Test réalisé à partir d’une version fournie par PQube sur Switch
Développé par Mages et édité par PQube
Sorti le 7 août 2020 et disponible sur PlayStation 4, Switch et PC
| Interface | Anglais / Chinois |
| Audio | Japonais |
| Sous-titres | Anglais / Chinois |

Is It Wrong to Try to Pick Up Girl in a Dungeon? Infinite Combat est l’adaptation du light novel du même nom, plus communément appelé par son abréviation « Danmachi ». Après le manga, l’anime et les films d’animation, c’est au tour du jeu de rôle d’accueillir cette licence à succès. On peut même y voir un juste retour des choses tant sa construction heroic fantasy s’inspire des codes du jeu vidéo. Is It Wrong to Try to Pick Up Girl in a Dungeon? Infinite Combat parvient-il à se débarrasser de son étiquette fan service pour séduire de nouveaux publics ?
La ville d’Orario est construite au-dessus d’un immense donjon labyrinthique. Elle constitue naturellement un carrefour obligatoire pour tous les nouveaux aventuriers dont fait partie Bell Cranel. Son arrivée ne se déroule pas comme prévu : son inexpérience l’exclut au recrutement de toutes les Familia, des groupes d’aventuriers guidés par des divinités. L’une d’entre elles, Hestia, lui tend la main et écrit avec lui les chapitres de son aventure. Le chemin de Bell croisera aussi celui d’Aiz Wallenstein, dont la force et le charme ne le laissent pas indifférent.
Danmachi: infinite Combat propose d’incarner les deux personnages tour à tour dans une succession de 16 chapitres. Chacun d’entre eux comprend deux quêtes scénarisées à remplir, qui correspondent aux phases de donjon. Entre ces points d’étapes s’intercalent des séquences en ville. Il est possible de se rendre à la guilde pour obtenir des quêtes secondaires ou s’entraîner. Les Valis dûment gagnés peuvent être dépensés en achetant ou améliorant son équipement. Une visite chez Hestia permet d’améliorer ses capacités via des points de compétence, exactement comme dans l’œuvre originale.

Pour discuter avec les personnages-clés de Danmachi: Infinite Combat, on dispose d’un système rappelant le roman visuel. Les passages en ville conservent une esthétique proche de celle de la série d’animation, mettant joliment en valeur le design des personnages et les doublages. Mais une plus grande diversité d’expressions de visages et de mimiques auraient permis de rendre les échanges un peu plus vivants. En donjon, le jeu perd cette mise en scène au profit de décors sommaires en 3D. Le contraste est brutal, d’autant plus que les environnements, comme les personnages, sont génériques et grossièrement modélisés. La bande-son retranscrit quant à elle fidèlement l’ambiance de la série animée.
Le personnage peut porter des coups rapides en combo et un coup lent. Il possède une esquive directionnelle et il peut utiliser des objets de soin. La maniabilité du personnage incarné est rigide et présente une forte inertie. La magie se débloque en progressant dans les chapitres, tout comme le choix d’alliés en support. Chacun possède une compétence passive et une attaque spéciale et les choix de combinaisons permettent de personnaliser les approches.
N’étant ni un vrai roman visuel, ni un dungeon crawler abouti, Danmachi: Infinite Combat est un jeu de rôle sympathique mais qui n’excelle nulle part. Il s’appuie cependant sur un univers qui a fait ses preuves et fidèlement retranscrit dès le premier arc de l’histoire. Avec 16 chapitres et un donjon bonus disponible en fin de partie, le jeu compense sa forte répétitivité par une grande générosité. Cette gourmandise est à réserver aux fans avant tout, surtout ceux qui souhaitent se rafraîchir la mémoire avant la sortie imminente de la troisième saison de l’anime.





