Test d’« Evil Inside » sur PC. N’est-il qu’un clone de « P.T. » ?

Test d’Evil Inside réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.

  • Survie | Horreur
  • Développé et édité par JanduSoft
  • PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X | Switch | PC – 25 mars 2021
  • Sous-titré en français – PEGI 16
  • Toute l’actualité du jeu

Evil Inside est un jeu d’horreur à la première personne où l’on traverse le même couloir, encore et encore. JanduSoft ne cache donc pas son inspiration de P.T., teaser jouable de Silent Hills qui ne verrait jamais le jour. La démo orchestrée par Hideo Kojima a eu un impact tel que de nombreux créateurs lui ont rendu hommage depuis. On retrouve ses couloirs dans Dreams ou parmi les mods de Half-Life: Alyx, par exemple. Mais e studio espagnol a imaginé un jeu tout entier autour du concept. On se demande alors si l’idée peut tenir sur la durée d’un jeu complet.

Test d’Evil Inside sur PC

Le joueur incarne Mark dont le père est arrêté pour le meurtre de sa mère. Mark décide de prendre contact avec cette dernière par le biais d’une planche spirituelle. Celle-ci se brise et Mark se réveille dans la demeure familiale, désormais sujette à des événements paranormaux. Le joueur doit alors réunir les morceaux de la planche pour comprendre les tenants et aboutissants de ces étranges phénomènes.

Pourquoi Evil Inside est-il similaire à P.T. ?

La ressemblance à P.T. saute aux yeux. On arpente un couloir similaire et étroit et il n’est possible d’en sortir que sous certaines conditions. Evil Inside est enfermé dans une boucle temporelle et le joueur est obligé de traverser les lieux à de multiples reprises, avec à chaque fois un nouvel événement à découvrir. Chaque passage est donc unique.

Une porte bloquée peut d’abord donner une vision horrifique du monde extérieur, le couloir peut ensuite être couvert de sang, ou des globes oculaires peuvent observer le moindre de nos faits et gestes. Les situations sont nombreuses et dans sa gestion de l’horreur psychologique, JanduSoft convainc malgré quelques jump scares téléphonés. L’ambiance est toutefois prenante et on recommande de s’y plonger avec un casque audio.

A-t-on l’impression de jouer à un jeu complet ?

Le gameplay est toutefois très pauvre et les interactions avec le décor sont quasiment inexistantes. Seuls les éléments déclencheurs de script sont interactifs. Evil Inside est en plus étonnamment lent et sa durée de vie se révèle très courte. Il faut un peu moins d’une heure pour faire le tour du propriétaire. Il n’est pas possible de mourir dans la mesure où il n’y a pas de combat, et donc pas de véritable défi non plus. Il aurait par exemple été intéressant de devoir gérer la peur de Mark, qui pourrait le conduire à la panique et provoquer une fin de partie.

Ce que l’on reproche surtout à Evil Inside est de laisser le joueur sans réponse puisque la fin n’apporte pas de conclusion à l’intrigue. C’est d’autant plus dommage qu’Evil Inside ne propose qu’une seule et unique fin. Il n’y a donc pas d’intérêt à y rejouer si ce n’est pour se replonger dans son ambiance. On a le sentiment qu’une partie du récit manque au jeu, qui peut être comblé, pourquoi pas, par un deuxième opus.

Le concept peut-il s’appliquer au-delà d’un teaser ?

Le concept de la boucle, tel qu’il est présenté avec P.T., a du mal à tenir sur la durée d’Evil Inside malgré des passages extrêmement angoissants, surtout dans le dernier tiers du jeu. Un titre comme Neverending Nightmares souffrait aussi d’une redondance manifeste, malgré davantage de gameplay. Comment faire germer l’idée pour la transformer en une expérience plus complète ? Un jeu comme Twelve Minutes apportera peut-être des éléments de réponses.

Captures d’écran © JanduSoft

Merci d’avoir lu notre test d’Evil Inside sur PC.

L’histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd’hui

L'histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd'hui

Souhaitez-vous soutenir Actua ? Alors découvrez notre ouvrage consacré au chef-d’œuvre de Yū Suzuki : L’histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd’hui. Retour sur la Terre des Dragons pour redécouvrir cette légende de SEGA, qui a défini le genre du rail shooter. Bonne lecture et merci pour votre soutien !

Acheter le livre | L’histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd’hui (13,70 €)

Laisser un commentaire

S'il vous plaît, entrez votre commentaire !
S'il vous plaît entrez votre nom ici

À lire aussi