Test de « Dead or School » sur PlayStation 4. Derrière une esthétique générique se cache un Metroidvania étonnamment pêchu

Test de Dead or School réalisé sur PlayStation 4 à partir d’une version fournie par l’éditeur.

Comme on ne juge pas un livre à sa couverture, on essaye autant que possible de ne pas juger un jeu à ses graphismes. Ceux de Dead or School, le Metroidvania du Studio Nanafushi, sont particulièrement… « différents ». Et pourtant, sans prendre la peine de gratter à la surface, on risque de passer à côté d’un titre étonnamment plaisant à jouer.

Plus loin | Lire aussi le test de Taikenban

Test de Dead or School sur PlayStation 4

Dead or School se déroule dans une version de Tokyo post-apocalyptique. Les habitants sont confinés sous terre en raison d’une invasion de zombies. Deux générations plus tard, la jeune Hisako rêve de parcourir la surface et de découvrir l’école, dont lui a tant parlé sa grand-mère. Un brin téméraire, elle se rue vers les stations de métro pour que l’humanité retrouve sa liberté.

Différents quartiers sont connectés par le métro

Dans Dead or School, le joueur est effectivement amené à visiter plusieurs stations de métro de Tokyo (Shinjuku, Harajuku, Akihabara…) qui représentent chacune une zone de jeu, avec ses quêtes et son boss de fin de niveau. Le titre est construit comme un Metroidvania classique, dont les points de sauvegarde servent aussi de téléporteurs pour voyager entre les zones que l’on débloque au fur et à mesure.

Le train voyageant entre les différentes stations sert en l’occurrence de hub central. On y retrouve tous les personnages rencontrés dans les allées du métro ainsi que les différents souvenirs récupérés. En effet, la mini-carte permet de trouver de nouveaux compagnons et des objets d’avant-guerre. Quand on les découvre, ils augmentent les statistiques de Hisako. D’autres ne peuvent être obtenus que par l’intermédiaire de quêtes secondaires.

Un gameplay dynamique s’appuyant sur trois types d’armes

Pour combattre, le joueur doit alterner entre trois types d’armes : une arme blanche, un fusil et un bazooka. Pour ces deux dernières, il faut viser à l’aide d’un pointeur que l’on contrôle au stick droit. En raison du temps de rechargement des armes et des munitions limitées, y compris pour les lames, le joueur doit apprendre à gérer chaque option.

Les combats sont très pêchus, notamment grâce à l’esquive et aux attaques spéciales, et certains monstres optionnels ainsi que les boss demandent un minium de doigté. Le joueur obtient de l’expérience et il est possible de développer des compétences spécifiques à chaque arme. Au cours des combats, on obtient aussi un butin conséquent, permettant de choisir, personnaliser et améliorer ses armes pour un arsenal sur mesure.

Visuellement monotone

L’histoire de série B est, bien que prédictible, plutôt sympathique à suivre. Dead or School est entrecoupé de fan service (les vêtements déchirés améliorant les statistiques sont un classique) qui permet d’apprécier quelques illustrations. Elles brisent la monotonie visuelle des environnements.

Car les décors sont toujours sombres mais aussi techniquement très douteux. On en a vu, des jeux visuellement faibles, mais rarement dans cette mesure. Textures pauvres, crénelage omniprésent, effets spéciaux mal intégrés, modélisations sommaires… Il faut en plus composer avec une lisibilité parfois obstruée par une interface envahissante ou rendue difficile par l’éloignement de la caméra. On conçoit parfaitement que l’aspect visuel puisse rebuter, ce qui n’empêche pas Dead or School d’être un titre extrêmement addictif pour quiconque passera outre ses défauts graphiques.

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