Test d’« Anno 117: Pax Romana » sur PC. Une nouvelle référence du city-builder ?

L'épisode précédent, Anno 1800, remonte au 16 avril 2019. Il se déroulait au début du XIXème siècle, lors de la révolution industrielle.

Test d’Anno 117: Pax Romana réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.

Anno 117: Pax Romana | Une nouvelle référence du city-builder ? Test sur PC

Depuis le 13 novembre 2025, le city-builder historique fait son retour avec Anno 117: Pax Romana. Ce huitième épisode, réalisé par Ubisoft Mainz, est disponible au téléchargement sur PlayStation 5, Xbox Series X et PC, à partir de 59,99 €. Ubisoft distribue même une édition physique pour la console de Sony. Sa particularité est de se dérouler pendant l’Antiquité, le cadre historique le plus éloigné dans le passé, depuis le lancement de la série.

Test d’Anno 117: Pax Romana sur PC

Présentation | La gestion d’une cité romaine

Anno 117: Pax Romana ne bouscule pas la formule récemment établie par Anno 1800 : il s’agit toujours d’un city-builder où répondre aux besoins des citoyens est essentiel, la main-d’œuvre demeurant la ressource primordiale. Le placement des bâtiments est crucial pour augmenter la productivité, le commerce est au cœur des préoccupations diplomatiques et des arbres de compétence offrent une multitude d’améliorations possibles. Les systèmes sont interconnectés mais faciles d’accès malgré tout, grâce à des tutoriels progressifs qui se succèdent tout au long de la campagne principale.

Pour progresser au sein de cette dernière, l’utilisateur a le choix entre deux protagonistes, accompagnés chacun d’intrigues sensiblement différentes et d’un esclave pour les guider, Ben-Baalion. Dans les deux cas, la Pax Romana se révèle extrêmement fragile avec, Empire romain oblige, la guerre qui point à l’horizon. En l’occurrence, les batailles ne prennent pas uniquement la forme de batailles navales mais aussi d’affrontements entre armées sur la terre ferme, répondant à une triangulaire des armes.

Il est à noter que le scénario ne se déroule pas uniquement dans le Latium, l’Italie centrale, mais aussi en Albion, la Grande-Bretagne actuelle, aux confins de l’Empire romain. Une variété bienvenue puisque les deux biomes offrent des atmosphères, des ressources et des mécaniques légèrement différentes. Le mode « Infini », qui fait office de bac à sable, est bien évidemment de la partie pour prolonger le plaisir ad vitam aeternam, comme on dit à Rome. On peut alors finement personnaliser l’expérience en fonction de ce que l’on recherche dans les jeux Anno.

Critique | Des nouveautés convaincantes

De ce point de vue, Anno 117: Pax Romana apporte de la souplesse avec une ergonomie exemplaire, y compris pour les joueurs qui préfèrent jouer à la manette, sur un téléviseur. Pour rappel, cet épisode est aussi disponible sur PlayStation 5 et Xbox Series X. Sur PC, une simple pression fait basculer l’interface clavier/souris à l’interface manette. La gestion est également plus agréable que jamais avec des routes diagonales, par exemple, et des indicateurs d’effets quand on place un nouveau bâtiment. En revanche, des alertes visuelles façon Age of Empires manquent toujours à l’appel quand des événements malencontreux se produisent, tels un incendie ou une attaque ennemie.

De nombreux confrères ont en outre pointé du doigt le rythme en dents de scie, effectivement assez lent, d’autant plus que les recherches prennent plusieurs heures avant d’aboutir. Mais rien n’empêche les vétérans d’accélérer la cadence au besoin, tout en laissant les nouveaux joueurs contempler leurs cités au rythme d’une bande-son propice à la relaxation. Bien plus tard, au cours de la campagne, l’utilisateur est invité à gérer le Latium et Albion en parallèle, ce qui explique certainement la lenteur à laquelle se déroulent les événements du jeu.

Les autres nouveautés convainquent pleinement aussi, dont l’importance accordée à la guerre. Attention aux pénuries toutefois avant de constituer ses rangs, les armées mobilisent une main-d’œuvre pour le moins considérable ! La religion occupe une grande importance aussi, le joueur étant libre de sélectionner ses dieux tutélaires, ou le degré de romanisation qu’il souhaite apporter, ou imposer, aux peuples d’Albion. Que de choix donc pour varier les plaisirs en attendant les contenus additionnels à venir. Dommage que le tableau soit terni par l’utilisation d’IA générative dans le cadre d’illustrations, une pratique largement pointée du doigt par les internautes que l’on doit évidemment dénoncer.

Notre avis

Anno 117: Pax Romana se positionne d’ores et déjà comme une nouvelle référence du city-builder. Ce huitième épisode est très riche en possibilités, suffisamment souple pour les débutants et la cohabitation du Latium et d’Albion étoffe grandement l’expérience. Ubisoft Mainz s’est parfaitement approprié les caractéristiques de l’Empire romain pour les adapter au gameplay d’Anno. Certes, la lenteur assumée du tempo peut provoquer un soupçon de lassitude chez les joueurs expérimentés. Mais le plaisir de voir un simple comptoir au départ s’épanouir en une cité florissante est toujours aussi grand.

On aime

  • Contempler ses cités
  • L’ergonomie
  • La gestion de deux régions
  • Les possibilités

On n’aime pas

  • L’absence d’alertes visuelles en cas de pépin
  • Les illustrations générées par IA

Merci d’avoir lu notre test d’Anno 117: Pax Romana sur PC.

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