Test de Blue Reflection: Second Light : en quoi l’expérience est-elle si relaxante ?

Blue Reflection: Second Light rappelle que Gust est parfaitement capable de réaliser d’autres JRPG qu’Atelier. En attendant Atelier Sophie 2: The Alchemist of the Mysterious Dream et après Atelier Ryza 2 : Les Légendes Oubliées & Le Secret de la Fée, le studio sort de sa zone de confort avec une suite à Blue Reflection. Pour les joueurs, l’expérience ressemble cependant à une véritable séance de relaxation.

Plus loin | Test de Blue Reflection: Second Light par Firelith sur For What It’s Worth

VersionsSortieDéveloppeurÉditeurDistributeurPrix
PlayStation 409/11/2021GustKoei TecmoKoch Media59,99 €
Switch09/11/2021GustKoei TecmoKoch Media59,99 €
PC09/11/2021GustKoei TecmoKoch Media59,99 €

Sommaire

Qu’est-ce que Blue Reflection ?

Le premier épisode de Blue Reflection est initialement sorti en 2017 sur PlayStation 4, PlayStation Vita et PC. Il s’agit d’un JRPG qui met en scène des magical girls, nommées Reflectors intra-jeu, dans un lycée pour filles du Japon. L’histoire était alors celle de Hinako Shirai, jeune danseuse ayant perdu ses capacités après une grave blessure.

Certains connaissent peut-être l’univers grâce à l’anime Blue Reflection Ray diffusé en 2021 et disponible sur Wakanim. Il ne s’agit pas d’une simple adaptation mais d’un scénario original. L’expérience de Blue Reflection: Second Light est également très différente, tant au niveau de son histoire que de sa structure. Par ailleurs, preuve des ambitions de Gust pour sa série de JRPG, un jeu mobile sera prochainement disponible : Blue Reflection Sun.

Peut-on commencer la série par ce deuxième épisode ?

Il est possible de jouer à Blue Reflection: Second Light sans avoir terminé Blue Reflection, ou regardé Blue Reflection Ray. Bien sûr, les fans aguerris sont récompensés par le retour de personnages issus du premier épisode. D’autres personnages que l’on rencontre font le lien avec le futur jeu mobile. Mais absolument rien n’empêche de commencer par ce nouveau volet qui possède son propre arc narratif.

On y incarne Ao Hoshizaki qui se retrouve soudainement coincée dans un lycée au milieu d’une île. Elle y fait la rencontre de nombreuses autres Reflectors. Ensemble, elles cherchent à retourner dans leur monde d’origine, ainsi qu’à retrouver les fragments de leur passé. Effectivement, les lycéennes ont perdu la mémoire et ne se souviennent que de leur nom. Il faut donc récupérer leurs souvenirs qui donnent au titre une ambiance extrêmement relaxante.

Peut-on se promener librement dans le lycée ?

Comme beaucoup de JRPG récents, Blue Reflection: Second Light propose un hub central, en l’occurrence le lycée pour filles. On peut y vaquer à nos occupations, tandis que ce lieu fait le lien avec les donjons à parcourir. On peut en explorer les locaux et y faire des rencontres avec les autres personnages du jeu. Ces rendez-vous sont nécessaires puisqu’ils permettent non seulement d’obtenir plus d’information sur l’équipe, mais aussi de débloquer des points de compétences et de nouveaux équipements.

Équipements qui sont par ailleurs assez simplistes à gérer : ils peuvent augmenter la défense, l’attaque ou octroyer des bonus et c’est tout. On n’a donc pas besoin d’accumuler de l’argent pour maintenir son équipe à niveau. Le reste de l’exploration se déroule dans les donjons qui sont globalement linéaires et assez faciles. Ceux-ci sont basés sur les souvenirs des Reflectors et on y revient régulièrement pour récupérer des matériaux pour l’artisanat, ou pour résoudre certaines quêtes secondaires.

Quelle place occupe l’artisanat ?

Notamment célèbre pour ses systèmes d’artisanat au sein des jeux Atelier, Gust rempile avec la capacité des Reflectors à fabriquer des objets. Dans Blue Reflection: Second Light, le système n’est toutefois pas aussi complexe que dans d’autres jeux du studio. Traverser un donjon permet généralement d’obtenir le matériel nécessaire, puis l’on doit sélectionner quatre personnages de l’équipe pour fabriquer l’objet. Chacune possède en réalité des bonus spécifiques qui améliorent son efficacité. À ce propos, l’artisanat est le seul moyen d’obtenir des objets de soin.

On est aussi amené à construire des lieux comme un café ou un distributeur de boissons etc., et les placer plus ou moins librement dans le lycée. Ces améliorations octroient des bonus en combat : augmentation du nombre de points d’expérience, buff de défense… On peut ensuite les améliorer tout au long de l’aventure. Quoi qu’il en soit, le système d’artisanat n’a rien de facultatif puisque le joueur doit construire certains objets ou bâtiments spécifiques pour faire avancer le scénario.

Comment fonctionne le système de « vitesse » des combats ?

Le système de combat est l’un des éléments les plus originaux de Blue Reflection: Second Light. Il ne comporte pas de traditionnels points de magie ou autres, mais un étonnant système de vitesse. Nos héroïnes commencent à la première. Elles peuvent alors effectuer des attaques qui permettent de passer plus ou moins rapidement à la deuxième vitesse, jusqu’à cinq. Plus la vitesse augmente, plus le nombre d’actions disponibles est élevé. Néanmoins, quand un personnage encaisse trop d’attaques sans agir entre temps, elle retombe à la première.

Ce système s’applique aussi aux adversaires et il faut le prendre en compte lors des duels contre les boss. Quand une Reflector enchaîne suffisamment d’attaque, elle affronte effectivement l’adversaire en un contre un. On n’a alors plus que quatre types d’action possibles : esquive, contre dont le timing s’avère serré, amélioration et attaque. En cas d’échec, le personnage se retrouve K.-O. mais en cas de réussite, elle déclenche une super attaque.

On note enfin que l’équipe active est toujours composée de quatre membres. Trois sont au front et la quatrième joue un rôle de soutien, en activant des buffs sous certaines conditions et un utilisant des objets. Elle peut aussi échanger sa place avec l’une des combattantes actives. De toute façon, chacune obtient l’intégralité de l’expérience, même sans avoir participé au combat. On regrette que la difficulté soit un peu faible en mode normal, d’autant que le mode difficile n’est accessible qu’après un premier run.

En quoi l’expérience de Blue Reflection: Second Light est-elle si relaxante ?

Blue Reflection: Second Light est un JRPG qui étonne. Quand on lance la première fois, rien ne laisse entendre qu’il s’agit d’un jeu aussi propice à la relaxation. Des étudiantes enfermées dans un lycée, sans aucun souvenir de leur passé, est un synopsis que l’on imagine de prime abord plutôt effrayant que reposant. Peut-être que Danganronpa: Trigger Happy Havoc dont le postulat est similaire biaise notre jugement, parce qu’il n’est en rien ici.

L’esthétique et la bande-son, composée de pianos et de violons, ne sont pas étrangères à la légèreté de l’ambiance chill out du jeu. Mais c’est surtout la camaraderie bon enfant qui s’installe entre les héroïnes que l’on apprécie particulièrement. La simplicité des systèmes, malgré une expérience très classique dans son ensemble, offre un moment de relaxation tel que l’on ne peut passer qu’un très agréable moment devant, manette en main.

Test réalisé à partir d’une version fournie par le distributeur sur PlayStation 4

Blue Reflection: Second Light

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