Test de Dice Legacy. On a aussi joué au DLC Corrupted Fates

Test de Dice Legacy réalisé le 8 septembre 2021 sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur. Mise à jour de l’article avec le test de Dice Legacy: Corrupted Fates le 26 avril 2022.

Test de Dice Legacy: Corrupted Fates

26 avril 2022

Revenir sur un jeu de gestion quelques mois après n’est généralement pas chose aisée. Il faut reprendre ses marques et c’est d’autant plus vrai pour Dice Legacy dont les mécaniques s’avèrent atypiques. En plus, le DLC Corrupted Fates apporte un degré de difficulté supérieur à une proposition initiale déjà ardue. Mais les réflexes reviennent vite et on ne cache pas notre plaisir à découvrir cette première extension.

 Quelles sont les nouveautés de Dice Legacy: Corrupted Fates ?

Dice Legacy: Corrupted Fates ajoute un mode de jeu, une faction, un dirigeant, de nouvelles mécaniques, douze lois et sept souvenirs. Le jeu de base était pourtant déjà très complet, avec son aspect roguelike qui incite le joueur à tester de nombreuses combinaisons. Parmi ces nouveautés, certaines sont évidemment plus importantes que d’autres.

La nouvelle faction tout d’abord, les cultistes, apporte un côté « malsain » à notre peuplade qui n’en manquait déjà pas. On a en effet la possibilité de sacrifier un dé pour augmenter le bonheur des autres classes ou obtenir des ressources. Les campements adjacents peuvent aussi tomber sous le joug du dé violet pour le même résultat. Loin d’être anecdotique, cette nouvelle mécanique permet de se tirer de situations périlleuses. Apparaissent en contrepartie des dilemmes et des malus permanents qui peuvent, à terme, gâcher une partie. De nouvelles lois et des souvenirs sont également associés à cette nouvelle faction.

Qu’est-ce que la Ruine, nouveau mode de jeu du DLC ?

 Le plat de résistance de ce DLC provient du nouveau mode de jeu : la Ruine. Dans Dice Legacy, on joue ce que l’on considère être « les gentils ». Mais la Ruine propose d’incarner le peuple qui se trouve de l’autre côté de l’anneau. Son seul but est de s’enfuir de cette terre avant d’être envahi.

Pour ce faire et à la manière de Before We Leave, le joueur dispose de quatre-cents jours pour construire un navire avec les différentes ressources. Le leader que l’on incarne doit néanmoins faire face à la suspicion de son gouvernement qui cherche à le renverser. Il faut donc sacrifier des dés ou faire des offrandes. On peut aussi envoyer un nombre exponentiel de nos concitoyens en mission suicide, à l’origine d’ailleurs d’un twist intéressant au scénario du jeu de base.

Dans le cas très probable où la jauge de méfiance du conseil atteint les 100%, la partie se termine. On peut donc voir ce mode comme une version encore plus difficile des scénarios déjà présents, apportant une nouvelle possibilité de game over. Le nouveau contenu est cependant à conseiller aux vétérans et ne constitue pas une porte d’entrée vers Dice Legacy. Le jeu comporte de toute façon de nombreuses options d’accessibilité pour que les néophytes mettent le pied à l’étrier.

Test de Dice Legacy

8 septembre 2021

Lorsque l’on pense « city-builder », on imagine généralement des stratégies sur plusieurs dizaines de tours avec une évolution linéaire et planifiée à l’avance. La proposition de DESTINYbit est bien différente. Dice Legacy est défini par le studio comme un « roguelike de construction de ville et de survie », auquel il faut ajouter une consommation de ressources par l’intermédiaire de jets de dés. L’implémentation de cette part d’aléatoire ne casse-t-elle pas la dynamique propre au genre ?

Pourquoi le monde de Dice Legacy est-il unique ?

Un navire débarque sur un archipel inconnu qu’il faut explorer et dompter. Point notable : dans Dice Legacy, la terre n’est pas plate comme le voudrait la science mais circulaire, en forme d’anneau à l’intérieur duquel on installe notre colonie. L’idée est excellente puisque la molette de la souris permet d’avancer et de reculer très facilement. La largeur de l’ile correspond parfaitement à celle d’un écran.

On se passe donc de mini-carte, d’emplacements spécialisés et de lopins de terre abandonnés. Chaque case du damier est optimisée pour créer un village dense. L’exploration ne se fait pas en largeur, mais toujours vers l’avant, dévoilant ainsi le brouillard de guerre grâce à des postes avancés. L’aspect roguelike de Dice Legacy se manifeste par une génération aléatoire de la carte à chaque partie, qu’il s’agisse des lieux d’extraction de ressources, d’évènements périodiques ou de l’apparition d’ennemis. Cela pose parfois quelques soucis en début de partie lorsque le jeu oublie à intégrer une ressource indispensable, qui peut énormément retarder l’expansion.

Comment le lancer de dés s’intègre-t-il au city-builder ?

On commence Dice Legacy avec quelques paysans, matérialisés par des dés de couleur orange. Chaque face du dé correspond à une action. Le marteau représente la construction, les haches la récolte de ressources, les roues dentées le travail manuel et l’épée le combat. Afin de construire un premier bâtiment, il faut donc obtenir une face marteau. Si tel est le cas, on le déplace simplement sur la case du damier où l’on souhaite voir apparaitre la construction.

Dice Legacy se déroulant en temps réel, le dé nous est rendu au bout de quelques secondes, ayant épuisé son action. Il faut alors le lancer pour découvrir une nouvelle face, ce qui a également pour effet de lui soustraire un point d’endurance. La manipulation d’un seul dé serait évidemment un jeu d’enfant. C’est pourquoi on en possède jusqu’à douze qu’il faut sans cesse gérer, relancer, mettre de côté, recharger ou faire changer de classe. Car si le dé orange gère les actions paysannes, il faut aussi créer un dé rouge pour les marchands, bleu pour les militaires, vert pour les citoyens etc. Chaque couleur possède des actions spécifiques ainsi qu’une certaine puissance. Cela procure au gameplay une profondeur insoupçonnée et le joueur est constamment sur le fil du rasoir.

Qu’apporte la part d’aléatoire au genre ?

La gestion des dés, loin de n’être qu’un gimmick, est au centre des parties. Il faut sans cesse jouer avec l’aléatoire, tenter d’en maîtriser les taux de réussite et prévoir les prochaines actions. L’intégration du roguelike et du lancer de dés apportent un vent de fraicheur inouï et une tension permanente à Dice Legacy, rapprochant davantage le titre de DESTINYbit d’un Frostpunk que d’un Anno, malgré la forme de sa carte.

Dice Legacy

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