le débat, les vétérans n’ayant pas pleinement adhéré au timbre du nouveau Ghaléon.
Lunar: Silver Star Story et Lunar 2: Eternal Blue étaient déjà des JRPG très modernes, avec des monstres qui apparaissent sur la carte, une commande pour automatiser les combats et la possibilité de sauvegarder à n’importe quel moment. Les développeurs ajoutent des options précieuses pourtant, notamment concernant la vitesse des animations. Cerise sur le gâteau, les inventaires individuels du premier épisode peuvent être désactivés, fluidifiant grandement la gestion de l’équipement. C’est exactement le souhait que l’on a formulé pour Suikoden I&II HD Remaster: Gate Rune and Dunan Unification Wars, mais que Konami ne nous a pas accordé.
Notre avis | 8
Grandia HD Collection n’a pas pleinement convaincu et GungHo Online Entertainment a tenu compte des remarques des joueurs. Lunar Remastered Collection en profite donc avec des restaurations fidèles et exemplaires : outre l’affichage modernisé et des améliorations de qualité de vie bienvenues, les deux épisodes sont, pour la première fois, traduits en français. Tous les JRPG de l’âge d’or devraient subir le même traitement pour que de nouveaux publics découvrent ces reliques dans les meilleures conditions possibles.
On aime
- Le retour de Lunar
- La fidélité graphique
- L’upscale des scènes animatiques
- La version française
On n’aime pas
- Des histoires très classiques
- Les absences de Lunar: Sanposuru Gakuen et Lunar: Dragon Song
Merci d’avoir lu notre test de Lunar Remastered Collection sur PC.
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Excellente analyse ! Ce qui me frappe surtout, c’est que GungHo semble enfin avoir compris l’importance de l’authenticité visuelle. Contrairement à trop de remasters actuels qui veulent absolument « moderniser » à tout prix, préserver le pixel art original était le bon choix.
D’ailleurs, cette approche me rappelle les débats qu’on a eus autour des remasters de Secret of Mana ou Final Fantasy VI mobile – quand on massacre l’identité visuelle d’origine, on perd l’âme du jeu. Ici, l’effet de vignettage est malin pour adoucir le 16/9 sans dénaturer.
La vraie révolution pour moi, c’est cette option pour désactiver les inventaires individuels du premier épisode. Ça montre qu’ils ont vraiment écouté les retours de la communauté. C’est exactement ce genre de petites modifications intelligentes qui transforment une simple conversion en véritable expérience moderne. Espérons que ça fasse école et qu’on voit plus de studios adopter cette philosophie du « respect de l’original avec amélioration ciblée ».