Détails d’A Monster’s Expedition
| Versions | Sortie | Développeur | Éditeur |
|---|---|---|---|
| PC | 🌐 10/09/2020 | Draknek & Friends | Draknek & Friends |
| Switch | 🌐 05/08/2021 | Draknek & Friends | Draknek & Friends |
Test d’A Monster’s Expedition sur Switch
Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch
| Langues | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Japonais / Coréen / Néerlandais / Portugais / Russe / Chinois |
Avec A Monster’s Expedition, Alan Hazelden n’en est pas à son coup d’essai en matière de jeux de réflexion : celui qui se cache derrière le pseudonyme de Draknek est le créateur de Sokobond, Cosmic Express ou encore A good snowman (is hard to build). Suite spirituelle de ce dernier, A Monster’s Expedition propose d’intégrer les mécaniques du puzzle game, habituellement fractionné en niveaux, dans un impressionnant monde ouvert. Comment un jeu basé sur la logique peut-il laisser le joueur libre de choisir sa voie ?
A Monster’s Expedition met le joueur aux commandes d’un monstre qui se fraie un chemin à travers ce qui ressemble à un musée dédié aux humains. Celui-ci se compose d’un nombre conséquent de petites îles représentant chacune un puzzle ; le joueur doit faire tomber et pousser des troncs d’arbres pour se créer des chemins menant aux îles suivantes. En fonction de l’orientation du tronc, le monstre le fait rouler en ligne droite ou le relève pour le déplacer d’une « case » à la fois. Un tronc qui roule doit être bloqué par un rocher ou une souche sous peine de finir son trajet dans l’eau. Créer les ponts entre les îles n’est donc pas une mince affaire, et le joueur se retrouve parfois dans des situations où il doit revoir son jugement et inventer de nouvelles approches pour poursuivre son expédition. Heureusement, plusieurs voies s’ouvrent rapidement au monstre dont le voyage s’avère moins linéaire que dans un puzzle game classique.
La grande force d’A Monster’s Expedition est de proposer un très grand monde ouvert constitué de plusieurs archipels thématiques : des lieux enneigés, des déserts, ou encore un moulin ou de gigantesques montagnes russes. Les éléments du décor accrochent l’œil et se renouvellent suffisamment pour éviter l’ennui. Les « œuvres d’art » exposées dans le musée sont des objets du quotidien vus à travers le raisonnement de monstres : les descriptions qui les accompagnent sont drôles et tournent en dérision des habitudes humaines absurdes. Si les premières îles se traversent en créant des ponts, le joueur prend conscience de l’immensité de la zone de jeu en utilisant les troncs comme des radeaux. Le musée est rempli de raccourcis et de chemins alternatifs menant à toujours plus de nouvelles zones. Cette sensation de liberté participe au plaisir de l’exploration et transforme le jeu de puzzle en promenade insouciante et bienveillante.
A Monster’s Expedition se termine en quelques heures mais laisse le joueur se fixer ses propres limites dans l’exploration des îles. La difficulté est assez variable, mais il y a toujours un chemin plus simple pour poursuivre l’aventure. À l’aide de téléporteurs sous forme de boîtes aux lettres, le monstre peut revenir sur ses pas afin de prendre d’autres directions et de découvrir de nouveaux archipels. Grâce à cette approche, le joueur peut se laisser perdre dans un labyrinthe de puzzles tout en ayant l’opportunité de les résoudre de manière plus méthodique.
En lui donnant ainsi le choix de la direction à prendre, A Monster’s Expedition permet au joueur d’apprécier la promenade à son rythme, faisant presqu’oublier l’aspect réflexion pour un bout d’évasion soutenu par une musique relaxante et des graphismes colorés.





