Test réalisé à partir d’une version fournie par Sony sur une PlayStation 4 de première génération
Développé par Pixelopus et édité par Sony Interactive Entertainment
Sorti le 9 octobre 2020 et disponible sur PlayStation 4
Réaliser des œuvres pour sauver sa ville des ténèbres : telle est la promesse du nouveau jeu de Pixelopus. Concrete Genie permet-il de manier le pinceau et de laisser libre court à sa créativité ? Pas exactement, non. On n’y dessine pas librement au gré de son inspiration : il s’agit plutôt d’un jeu d’aventure avec les arts plastiques comme thématique, ce qui ne l’empêche pas d’être une aventure touchante et très plaisante.
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Dans Concrete Genie, on incarne Ash, un jeune artiste victime de harcèlement par un groupe d’ados de son âge. Alors qu’il griffonne son carnet de dessins, ses intimidateurs le lui arrachent des mains avant d’en déchirer les pages. Le joueur doit alors les retrouver tandis qu’il tombe sur un pinceau magique, capable de redonner des couleurs à Denska, la ville portuaire polluée et abandonnée où se déroule l’aventure, un peu à la manière d’Ōkami.
Avec son pinceau, Ash doit rallumer des ampoules de zone en zone en peignant autour. Grâce aux fonctions gyroscopiques de la DualShock 4, on peut pointer précisément où on veut et « dessiner » sur les murs. Dans les faits, on choisit parmi différents motifs que l’on ramasse au cours du jeu (arbres, étoiles, papillons, totems) que l’on tamponne, en quelque sorte, à la manière de Jet Set Radio.

Le pinceau permet également de donner vies à des génies élémentaires (feu, électricité, vent) qui ne se déplacent que sur les murs. On les dessine avec les attributs de notre choix parmi une petite sélection. Ponctuellement, un génie peut réclamer un motif : en lui dessinant une herbe, un feu de camp ou ce qu’il désire, il peut réaliser une action qui permet de progresser comme déplacer une caisse. Les génies fournissent également de la super peinture avec laquelle Ash peut « nettoyer » les murs les plus pollués, permettant aux génies de progresser.
Les jeunes gens au cœur noir qui s’en prennent à Ash l’empêchent cependant de progresser, obligeant à se cacher ou à progresser en dehors de leur champ de vision, sur les toits par exemple. Le joueur peut également tenter de récupérer toutes les pages de son carnet, ce qui représente un beau défi, pour découvrir tous les motifs. Certaines sont si virevoltantes qu’elles sont difficiles à obtenir.

L’histoire est plutôt intéressante à suivre car on souhaite savoir ce qui se cache derrière les ténèbres de Denska et les agissements de ses jeunes habitants. Visuellement, le titre a beaucoup de caractère et il se dégage une ambiance très particulière de la ville. Mais ce sont surtout les motifs de peinture qui impressionnent. Très lumineux, ils se rapprochent d’ailleurs davantage du néon que de la gouache, alors que les personnages et les décors semblent avoir été dessinés à la main. Mélangés, les motifs ont un charme fou et les compositions sont très satisfaisantes.
De Concrete Genie se dégage une forme de poésie que l’on retrouve dans beaucoup de jeux PlayStation, de Little Big Planet à Dreams, par exemple. À la différence près qu’ici, et bien que le jeu soit une invitation à l’expression, on ne crée malheureusement pas.

Que contient le mode PlayStation VR de Concrete Genie ?
Concrete Genie propose un mode PlayStation VR en bonus de la campagne principale. Celui-ci est facultatif et il n’est pas obligatoire de le terminer pour obtenir le Platine, les trophées se trouvant dans une liste séparée. À l’aide des PlayStation Move, le joueur doit reproduire depuis son carnet des dessins dans un décor en extérieur.




