Test de Fatal Frame II: Crimson Butterfly réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Développé par Team Ninja | Édité par Koei Temco
- PlayStation 5 | Xbox Series X | Nintendo Switch 2 | PC – 12 mars 2026
- Sous-titré en français – PEGI 16
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Le deuxième épisode de Project Zero fait son retour à l’occasion d’une nouvelle interprétation, Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake… Koei Tecmo a, enfin, harmonisé les titres pour l’Amérique du Nord et l’Europe ! Toujours réalisé par Makoto Shibata et développé par Team Ninja, le titre est disponible depuis le 12 mars 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series X, Nintendo Switch 2 et PC, à partir de 49,99 €.
Test de Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake sur Xbox Series X
Présentation
Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake est donc un nouveau remake de Project Zero II: Crimson Butterfly, initialement sorti le 27 novembre 2003 sur PlayStation 2 puis Xbox, suivi d’un premier remake, Project Zero: Wii Edition sur Wii, le 28 juin 2012. Ce dernier opérait déjà un changement de représentation graphique, avec l’abandon des angles de caméra fixes au profit d’une caméra placée derrière la protagoniste. Cette représentation graphique, on la retrouve dans le nouveau remake, qui nous intéresse aujourd’hui.
Les développeurs ont reconstruit le jeu d’horreur de A à Z, dans la veine de Resident Evil 2 et Silent Hill 2 récemment. Et les nouveautés sont nombreuses, du chara-design modernisé aux mécaniques de gameplay inédites, en passant par tout un tas d’améliorations de qualité de vie, à l’image de la mini-carte du coin supérieur droit. On a aussi droit à deux fins supplémentaires, portant le total à huit désormais, et de nombreuses quêtes secondaires qui enrichissent grandement l’expérience. La durée de vie s’étale, aujourd’hui, entre dix et douze heures pour une partie en ligne droite, contre une vingtaine environ pour faire le tour du propriétaire.
Le scénario tourne autour de Mio, l’héroïne, et de sa sœur jumelle, Mayu, piégées au cœur du mystérieux village de Minakami. Plongé dans les ténèbres, ce dernier ne présente, à première vue, aucune issue vers le monde extérieur tandis que ses rituels occultes du passé refont surface. Pour couronner le tout, des esprits brutalisent les deux jeunes victimes et, comme le veut la tradition de Project Zero, il n’existe qu’une seule façon de s’en débarrasser : la Camera Obscura. Cet appareil photo des temps anciens permet aussi d’immortaliser des événements antérieurs, sous forme d’ectoplasmes, pour gagner des points à dépenser et mieux comprendre le lore.
Critique
Project Zero II: Crimson Butterfly, certainement l’épisode le plus populaire, était-il celui qui avait le plus besoin d’un remake ? Qu’importe, cette nouvelle interprétation fait sens tant le ravalement de façade est époustouflant, comparativement aux moutures précédentes. Les visages gagnent en expressivité et les jeux d’ombre et de lumière sont raffinés. Mais il faut accepter un frame rate verrouillé à 30 FPS sur consoles (y compris PlayStation 5 Pro), à l’heure actuelle. Pourvu que l’éditeur corrige le tir avec un patch, la version PC proposant du 60 FPS.
Dans le secteur graphique, on interroge aussi la lisibilité souvent mise à mal par l’absence d’éclairage. Ces ténèbres permanentes renforcent la tension mais, quand le grain à l’image s’en mêle, difficile de progresser correctement. Surtout lorsqu’un esprit invincible poursuit l’héroïne et qu’il faut trouver une cachette dans les environnements ! Passer en mode photo peut sauver la mise, à vrai dire, mais il reste terriblement frustrant de recommencer, encore et encore, la même séquence parce que l’on ne distingue pas les détails du décor. Et les chargements, mal optimisés, agacent entre chaque tentative.
Manette en main, les nouveautés soufflent parfois le chaud et le froid. On apprécie forcément les marqueurs d’objectif pour s’orienter, ou les filtres de caméra aux effets variés, utiles en exploration et en combat. Mais ces derniers opposent le joueur à des ennemis parfois trop robustes, de véritables sacs à points de vie. Y compris en mode histoire. Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake n’est pourtant pas spécialement difficile : les pellicules abondent et l’esquive est efficace, mais la longueur de chaque confrontation se révèle un peu pénible. Bonne nouvelle, Koei Temco a depuis déployé un patch, pour corriger le problème.
Notre avis
Le plaisir de se replonger au sein du village de Minakami est pourtant immense, et la direction artistique fait toujours son effet. Parce que le rituel décrit en trame de fond est évidemment intriguant, et les ambiances insidieuses. Reste à régler les problèmes du frame rate pour pleinement recommander ce remake. En l’état, Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake fait d’ores et déjà largement honneur au Project Zero II: Crimson Butterfly d’origine. Pourvu que les premier et troisième épisodes aient droit au même traitement.
Merci d’avoir lu notre test de Fatal Frame II: Crimson Butterfly Remake sur Xbox Series X.




