Test de Beyond Good & Evil: 20th Anniversary Edition réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Aventure
- Développé par Ubisoft Montpellier et Virtuos | Édité par Ubisoft
- PlayStation 5 | PlayStation 4 | Xbox Series X | Xbox One | Nintendo Switch | PC – 25 juin 2024
- Entièrement localisé en français – PEGI 12
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Depuis le 25 juin 2024, Jade et Pey’j sont de retour dans le cadre de Beyond Good & Evil: 20th Anniversary Edition. Cette restauration du désormais classique d’Ubisoft Montpellier, soigneusement réalisée par Virtuos, offre l’occasion d’évaluer sa popularité aujourd’hui, dans l’optique de Beyond Good & Evil 2, officiellement annoncé depuis le 28 mai 2008. Quelles que soient les conclusions qu’en tirera l’éditeur, on se réjouit de retrouver le jeu d’aventure au prix de 19,99 € sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X, Xbox One, Nintendo Switch et PC, en édition numérique uniquement.
Test de Beyond Good & Evil: 20th Anniversary sur PC
La paix d’Hillys est menacée par les DomZ, des créatures extraterrestres qui enlèvent les concitoyens de cette planète du Système 4. Quoique protégée par les sections Alpha, des mercenaires formés par le général Kehck, la population cultive progressivement de la méfiance envers le discours officiel. Pour faire éclater la vérité sur cette milice autoritaire, le réseau IRIS, une organisation de résistance, recrute Jade, une reportrice intrépide, afin de diffuser des photographies compromettantes.
Parmi les classiques d’Ubisoft
Beyond Good & Evil, qui n’a jadis pas rencontré le succès commercial escompté, figure parmi les grands classiques de l’éditeur français. Cette production d’Ubisoft Montpellier a probablement souffert de l’immense popularité de Tom Clancy’s Splinter Cell, Rayman 3: Hoodlum Havoc et Prince of Persia : Les Sables du Temps, qui le précèdent de quelques mois. Initialement sorti le 11 novembre 2003 sur PlayStation 2, Xbox, GameCube et PC, le jeu d’aventure a tout de même séduit grâce à son écriture parfaitement ficelée, notamment en ce qui concerne l’évolution des protagonistes, surprenante à de nombreux égards.
Le direction artistique demeure exceptionnelle également, comme en atteste Beyond Good & Evil: 20th Anniversary Edition, vingt ans après. Au-delà de son character design caractéristique, on apprécie toujours le soin apporté au volet audio, avec des doublages particulièrement incarnés, Emma de Caunes prêtant sa voix à l’héroïne, et une bande-son légendaire, composée par Christophe Héral. Petite surprise de ce vingtième anniversaire, l’album se trouve désormais sur les plateformes de streaming.
Avant-gardiste mais limité
Beyond Good & Evil a aussi fédéré autour de sa modernité. En dépit de son âge, les objectifs sont clairement définis et il n’est jamais nécessaire de recourir à une solution complète pour progresser, y compris pour les missions annexes. En cas d’échec, le joueur est ramené au point de contrôle le plus proche, limitant la frustration, comparativement à d’innombrables expériences rétrogaming où seules les sauvegardes d’état permettent de contourner la difficulté d’antan. Vingt ans après, Beyond Good & Evil reste donc facile d’accès avec un équilibrage dans la veine des productions Nintendo.
La variété de gameplay paraissait même avant-gardiste en 2003. L’aventure est rythmée par des phases très différentes les unes des autres : combat, exploration, courses-poursuites, infiltration, shoot ’em up, hovercraft… On pense aussi à la photographie, principale source « d’unités », la monnaie locale. En parallèle à ses enquêtes, Jade recense effectivement toutes les espèces vivantes de la planète, offrant de courts instants d’observation bucoliques. L’aventure trouve donc toujours un nouveau souffle, d’autant plus qu’elle ne dépasse pas les dix heures de durée de vie. Il faut en compter treize environ pour accomplir l’ensemble des à-côtés.
Cette variété limite cependant la profondeur de la boucle de gameplay. Hormis le véhicule grâce auquel l’héroïne traverse Hillys, les différentes mécaniques n’ont pas le temps d’évoluer. La créativité s’est vraisemblablement heurtée à la réalité économique, comme le laisse pense l’unique environnement urbain. Sa compacité n’offre pas l’immersion suggérée par ce monde semi-ouvert qui s’inspire de Star Fox Adventures, assez court lui aussi, et de The Legend of Zelda: The Wind Waker. À l’époque enfin, la réalisation technique interpellait, en raison de performances et de chargements perfectibles. La restauration du 2 mars 2011, sortie sur Xbox 360 puis sur PlayStation 3, corrige en partie ces désagréments.

Une restauration bienvenue
Depuis son annonce, les réseaux sociaux ont questionné l’intérêt de cette nouvelle édition, alors que des remasters existent déjà. La version Xbox 360 était, jusqu’à tout récemment, toujours disponible à l’achat sur Microsoft Store. Beyond Good & Evil: 20th Anniversary Edition, de toute façon commercialisé à petit prix, reste bienvenu pour donner un nouveau coup de fouet à l’aspect graphique. Les améliorations ne se résument ni à ses 60FPS, ni à sa résolution 4K, très appréciables au demeurant. Les modélisations sont également plus fines, les textures plus détaillées et les jeux d’ombre et de lumière plus réalistes.
Du côté des améliorations de qualité de vie, les nouveautés sont en revanche peu perceptibles. On accueille chaleureusement la sauvegarde automatique, mais loin d’être déterminante puisque les points de sauvegarde sont assez rapprochés. Il est à présent possible de passer les scènes cinématiques pour quiconque souhaite démarrer une nouvelle partie sans traîner. Car l’un des principaux défauts d’origine persiste hélas, à savoir l’impossibilité de reprendre sa progression à Hillys, une fois engagé dans le dernier chapitre.
Beyond Good & Evil: 20th Anniversary Edition s’accompagne enfin de bonus pour retracer l’histoire de son développement. Les croquis préparatoires et autres vidéos de présentation sont accompagnés d’anecdotes croustillantes sur la genèse du jeu. Pourvu qu’un tel historique voie le jour pour Beyond Good & Evil 2, afin de mieux comprendre les rebondissements du projet que l’on attend sagement, depuis seize ans désormais.

Notre avis | 7
Beyond Good & Evil: 20th Anniversary Edition est une aubaine pour découvrir ou retrouver le classique d’Ubisoft Montpellier, sur toutes les plateformes du moment. Les problèmes techniques de l’époque étant évacués, l’aventure brille par sa modernité, preuve du caractère avant-gardiste de cette œuvre vingtenaire. Son écriture et sa direction artistique font toujours mouche, mais restent limitées par un monde trop compact qui ne favorise pas l’immersion. Pour en savoir plus sur l’univers, les regards sont depuis trop longtemps tournés vers Beyond Good & Evil 2.
On aime
- Les améliorations graphiques
- La modernité du jeu
- Le rythme de l’aventure
- Les bonus
On n’aime pas
- Trop compact pour s’immerger
- L’impossibilité de poursuivre sa sauvegarde, une fois passé un certain point
Merci d’avoir lu notre test de Beyond Good & Evil: 20th Anniversary Edition sur PC.
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