Test réalisé à partir d’une version fournie par Koch Media sur PlayStation 4
Développé par atelier minima et édité par NIS America
Sorti le 28 août 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One et Switch (également disponible sur PC)
| Interface | Anglais / Chinois / Japonais |
| Audio | |
| Sous-titres | Anglais / Chinois / Japonais |

Avec Giraffe and Annika, le studio atelier minima propose une aventure poétique qui se déroule dans un monde féérique à explorer à loisir. Ce filon rencontre un large succès dans le jeu vidéo indépendant, à l’image de Journey, Rime ou A Short Hike. Le jeu tente de se démarquer via des combats basés sur le rythme. La sortie du jeu sur PlayStation 4, Xbox One et Switch permet de vérifier si cette proposition suffit à Giraffe and Annika pour sortir du lot.
Annika, une fille aux oreilles de chat, se réveille déboussolée sur la mystérieuse île de Spica. Amnésique, elle rencontre le jeune Giraffe qui semble la connaitre, et avec qui elle doit coopérer. Ensemble, ils tentent de lever le voile sur le mystère de l’île en aidant les autochtones et en récoltant des morceaux d’étoiles colorées.
Le cœur de l’aventure consiste à explorer pas-à-pas l’île de Spica en débloquant les portes, ponts cassés et autres obstacles qui cloisonnent la progression. Annika possède des capacités limitées au départ : elle peut se déplacer, récupérer des objets, parler à un personnage et interagir avec le décor. Heureusement d’autres s’ajoutent par la suite, même si la maniabilité s’avère souvent laborieuse, notamment sur les phases de plateforme et de nage.
La réalisation est sommaire avec des textures qui dissonent avec les modèles de personnage. Elle suffit toutefois à fournir une ambiance féérique au titre qui rappelle les productions Guts, plus que celles du studio Ghibli pourtant fréquemment cité.

Les phases de narration se déroulent comme des cases de bande dessinée animées. Les dialogues alternent entre émotion et humour avec une rare justesse. Cette légèreté se ressent aussi dans la musique, principalement composée de jolis motifs au piano. Le fonctionnement par nappes espacées rappelle par moment la bande son tout en simplicité de The Legend of Zelda: Breath of the Wild. La musique est d’ailleurs cœur de Giraffe and Annika. En premier lieu parce qu’elle est responsable de toute l’atmosphère sonore, mais aussi parce qu’elle est la base du système de combat du jeu.
On doit visiter cinq donjons pour avancer dans l’histoire, phases durant lesquelles les affrontements musicaux ont lieu. L’exploration du niveau consiste simplement à éviter les ennemis et suivre le chemin indiqué. Au cœur du donjon, un boss met à l’épreuve le sens rythmique du joueur : Annika se dote d’un bâton magique et doit se déplacer selon un seul axe pour frapper les balles dans un timing précis, tout en évitant les attaques. Le viseur doit coïncider avec les coups ponctuels ou longs, contrés d’une pression simple ou prolongée d’un bouton. La difficulté peut être ajustée au début des affrontements, qui finissent par se ressembler à cause du manque de diversité des attaques.
Giraffe and Annika n’est pas un titre qui brille au premier abord, à cause de ses limitations techniques et de ses phases de jeu pas toujours parfaitement calibrées. En particulier, ses phases de combat rythmique et d’exploration ne respectent pas toutes leurs promesses. L’ensemble finit pourtant par bien fonctionner, avec une île attachante qui laisse découvrir ses mystères durant 5 à 6 heures. Ce n’est donc pas sur ses originalités que Giraffe and Annika marque des points, mais le voyage reste pour autant agréable et reposant.





