lundi 6 juillet 2020
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Test de Bullet Girls Phantasia : la fleur au fusil

Test réalisé à partir d’une version fournie par D3 Publisher sur PC (Core i5-3470, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1060 6 Go)

Développé par Shade et édité par D3 Publisher
Sorti le 17 janvier 2020 et disponible sur PC (ainsi que PS Vita et PlayStation 4 au Japon)

Quel étonnant mélange que ce Bullet Girls Phantasia ! Dans ce TPS aguicheur, des lycéennes combattent orcs, gluants et dragons à l’aide de fusils à pompe, de bazookas et de grenades. Ce sont surtout ses scènes de fan service qui lui permettent de se démarquer des autres jeux du genre et de se voir réservé à un public averti.

Le joueur peut incarner au choix l’une des huit membres du club d’armes à feu d’un lycée japonais. Bien malgré elles, ces jeunes femmes sont téléportées dans un monde peuplé de créatures fantastiques. En cherchant une issue vers leur monde d’origine, nos lycéennes sont confrontées à un puissant Dragon Noir qui menace la paix fragile de cet univers parallèle.

Bullet Girls Phantasia est un TPS classique, dans la veine d’Earth Defense Force chez le même éditeur, avec des personnages aux arsenaux variés. Le choix des équipements revient au joueur et chacun peut y trouver l’arme qu’il préfère : fusil à pompe, fusil d’assaut, arme de poing, lance-grenades… Certaines peuvent même opter pour des armes blanches.

Découpé en missions courtes, le jeu étant à l’origine conçu pour la PS Vita, le titre nous fait affronter des hordes d’ennemis à l’IA très limitée que l’on doit vaincre à l’aide d’une équipière. En plus de ses trois armes qu’il peut changer à la volée, le joueur possède une jauge spéciale permettant une puissante attaque pour nettoyer l’écran.

Cette dernière est d’autant plus efficace quand votre combattante est en petite tenue : les dégâts ennemis déchirent les vêtements de votre personnage qui peut se retrouver complètement nue, si ce n’est le nuage de poussière qui recouvre ses organes génitaux. À la guerre comme à la guerre, après tout. Le joueur peut à sa guise « déshabiller » son avatar à tout moment pour lancer une ultime offensive, par exemple.

Entre chaque bataille, nos lycéennes gagnent des points d’expérience et peuvent débloquer de très nombreuses compétences. Parmi les butins que l’on ramasse, on trouve également des petites culottes et des soutien-gorge à collectionner dont nos guerrières peuvent évidemment profiter.

Le côté farming est d’ailleurs très développé parce que les missions proposent chacune différents niveaux de difficulté ainsi qu’un classement, permettant d’obtenir de meilleurs scores à chaque tentative. Au cours de la progression de l’histoire, entièrement doublée en japonais et sous-titrée en anglais, on débloque également des missions facultatives et plutôt difficiles pour certaines.

Des séquences dites de « forage intensif » ponctuent les scènes de guerre et peuvent légitimement laisser perplexe. À la rencontre d’un nouveau personnage, nos protagonistes attachent leur prisonnière de guerre et lui font passer un interrogatoire musclé. À l’aide d’objets spéciaux, il convient de toucher différentes zones, parmi 29 au total, du corps de votre adversaire jusqu’à obtenir une information ou son consentement.

Certains y verront une différence de culture typiquement japonaise mais il faut admettre que cet aspect de Bullet Girls Phantasia sera peut-être considéré comme de trop par certains joueurs. Ses phases de TPS procurent suffisamment de plaisir et la progression (expérience, équipement et compétences) est suffisamment gratifiante pour se passer de ces moments plus gênants qu’autre chose. Et où il y a de la gêne…

Joueur Citoyenhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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