Test d’A Good Snowman is Hard to Build réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Réflexion | Casse-tête
- Développé par Draknek & Friends
- Sorti le 25 mai 2015
- Switch | PC | Android | iOS
- Entièrement localisé en français
- PEGI 3
- Toute l’actualité du jeu
Après le succès d’A Monster’s Expedition, autant salué par la critique que les joueurs et aussi disponible sur Switch depuis le 5 août 2021, Draknek & Friends a décidé de ressortir ses précédentes créations sur l’eShop de Nintendo. Voilà un bon moyen de découvrir la rétrospective d’Alan Hazelden. En 2015, le studio avait notamment réalisé A Good Snowman is Hard to Build, dont on a même l’impression qu’il a servi de brouillon pour A Monster’s Expedition.
Test d’A Good Snowman is Hard to Build
Des mécaniques intelligentes
Dans A Good Snowman is Hard to Build, on incarne le monstre noir caractéristique du studio. Sans son sac à dos jaune, il se donne pour mission de reconstituer les bonhommes de neige d’un jardin labyrinthique. Et tout dans ce jeu de réflexion invite à la relaxation. On pense aux animations de l’avatar, qui chute maladroitement et qui fait des câlins pleins de tendresse à ses nouveaux compagnons fraichement assemblés, ou aux bruitages plus mignons les uns que les autres qui accompagnent chacune de nos actions. L’ambiance est mise en place par une musique atmosphérique et une direction artistique simple mais distinctive. Elle se compose de couleurs pastel qui tranchent avec la froideur de la neige et la noirceur du personnage.
On assemble assez vite le premier bonhomme de neige. Trois boules de petite, moyenne et grande taille sont abandonnées dans le premier jardinet. On comprend immédiatement qu’il faut déposer la moyenne sur la plus grosse, puis finaliser le bonhomme avec la plus petite. Pour cela, on ne peut que faire rouler les boules à condition qu’il n’y ait pas d’obstacle devant. Première subtilité : le joueur peut défaire une construction intermédiaire, comme une petite boule sur un boule moyenne, permettant ainsi d’interchanger la place les différents éléments.
Une quarantaine de puzzles
Une deuxième mécanique s’ajoute à A Good Snowman is Hard to Build. En poussant une boule sur un sol enneigé, elle grossit irrémédiablement, faisant par la même disparaitre le manteau neigeux de l’herbe. Une petite boule devient donc moyenne, une moyenne devient grosse ; cette dernière peut alors servir de déneigeuse sur le reste du terrain. Un bonhomme de neige n’étant constitué que d’une boule de chaque taille, il faut bien réfléchir à chaque action pour réussir un niveau, qui peut contenir des obstacles ou avoir différentes entrées, pour contourner ainsi une difficulté. À l’exception d’un segment post-générique qui modifie légèrement la formule, l’ensemble d’A Good Snowman is Hard to Build se résume ainsi. Le titre ne dure que trois heures environ pour une quarantaine de puzzles.
Bien que la difficulté soit plutôt bien calibrée, on a tout de même une impression de stagnation dans la courbe de progression dans la mesure où les deux mécaniques de jeu sont présentes dès les premiers niveaux. Mise à part une petite poignée de puzzles plus ardus vers la fin de l’aventure, dont certains ne sont réalisables qu’après avoir finalisé un niveau adjacent, il n’est pas nécessaire d’être un expert dans le genre pour venir à bout du titre.
À la découverte de Darknek & Friends
S’il n’est pas aussi ambitieux qu’A Monster’s Expedition, le désormais magnum opus de Draknek & Friends, A Good Snowman is Hard to Build n’en est pas moins intéressant pour découvrir les premiers essais du studio. Il permet de prolonger le plaisir de la réflexion sur quarante casse-têtes supplémentaires.





